Tsugumi Ohba – Death Note T3


Death NoteLight Yagami, lycéen appliqué de 17 ans, découvre un cahier possédant d’étranges pouvoirs. Tout nom de personne inscrit dans ce ‘Death Note’, trouvera la mort dans des circonstances consignées à l’avance dans ce carnet. Accompagné de l’ancien propriétaire du carnet, un shinigami (dieu de la mort) nommé Ryûk, Light se contente initialement de prendre pour cible les dangereux criminels de la planète. Traqué par Interpol, ce fils de commissaire qui a accès aux fichiers de la police est cependant vite poussé à éliminer des innocents afin de se protéger. Un duel machiavélique s’engage entre ce tueur à distance, surnommé ‘Kira’ (killer en japonais) par l’opinion publique, et le plus grand détective du monde, l’agent secret ‘L’.

Si Le livre de Jack/Sam et Le livre des destins reposaient déjà sur le concept de voir son destin écrit dans un livre, l’idée de départ de Tsugumi Ohba reste cependant originale et permet à ce mystérieux scénariste, suspecté d’être le pseudonyme d’un mangaka connu, de construire un polar fantastique très prenant.

A l’instar du face à face cinématographique mémorable entre l’inspecteur de police tenace (Al Pacino) et le braqueur de banque d’exception (Robert de Niro) dans Heat, la rencontre entre ‘Kira’ et ‘L’ constitue le véritable moteur de ce troisième tome. Sommet du jeu du chat et de la souris que se livrent les deux jeunes surdoués, ce passage riche en dialogues, mais loin d’être lassant, développe la psychologie des deux protagonistes et démontre à nouveau leur maîtrise et ingéniosité.

D’un côté l’extraordinaire capacité d’analyse de ‘L’, dont la posture particulière fait penser à un corbeau perché sur sa branche, et de l’autre, le sens de l’anticipation et les tendances schizophrènes de Light, qui parviendra même à transformer Ryûk en complice. Deux individus opposés, dont la fierté égale les talents, et qui se craignent malgré une admiration respective soupçonnée.

Au dessin, Takeshi Obata, l’auteur de « Hikaru No Go » récidive de son trait efficace, mais dans un style légèrement plus sombre. Les aventures de Light ont beau être plus obscures et ambiguës que celle d’Hikaru, quelques similitudes entre ces deux adolescents tentant de dissimuler l’origine de leurs pouvoirs et accompagnés d’un être invisible, sont néanmoins indéniables.

Le rebondissement de fin de tome relance de manière inattendue cette histoire touffue et bien ficelée, qui se détache du Shônen classique et devrait atteindre un public plus large et aussi plus adulte étant donné l’immense succès que connaît cette série de 12 tomes au Japon, avec déjà un animé et deux films dans son sillage.

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