Kurt Busiek – Superman, Identité secrète


SupermanAvec une famille légèrement plus inspirée lors du choix de son prénom, le jeune Kent aurait pu avoir une adolescence parfaitement normale. Mais, victime de parents à l’humour moins profond que ce bled des States où les super-vilains ne montreront jamais le bout du nez, c’est néanmoins sous le nom de Clark Kent qu’il devra faire face à son destin. Habiter au Kansas dans un monde réaliste proche du nôtre, où Superman n’est qu’un personnage fictif de comics, est un fardeau plutôt lourd à porter.

Ce gamin au nom de super-héros grandit donc au milieu des remarques désobligeantes et railleuses jusqu’au jour où il se découvre des superpouvoirs identiques à ceux de ce personnage imaginaire qui lui pourrit l’existence.

Dans cette deuxième partie de diptyque, Kurt Busiek continue d’imaginer ce qui se passerait si Superman venait à exister dans notre monde, et poursuit l’introspection d’un Clark Kent qui tente de vivre sa vie sous le poids de ses pouvoirs de super-héros, dans un monde où son homonymie à un héros de comics donne parfois lieu à des situations amusantes, comme en témoigne cette phrase du protagoniste principal : « Je ne suis pas qu’un Clark, mais Clark Kent. J’ai été présenté à dix-huit Lois, sept Lana et une Cat Grant. »

Bien loin de l’action gratuite, Kurt Busiek utilise intelligemment le personnage de Superman afin d’explorer les différentes phases que traverse l’homme durant son existence et va donc aborder les problèmes de la paternité et de la vieillesse, après avoir abordé ceux de l’adolescence et de l’union dans le tome précédent.

On retrouve donc un personnage torturé, qui a du mal à combiner son statut de super-héros avec sa vie familiale, et qui doit constamment être vigilant face à un gouvernement qui semble prêt à tout pour découvrir l’identité secrète de Superman. En décrivant un héros vieillissant, l’auteur donne également un côté plus humain (voir mortel) au personnage de Superman et le rend plus accessible et crédible que sa version originale de l’univers DC.

Le côté rétro du dessin de Stuart Immonen rajoute de la crédibilité et du charme à cet univers réaliste, tout comme cette narration à la première personne qui conforte le côté intimiste du récit.

Partant d’une idée de départ brillante, cette excellente mini-série en deux tomes, dont l’un chez Semic et l’autre chez Panini, devrait également faire mouche en dehors du lectorat comics.

Ils en parlent également: Yaneck

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