Juncker – D’Artagnan, journal d’un cadet


JunckerTout le monde connaît l’histoire des trois mousquetaires ! L’arrivée à Paris du jeune d’Artagnan, muni d’une lettre de recommandation écrite par son père à l’intention de M. de Tréville, capitaine des mousquetaires du Roi. Les duels avec Athos, Porthos, et Aramis, interrompus par les gardes du Cardinal de Richelieu. L’amitié naissante entre les quatre duellistes. Les bijoux que d’Artagnan doit récupérer à Londres afin de sauver l’honneur de la reine de France Anne d’Autriche. Ses sentiments envers Constance Bonacieux, la lutte qui l’oppose à Rochefort, ainsi qu’à la belle et mystérieuse Milady de Winter. Des aventures épiques qui ont fait le tour du monde !

Décidément, D’Artagnan et ses trois mousquetaires font mouche ces derniers temps avec trois adaptations simultanées du célèbre roman d’Alexandre Dumas : une dans la Collection Ex-Libris de Delcourt (Morvan/Dufranne), l’autre chez Vent d’Ouest (Adam/Micol) et celle-ci de Nicolas Juncker chez Treize étrange. Si D’Artagnan, journal d’un cadet demeure fidèle à l’œuvre originelle, le choix d’exposer sous forme de journal intime le point de vue exclusif de d’Artagnan, est pour le moins original. L’auteur ne livre donc le récit de cape et d’épées auquel le lecteur pouvait s’attendre, mais une approche plus personnelle et plus sombre.

Avec cette optique de vouloir proposer quelque chose de différent, moins axé sur l’action, Juncker ne va par exemple pas s’attarder sur le célébrissime épisode des ferrets de la reine. Cela lui laisse plus de place pour se focaliser sur ses personnages, sur leurs faiblesses, leurs amours, leurs aspirations, le tout dans ce cadre d’aventures et de traitrises connu de tous. En mettant l’accent sur l’étrange amitié qui lie les quatre (anti-)héros et sur les aspects plus intimes de leurs vies, l’auteur propose un portrait moins idyllique de ses mousquetaires. Au final, le légendaire quatuor s’avère donc bien moins valeureux : d’Artagnan est plus maladroit que virtuose et ses trois amis, Porthos, Athos et Aramis n’étalent pas non plus leur bravoure au fil des pages.

Le résultat est donc certes moins héroïque, mais très attachant et très humain. Reposant sur des personnages savamment développés et un humour omniprésent et toujours intelligent, cette lecture prenante se démarque également par une construction extrêmement efficace, basée sur des chapitres distincts. Le graphisme, alliant simplicité, efficacité et sens du détail, s’accorde d’ailleurs parfaitement au côté introspectif de l’œuvre.

Cette adaptation réussie du célèbre mythe d’Alexandre Dumas équivaut à 260 pages de pur bonheur au sein d’une édition de grande qualité.

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