Durandur – Durandur encule tout le monde


durandur enculeAmes sensibles, petits esprits et quasi tous les autres : cette bande dessinée va vous choquer, vous déranger et vous mettre mal à l’aise. Ce titre n’est pas fait pour chatouiller votre curiosité, mais est à voir comme un avertissement car Durandur va effectivement pénétrer au plus profond de votre âme et explorer les frontières de votre humour noir, pour finalement aller encore plus loin que ça.

Pas de censure, pas de retenue, pas de tabous, ni dans le titre et encore moins dans le contenu. Vous n’échapperez à rien : pornographie, mutilations, violence, sadomasochisme, nécrophilie, démembrements, vomissements, perversion et j’en passe. C’est d’ailleurs la première fois que je me dis que la réalité pourrait bien ne pas dépasser la fiction.

Durandur est le pseudonyme de Michel Durand, le dessinateur de Cuervos et « Cliff Burton » et si déjà Cuervos nous livrait par moments la cruauté des cartiers de Medellin sans trop de retenue, c’est de la rigolade par rapport à ce qu’il nous sert ici. « Durandur » est trash, sordide, abject, morbide, cruel, gore, violent, répulsif, provocateur, moralement inacceptable et noir de noir.

En plus, Durandur ne se contente pas de nous pousser aux limites du voyeurisme, il va carrément faire de vous un complice dans un irrésistible chapitre de torture interactive que certains ne liront pas jusqu’à la fin.

Le dessin est également puissant et obscur, noirci à l’encre de chine et l’on pourra même assister au meurtre sanglant et d’une cruauté extrême d’un des personnages avec la plume du dessinateur. Graphiquement impressionnant.

C’est album va (trop) loin, aussi bien dans les sujets que dans la forme. Vous ne sortirez pas indemne de cet album: il chatouillera vos instincts les plus bas, vous mènera au dégoût, pour finalement vous abandonner avec un sentiment de culpabilité.

L’auteur poussera même la provocation jusqu’à nous livrer son authentique numéro de téléphone sur une des pages et nommera même son deuxième tome « Durandur s’excuse 04 67 66 33 40 ».

C’est album n’est pas à mettre entre toutes les mains et mériterait d’ailleurs un autocollant d’avertissement de la part de son éditeur. On peut par contre regretter de ne pas voir cet album référencé sur plusieurs sites dédiés à la BD et généralement assez complets et espérer qu’il s’agisse d’un oubli et non de censure.

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