Abouet & Oubrerie – Aya de Yopougon T3


Abouet & Oubrerie – Aya de Yopougon T3En page de garde, au milieu des personnes remerciées, le nom du sympathique libraire qui fit découvrir cette délicieuse saga africaine à une grande partie des bédéphiles bruxellois et qui m’a permis de rencontrer ces deux auteurs bien sympathiques. Depuis, cette série éditée dans la collection Bayou (dirigée par Joann Sfar) a méritoirement reçu le prix du meilleur premier album au Festival d’Angoulême 2006. Ce troisième tome permet à nouveau de retourner dans ce quartier populaire d’Abidjan, fin des années ‘70. Le lecteur y retrouvera non seulement tous ces frères et ces tontons, mais également les plus jolies filles de Yopougon qui se préparent pour le concours de Miss Yopougon.

Un troisième volet qui tournera d’ailleurs principalement autour des femmes, avec les plus jeunes qui sont convoitées comme des objets et les plus âgées qui tentent désespérément de contenir les montées de fièvre de bangalas de leurs maris. D’autres thèmes, comme le désir (récurrent) d’évasion vers l’Hexagone ou l’homosexualité, seront également développés en parallèle. Et au milieu de ces péripéties quotidiennes, la jeune Aya continue de remettre en question cette insouciance africaine.

Le dépaysement est garanti au milieu cette ambiance communautaire joviale, des nombreux personnages hauts en couleurs, des expressions pittoresques et des coutumes locales. Des couleurs et une ambiance africaine qui sont d’ailleurs admirablement retransmis par le dessin de Clément Oubrerie. Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, nous livrent donc un aperçu africain plein de charme et de vie qui, à l’inverse de Stassen, nous montre une image de l’Afrique bien différente de celle décrite dans « Deogratias » ou « Les enfants ».

Loin des fléaux qui touchent l’Afrique, les auteurs nous livrent donc un récit pétillant au rythme africain, plein de légèreté et de fraîcheur. Une bouffée d’air pur venant tout droit de la Côte d’ivoire. Et à la fin de l’album, le traditionnel bonus ivoirien permet au lecteur d’approfondir sa connaissance des expressions pittoresques et des coutumes locales, alors que des recettes de cuisine permettront même d’importer un peu de ce parfum, de cette joie de vivre et de cette fraîcheur africaine dans nos demeures en attendant la parution du quatrième voyage au sein de l’insouciance et de la spontanéité africaine.

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