Joe Quesada – Daredevil, Father


Joe Quesada - Daredevil, FatherAyant déjà dessiné les deux premiers tomes de Daredevil dans la collection 100% Marvel avant de devenir rédacteur en chef de Marvel, Joe Quesada nous livre une minisérie de 6 épisodes, explorant le thème de la paternité, comme le titre laisse présager.

On retrouve un quartier de Hell’s Kitchen frappé par une vague de chaleur, un mystérieux meurtrier en série surnommé « Johnny Sockets » qui sème la terreur auprès des habitants, une jeune femme qui s’offre les services de Matt Murdock afin d’attaquer en justice une compagnie responsable de son cancer des ovaires et un Daredevil rattrapé par ses souvenirs d’enfance et qui va lentement se faire happer par tous ces évènements.

Au niveau scénario Joe Quesada nous offre premièrement une histoire riche en sentiments, tournant autour de la paternité. Tout en développant la paternité de Matt Murdock, celle de sa nouvelle cliente, Maggie Farrell, ainsi que la relation père-fils entre Nestor et Hector Rodriguez, Joe Quesada va également parvenir à rendre hommage à son propre père : la grande classe !

Afin d’éviter de tomber dans l’exagération sentimentale, Joe Quesada intègre également une histoire de ‘serial killer’ prenante à son récit et afin de ravir les amateurs d’action entre superhéros, il crée une nouvelle équipe de superhéros : Les Santerians ! Si ces derniers ne contribuent aucunement à l’histoire principale, ils nous livrent cependant quelques belles scènes d’action, en parfait équilibre avec le reste du récit … et qui sait, peut-être que les Santerians seront un jour repris dans des récits ultérieurs.

Au niveau graphisme, Joe Quesada nous propose également un travail remarquable, qualitativement bien au-dessus de son précédent travail sur Daredevil. Il y a d’abord ces flashbacks aux tons sépia/jaunâtres qui nous plongent dans le passé de Matt Murdock, son enfance et l’origine de sa cécité. Des retours en arrière remplis de nostalgie, qui combinés à une narration à la première personne nous propulsent au plus profond des sentiments de Matt, et qui s’avèrent finalement d’une importance fondamentale au niveau du scénario.

Ensuite, il y a un découpage et une approche cinématographique dans un style plus sombre qu’à son habitude et qui dégage une influence de Frank Miller. D’un autre côté on retrouve aussi quelques défauts typiques pour Joe Quesada, comme des visages déformés et un Daredevil ‘Hulkien’, dont la musculature et les proportions ne correspondent pas vraiment à son identité civile.

On remarquera d’ailleurs que Daredevil semble moins efficace qu’à son habitude, car le Daredevil de Bendis aurait probablement résolu cette affaire beaucoup plus rapidement. Certains s’amuseront sûrement à faire le rapprochement, confirmant ainsi la règle que l’augmentation de la masse musculaire se fait souvent au détriment de la masse cérébrale.

Bref, une histoire qui échappe à la continuité des histoires de Bendis, qui ne contient pas vraiment d’éléments nouveaux pour les fans de Daredevil (excepté les Santerians), mais qui saura ravir tout le monde grâce à un scénario prenant et un graphisme réussi.

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