Rick Remender – Fear Agent T4


Fear AgentAfin d’avoir une chance de sauver la Terre, Heath Hudson et les Fear Agents organisent deux missions parallèles. La première, menée par Charlotte, consiste à trouver un nouveau foyer pour les terriens. Un vaisseau pirate et la soif de vengeance de Mara vont cependant mettre un solide coup de frein à l’objectif initial. La seconde mission conduit Heath Hudson et Keith Mac Arthur sur la planète des Mangeurs, à la recherche du prédateur naturel de cette race qui a envahi la Terre. A l’instar des relations entre ce nouveau duo, l’endroit s’avère extrêmement hostile, réduisant encore un peu plus les chances de survie de l’Humanité …

Après un troisième tome au ton plus sombre, qui revenait sur le passé tragique d’Heath Hudson tout en dévoilant l’origine des Fear Agents, Rick Remender reprend la trame principale de cette aventure spatio-temporelle totalement déjantée, qu’il avait abandonnée sur un cliff-hanger en fin de deuxième volet. Ce retour aux « dossiers en cours » du célèbre mercenaire de l’espace, permet au lecteur de retrouver le côté désinvolte, voire suicidaire, de cet homme qui a tout perdu au détriment d’un cynisme à toute épreuve et d’une haleine qui empeste trop souvent l’alcool. Alignant des répliques percutantes et des citations de Samuel Langhorne Clemens, alias Mark Twain (Les aventures de Tom Sawyer et de Huckleberry Finn), qui font mouche, ce caractère provocateur et grossier a cependant tout pour plaire et insuffle une bonne dose d’humour au récit. Cet anti-héros bourré de défauts embrasse donc à nouveau son destin de sauveur de la planète en affrontant les pires dangers de l’espace au péril de sa vie.

Outre l’univers SF extrêmement riche et un scénario porté sur l’action, digne des meilleures séries B, ce quatrième volet revient également sur le passé de Mara. Par le biais de quelques flashbacks bien placés, l’auteur fait toute la lumière sur les actions de la jeune femme. En soignant également les relations entre Heath, son ex-femme et son successeur, les autres personnages-clés de la série ne sont pas en reste. Ces passages plus psychologiques alimentent d’ailleurs admirablement le côté dramatique de ce space-opera riche en rebondissements. Des labyrinthes souterrains habités par des barbares Kipferi, à une planète peuplée de zombies dévoreurs d’âmes, en passant par des redoutables pirates de l’espace, le scénariste ne recule devant aucun sacrifice pour rendre le quotidien de son baroudeur de l’espace aussi surprenant que captivant.

Au niveau du graphisme, l’alternance entre les deux dessinateurs se poursuit. Comme pour le deuxième tome, Tony Moore (Walking Dead, Les Exterminateurs) repasse donc le témoin à Jerome Opeña et se contente de dessiner les couvertures. Malgré un trait plus fin et légèrement moins caricatural, la transition graphique entre les deux styles est à nouveau impeccable. Notons également la participation de Kieron Dwyer aux dessins des deux derniers épisodes de cet album. Les cadrages cinématographiques et le coup de crayon efficace des dessinateurs dynamisent – si c’était toutefois nécessaire – cette saga, tandis que la présence de nombreuses créatures belliqueuses renforce l’aspect drolatique de ce récit qui n’hésite jamais à jouer la carte de l’autodérision.

Mêlant intrigue galactique, conflits personnels, humour, tension, émotion et aventure, cette véritable bouffée d’air frais au pays des super-héros costumés ravira indéniablement les amateurs de science-fiction.

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