Fabrice Lebeault – Le mangeur d’histoires


Une réflexion sur la création littéraire!

Fabrice Lebeault - Le mangeur d'histoiresC’est un superbe one-shot que livre ici Fabrice Lebeault, l’auteur de « Horologiom ».

A l’instar du film «Last Action Héro» qui voyait Arnold Schwarzenegger sortir d’un film pour se mêler à la réalité, « Le mangeur d’histoires » va également inviter un personnage fictif dans le monde réel. C’est le Corbeau, personnage fictif d’un roman d’Homère Saint-Illiède, qui débarque ici dans la vie réelle, bien décidé à rencontrer son propre créateur afin d’influencer sa destinée en tant que héros de papier. Le mélange de fiction et de réalité est admirablement géré par Fabrice Lebeault et le lecteur se laisse vite prendre au jeu.

Le récit se déroule dans le Paris du XIXe siècle et rend hommage aux feuilletons policiers d’antan. L’auteur livre non seulement une épopée rocambolesque, mais également une intrigue à rebondissements concernant l’identité du créateur du Corbeau, d’Homère Saint-Illiède, ainsi que celle du meurtrier, surnommé le «videur de têtes», qui sévit dans la région. Mais la principale force de cette histoire est la réflexion menée par l’auteur concernant la création littéraire. Du jeune critique littéraire qui mène l’enquête au héros costumé, en passant par l’éditeur, le bouquiniste et le scénariste, c’est de manière très intelligente et habile que cette aventure passe en revue tous les éléments de la création littéraire. Le beau bonus en fin d’album n’échappant pas non plus à cette constatation.

Les dialogues sont extrêmement soignés, tandis que le graphisme aux tons feutrés insuffle un côté rétro propice à cet hommage aux romans policiers d’antan. Il faut en plus souligner la beauté de l’objet délivré par Dupuis. Un format plus petit, plus épais qui fait penser à un livre de contes.

Excepté une légère intrigue sentimentale trop artificielle et une chute un peu trop expéditive, ce one-shot est vraiment brillant à tous les niveaux !

Ils en parlent également : Champi

bd du mercrediAllez découvrir les autres BDs du mercredi sur le blog de Mango !

Publicités

16 Réponses to “Fabrice Lebeault – Le mangeur d’histoires”

  1. un joli livre rien que pour l’objet l’envie se fait ressentir et le thème est original, je note.

  2. Je ne connaissais pas du tout mais cela a tout pour me séduire ! Je pense la trouver rapidement !

  3. Je note vite vite ! Et je vais de ce pas consulter le catalogue de ma médiathèque pour voir s’ils l’ont ! Merci de ce conseil de lecture très alléchant (Last Action Hero est un film qui a bercé mon enfance…)

  4. En effet, ça donne vraiment envie ! A découvrir au plus vite.

  5. Excellent livre ! J’aime beaucoup l’atmosphère que Fabrice Lebeault développe dans ses histoires. Un mélange entre réalité et fantasmagorie. J’adore !

  6. j’avais bien aimé « horologium », ce one-shot éveille ma curiosité…

  7. Ton billet est très persuasif et je m’empresse de noter ce livre aux nombreuses qualités, de celles qui me plaisent toujours.

  8. Je ne supporte pas Fabrice Neault l’homme. Je ne regarde donc pas ses albums, quels qu’ils soient. Tant pis si je perds des trucs, je ne donne pas d’argent à des cons.

    • Bah, je pense la même chose de Bézian, mais ça ne m’empêche pas de lire ses albums et d’apprécier son travail…
      Et sinon… un petit tuyau anti-cons: Si tu l’achètes en occasion il ne touche pas un centime 🙂

      • On peut être un sacré con et être un sacré génie… Céline ou Hergé par exemple… C’est juste dommage. Mais j’avoue que ça gâche le plaisir de lecture…

  9. Hum… j’ai lu cet album il y a perpet et je n’en garde qu’un vague souvenir pas très marquant…

  10. Il ne s’agit pas de Fabrice Neault mais de Fabrice Lebeault.
    Et en l’occurence, pour bien le connaître, je ne pense pas qu’il soit si con que ça.

    • Toutes mes excuses, commentaire placé après une journée de travail longue, et mon cerveau a fourché. Du coup, ça m’intéresse nettement plus.
      Puisque vous semblez être l’auteur, comment vous vous placez par rapport aux travaux d’alan Moore, par exemple, sur Promethea, ou le récent The Unwritten, de Joe Casey, qui semblent dans la même inspiration?

      • Comme quoi un Fabrice peut en cacher un autre.

        Yaneck, là je crois que tu es condamné à acheter au minimum 10 fois l’album et à nous pondre une chronique super élogieuse 🙂

      • Fortuné d'Hypocondre Says:

        Mes excuses, Yanneck, pour ma réponse si tardive mais je ne pratique pas souvent internet.
        J’admire le travail D’Alan Moore mais je ne suis pas pas de culture anglo-saxonne. Mes références sont plutôt françaises ou francophones et viennent plus du cinéma et de la littérature que de la bande dessinée.
        Les auteurs qui m’ont poussé à faire cette histoire sont nombreux mais pour vous donner une idée, je citerai Maurice Renard, Marcel Aymé ( lisez son prodigieux recueil de nouvelles, le passe-muraille), Gaston Leroux, Gustave Lerouge et d’autres que j’oublie.
        Il existe un fantastique français qui n’est pas négligeable et pour lequel, même si je n’en ai pas une connaissance importante, j’éprouve une tendresse particulière (Sans doute parce que c’était mes lectures de jeunesse).
        Quant à Joe Casey, je ne le connais pas. Mais plus pour très longtemps, grâce à vous !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :