Nate Powell – Swallow me Whole
L’univers onirique de deux ados à problèmes !
« Swallow me whole » est un roman graphique qui aborde l’adolescence tourmentée d’un frère et d’une sœur.
Ruth et Perry sont très proches l’un de l’autre et trouvent chacun refuge dans un univers très personnel. Vivant leur adolescence avec beaucoup de difficulté, le garçon trouve son salut dans le dessin et se met à dessiner de façon compulsive sous les ordres d’un petit sorcier imaginaire, tandis que la fille collectionne les insectes morts, dont elle range les bocaux avec minutie. En balançant constamment le lecteur entre le réel et l’imaginaire, Nate Powell parvient à aborder les angoisses et les troubles qui accompagnent parfois cette période difficile de la vie.
Le graphisme noir et blanc de l’auteur se place d’ailleurs au diapason de cette adolescence fragile et tourmentée. Multipliant les délires visuels, le lecteur a parfois du mal à ne pas se perdre dans les méandres de ces passages oniriques qui accompagnent les troubles des deux adolescents et de la fille en particulier. Il faudra donc plusieurs pages pour s’habituer au dessin de Nate Powell, mais la scène muette finale est particulièrement réussie, même si elle abandonne le lecteur avec de multiples questions.
Si ce récit difficile d’accès a été couronné aux Eisner Awards en 2009, j’ai eu cependant beaucoup de mal à m’identifier à ces ados qui éprouvent tant de problèmes à passer à l’âge adulte.
Ils en parlent également : David, Lunch, Choco, Mango, Mo’, Mr. Zombi, Oliv’
Lisez également l’avis de David sur K.BD !
15 décembre 2011 à 8 h 18 min
Ca sent la lecture KBD ça ^^
15 décembre 2011 à 20 h 33 min
Bien vu ! Et la chronique K.BD risque d’être intéressante car les avis sont assez partagés
15 décembre 2011 à 21 h 23 min
Oui, c’est une oeuvre qui dérange et qui partage. Vais m’amuser tiens !!
16 décembre 2011 à 14 h 04 min
Lecture difficile mais tellement prenante. Difficulté pour moi aussi à entrer dans le récit mais il m’a vraiment intrigué et il dégage une vraie puissance. J’en ai un plutôt bon ressenti au final.