Neil Gaiman – Sandman, La saison des brumes


L’univers des songes continue de s’enrichir !

Neil Gaiman - Sandman, La saison des brumesC’est par ce quatrième tome que Delcourt a débuté la publication de cette excellente saga. Même si cette histoire peut se lire indépendamment des autres, le fait de ne pas respecter l’ordre de parution US est tout de même dommage à certains points de vue.

Dans ce tome, le façonneur de rêves doit en effet réparer une erreur du passé et retourner dans un endroit où l’on n’a pas encore oublié sa dernière intervention visant à récupérer ses pouvoirs après des décennies de captivité. Débuter cette histoire sans connaître l’histoire de Nada, cette mortelle qu’il condamna injustement aux Enfers dans un accès de colère, ou sans connaître le différent qui l’oppose à Lucifer et sans avoir préalablement goûté à cet univers d’une richesse incroyable, est tout de même un peu dommage.

Heureusement, ce quatrième volet débuté par une réunion de famille, qui permettra au néophyte de faire la connaissance des frères et sœurs de Morphée (Death, Destiny, Desire, Delirium, Despair et … c’est tout, car Destruction n’est pas là). C’est lors de cette réunion que Dream va entrevoir l’erreur qu’il a commise il y a déjà 10.000 ans et décide d’aller délivrer Nada du Royaume des Enfers.

La suite du récit propose donc une visite des Enfers en compagnie de Lucifer. Je conseille d’ailleurs à ceux qui ont apprécié ce petit tour du propriétaire de lire « Conte démoniaque » d’Aristophane. C’est ensuite une décision pour le moins surprenante de Lucifer qui va plonger Dream dans de sales draps. Ce dernier va en effet se retrouver en possession d’un objet qui va susciter de nombreuses convoitises. Sandman se retrouve alors confronté à de nombreuses délégations et émissaires venus de toutes parts afin de négocier la propriété de cet objet et il se retrouve des lors face à un choix très difficile.

Cette histoire démontre une nouvelle fois la capacité de Neil Gaiman à se nourrir de toutes sortes de mythologies afin de développer un univers d’une féerie et d’un onirisme rares. Le lecteur croisera ainsi des représentants du monde des Fées, les Parques, Caïn, des personnages issus de la mythologie nordique (Loki, Odin, Thor), égyptienne (Anubis) et orientale, des Démons et des humains chassés des Enfers, ainsi que des Anges. Aucun d’entre eux n’est épargné et tous sont dépeints de manière très humaine, l’auteur prenant grand soin de montrer leurs préoccupations, leurs faiblesses, leurs craintes et leurs défauts.

Au niveau du graphisme, l’alternance des différents dessinateurs nuit certes à l’unité graphique, mais dans un monde changeant comme celui du Rêve, cela ne dérange finalement pas trop de voir les personnages changer de visage, surtout que les dessins contribuent à faire ressortir toute l’étrangeté de l’univers sombre et lyrique imaginé par Neil Gaiman.

Retrouvez cet album parmi les titres sélectionnés au Festival d’Angoulême 2004 !

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