Frank Miller – Absolute Ronin


Frank Miller - Absolute RoninFrank Miller est connu de tous comme étant l’auteur de chefs-d’œuvre tels que Batman – Dark Knight, Sin City ou 300, mais au début de sa carrière il a également produits des œuvres moins connues, comme « Ronin ». Après avoir été éditée par Zenda et Semic, cette saga qui date tout de même des années 80 est maintenant éditée sous forme d’intégrale, baptisée « Absolute – Ronin », par Panini Comics.

Ceux qui ont eu l’occasion de lire Lone Wolf and Cub, l’incontournable saga de Kazuo Koike et Goseki Kojima, savent que Miller est un fan du Japon. Il a ainsi dessiné plusieurs couvertures de « Lone Wolf and Cub » et n’hésite pas à nommer deux de ses protagonistes Mr. Koike et Mr. Kojima dans cette histoire de samouraïs.

Car cet album invite en effet à suivre la quête vengeresse d’un samouraï sans maître, l’histoire d’un rônin du XIIIème siècle qui n’a pas pu empêcher le démon Agat d’éliminer son maître. Mais ceux qui s’attendent à suivre une histoire de combat de sabre en terres nippones risquent d’être fort surpris car Miller déplace très vite son récit dans le New York du XXIème siècle. Si la quête du rônin se poursuit à travers le personnage de Billy, l’histoire de samouraïs bascule cependant très vite vers le récit de science-fiction. C’est d’ailleurs une fois la surprise du changement d’époque passé, que le récit devient véritablement intéressant. L’auteur nous plonge alors dans une ville de New York futuriste et complètement dévastée et offre dès lors une vision apocalyptique, pessimiste et désespérée de notre monde. On découvre alors beaucoup d’éléments que l’on retrouvera par après dans les autres œuvres de Miller.

Plongé dans les rues newyorkaises malsaines, le lecteur retrouvera cependant toujours un soupçon de culture japonaise, incarnée par ce rônin brandissant un sabre et respectant les traditions nippones. Mais les possessions de corps, les ordinateurs autonomes et les personnages virtuels font clairement comprendre que l’on se trouve bel et bien dans un univers SF et le lecteur devra d’ailleurs faire attention de ne pas s’y perdre. Le personnage de Casey McKenna est également très intéressant et fait d’ailleurs un peu penser à celui de « Martha Washington ».

Si le scénario est intemporel, le graphisme a par contre un peu vieilli, surtout au niveau de la colorisation. Le dessin, le découpage et la narration de Frank Miller sont pourtant d’une modernité incroyable pour l’époque et le style graphique propre de Miller a déjà énormément de caractère.

Une réédition qui ravira surtout les fans de Frank Miller !

Une Réponse to “Frank Miller – Absolute Ronin”

  1. […] Pour ma part, je considère l’Incal comme un grand barnum cosmique à forte portée symbolique et politique. Une œuvre phare qui rayonna dans le monde entier (et dans plusieurs domaines artistiques) et influença les plus grands, de Katsuhiro Otomo (Akira) à Frank Miller (Ronin)… […]

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