Brunschwig & Hirn – Le sourire du Clown


Brunschwig & Hirn - Le sourire du ClownAttention, Brunschwig, le maître du scénario (« Vauriens », « L’esprit de Warren », « Le pouvoir des innocents », « Makabi », …) vient encore de frapper et de frapper fort et surtout juste.

Si Brunschwig avait l’habitude de nous emporter aux Etats-Unis, c’est avec un timing incroyable qu’il revient en France pour nous parler de ces banlieues qui font actuellement la une des journaux télévisés avec la réinstauration du couvre-feu.

C’est bel et bien la banlieue qui joue un rôle central dans cette histoire, une banlieue qui vit, qui souffre, qui chauffe et qui va finir par exploser. Le récit se construit lentement, mais arrivé à un certain moment on sent bien que l’escalade est proche et que ça peut péter à n’importe quel instant. Ca s’embrase par moment, puis ça ce calme, mais c’est mal connaître Brunschwig et surtout les banlieues de croire que l’accalmie est définitive.

Il y a bien deux clowns qui essayent de mettre un sourire sur le visage des habitants, mais il suffit d’une balle dans la tête ou dans le dos pour effacer définitivement le sourire du clown. Le petit Djin, incapable de parler depuis que le sourire du clown a disparu, représente le malaise qui règne dans la banlieue. Il a connu trop de misère et de malheurs et depuis, la souffrance de sa vie défile sans même laisser de traces sur son visage. Tout comme la banlieue il encaisse les malheurs sans broncher, ne montrant qu’un masque afin d’exprimer son mal-être. Mais ça commence à bouillir et tout comme Djin, la cité des Hauts-Vents risque de ne jamais s’en remettre.

Il faut aussi avoué qu’elle est belle cette BD avec une couverture et du papier de grande qualité. Un dessin à l’aquarelle somptueux aux couleurs pâles et alternant lumières et ambiances sur un papier épais. Le tout empêche le dessin de venir nous éclater au visage et nous oblige au contraire à plonger dans l’univers explosif des banlieues dessiné par Hirn. Ca donne un petit côté absorbant, voir envoûtant.

Et afin d’être un brin critique vis-à-vis de ce premier tome qui s’annonce précurseur d’un véritable chef-d’œuvre il faut bien entendu déplorer que la date gravée sur la pierre tombale de Groko ne corresponde pas à la date de sa mort.

Une Réponse to “Brunschwig & Hirn – Le sourire du Clown”

  1. […] su nous étonner maintes fois sur des sujets pourtant couramment traités en BD (voir Holmes, Le sourire du clown ou La mémoire dans les poches qui sont des séries qui rallient bon nombre de lecteurs). Si on […]

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