Remender & Tocchini – The last days of American Crime


Les derniers jours du crime américain ont sonné !

Remender Tocchini The last days of AmericanAfin d’endiguer la criminalité, le gouvernement projette de supprimer l’argent papier, de contrôler toutes les transactions électroniques et d’émettre un signal sensé empêcher tout citoyen d’enfreindre la loi. Les derniers jours du crime américain ont sonné !

Ce compte à rebours de deux semaines qui annonce la fin du banditisme et du terrorisme aux States, est le moment choisi par une petite frappe pour perpétrer un dernier gros coup avant de fuir le pays. Obligé de changer de partenaires suite à la trahison de son allié mexicain, Graham Bricke s’adjoint les services de Kevin Cash et de la belle Shelby Dupree. Mais il ne reste que quelques jours pour peaufiner le dernier casse de l’histoire des Etats-Unis.

Cet album est le deuxième volet d’une trilogie écrite par Rick Remender et dessinée par le brésilien Greg Tocchini. L’auteur de Fear Agent et « Gigantic » y délaisse la science-fiction pour s’essayer avec brio à une histoire de gangsters. Issue d’une maison d’édition moins connue, nommée « Radical », ce comics respecte tous les codes du polar noir et plonge le lecteur dans une Amérique au bord du gouffre. S’appuyant sur les poncifs du genre (l’ultime braquage, la femme fatale, les bars enfumés et le barman bonne poire, …) le scénariste évite cependant le piège des stéréotypes et livre des truands hauts en couleurs qui ont tous leur propre agenda.

Après avoir présenté les personnages et posé les bases de ce dernier hold-up, cette suite multiplie les embûches et s’avère déjà bien plus rythmée. Malgré une action beaucoup plus présente, l’histoire n’avance qu’à petits pas, mais chaque dialogue fait mouche et l’ambiance futuriste pleine de désillusion est extrêmement prenante. Partant d’une accroche originale et porté par une narration très efficace, le récit ne manque donc pas de séduire.

Au niveau de l’atmosphère, il faut d’ailleurs saluer la superbe couverture d’Alex Maleev et le graphisme de Greg Tocchini. Usant de tons sombres et chauds, triés sur le volet, le talentueux dessinateur distille une ambiance glauque et envoutante qui se place au diapason de cet univers sans véritables perspectives. Embourbé dans les bas-fonds d’un pays qui part en vrille, il parvient à faire ressortir toute la noirceur de cette ville qui profite des derniers instants du mauvais côté de la loi.

Un deuxième tome qui confirme tout le bien de cette saga qui fait un véritable carton outre-Atlantique et qui ne manquera pas de plaire à ceux qui ont su apprécier le Criminal d’Ed Brubaker.

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