Levy & Peeters – Château de sable


Huis clos & destins éphémères !

Levy & Peeters - Château de sableAprès « Asterios Polyp » et « Logicomix« , voici ma troisième grosse claque de 2010.

Ce one-shot écrit par Pierre Oscar Levy et dessiné par Frederik Peeters, invite à suivre la destinée de vacanciers, pris au piège dans une crique. Ce huis clos sur une plage, en compagnie de gens qui sont en proie à une force invisible et mystérieuse, est digne de la série LOST et a comme thème principal le temps qui s’écoule. En ce lieu clôt, ce dernier semble en effet s’écouler beaucoup plus vite que la normale, accélérant inexorablement les destins des enfants et des adultes qui s’y retrouvent piégés.

Ce raccourcis soudain vers la mort rend leurs vies encore plus éphémères et fait remonter leur nature profonde à la surface. Ce qui résulte de cette approche teintée de fantastique, est un récit philosophique intelligent sur le sens de l’existence. Une réflexion qui se retrouve accélérée par la prise de conscience collective d’une mort imminente. On peu certes reprocher au récit un manque de crédibilité au niveau de l’évolution mentale et sexuelle soudaine des enfants et un rythme de narration trop rapide, qui empêche de s’attarder plus en profondeur sur l’évolution psychologique des personnages, mais cette approche rapide des événements permet également de faire partager la pression exercée par le temps au lecteur.

Au niveau du graphisme, le trait efficace de Frederik Peeters fait mouche au niveau de l’évolution morphologique des personnages et parvient à distiller une atmosphère oppressante tout au long du récit.

Un petit chef-d’œuvre, à lire tant que vous en avez encore le temps !

5 Réponses to “Levy & Peeters – Château de sable”

  1. Salut, je viens de rebondir du site de Mo’ pour atterrir chez toi (quelqu’un qui place Black Hole dans son top 10 est forcement digne d’intérêt)
    Et j’aime beaucoup, je reviendrais à coup sûr 🙂
    Sinon, pour Peeters, je n’ai pas été marqué par ce manque de crédibilité dans l’évolution des personnages. Pour les ados, cette soudaine découverte de la sexualité appuie au contraire sur ce besoin de profiter de la vie… Finalement, ils sont beaucoup plus insouciant et moins terrorisé que leurs ainés. C’est un retournement assez intéressant je trouve… et puis les hormones aidant 😉
    Sinon, c’est clairement un des meilleurs albums de l’année.
    A bientôt 🙂

  2. Salut David,

    Merci d’être passé. Du coup, en suivant tes liens, je me suis fait membre du groupe IDDBD sur FB. 😉

    A+

  3. Ah bonne nouvelle ! N’hésites pas à taper la discute alors 🙂

  4. oui pareil que David, le manque de crédibilité des enfants ne m’a pas marqué. Je trouve que la perte de repères du petit garçon ressort vraiment bien et pour les autres, j’aurais tendance à dire que vu leur age de départ, ils sont déjà dans des jeux de « vouloir faire comme les grands » ou, pour l’adolescente, de déjà vouloir être considérée comme une adulte.
    Enfin, je vais le relire pour te confirmer tout ça 😀 J’aime bien me trouver un prétexte pour replonger dans Peeters ^^

  5. Noté et noté ! C’est la ruine !!!

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