Kazuo Kamimura – La plaine du Kantô


L’après-guerre de Kazuo Kamimura

Kazuo Kamimura - La plaine du KantôAvec le premier tome de cette trilogie publiée en 1976 au Japon, Kana ajoute un nouvel album de Kazuo Kamimura à sa collection Sensei.

Le récit débute le 15 août 1945, lorsque l’empereur Hirohito annonce la capitulation sans conditions du Japon. C’est dans ce Japon d’après-guerre, encore incrédule face à l’inconcevable défaite, que l’auteur se concentre sur la plaine du Kantô, une région rurale qui a réussie à tenir grâce à son activité agricole. Mais, même si cette partie du Japon s’en sort plutôt bien, les familles sont décimées par la guerre et la reconstruction et la réorganisation prendront encore beaucoup de temps. Si les traces de la guerre sont bien présentes, celles-ci semblent apaisées par la beauté des décors et des paysages dans lesquels le mangaka a vécu et qu’il restitue ici avec soin.

Cette fois , l’auteur de « Lady Snowblood » et de « L’Apprentie Geisha » ne place plus la femme au centre de son œuvre, mais un jeune garçon de sept ans. Le fait de relater cette période en suivant le quotidien d’un enfant, permet également une approche plus naïve des méfaits de la guerre et de cette époque de renaissance et de liberté. L’histoire est basée sur une série de rencontres intéressantes qui permettent de confronter l’innocence du jeune Kinta aux réalités du monde des adultes, dont les faiblesses et les déviances semblent encore accentuées en cette période d’après-guerre. De la sagesse du grand-père au courage de cette petite débrouillarde accompagnée de sa mère, en passant par un illustrateur de renom, un voisin abject et un pilote américain, l’auteur parsème son récit de personnages surprenants.

Outre le contexte historique intéressant et le témoignage d’une région que l’auteur tient à cœur, ce récit non dénué d’humour propose également un graphisme élégant et lisible, qui a plutôt bien supporté le poids des années. Malgré des parties génitales souvent gommées, certaines réalités et certains thèmes (inceste, bondage, …) pourront néanmoins choquer le lecteur non-averti.

Une Réponse to “Kazuo Kamimura – La plaine du Kantô”

  1. […] France : Lorsque nous vivions ensemble, Le fleuve Shinano, Folles passions, L’apprentie geisha, La plaine du Kantô. Il donnera ses lettres de noblesse au genre du Gegika (style de manga qui se penche sur des […]

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