Brian Azzarello & Eduardo Risso – 100 bullets, Périple pour l’échafaud


Shepherd dans la ligne de mire !

Brian Azzarello & Eduardo Risso - 100 bullets, Périple pour l'échafaudCe onzième tome reprend les épisodes US #51 à #57 de cette série phare de Vertigo. Prévue en 100 épisodes dès le départ, cette saga entame donc la deuxième moitié d’un parcours qui s’avère palpitant depuis le début.

L’histoire se déroule à la Nouvelle Orléans, dans une ambiance particulièrement musicale, et invite à suivre un ancien Minutemen nommé Wylie Times. C’est lui qui, lors du dernier épisode (#42) du huitième tome, recevait une mallette, un flingue et 100 cartouches de l’agent Graves, ainsi qu’une photo qui avait de quoi surprendre. Au fil des pages, le lecteur découvre le passé qui lie Wylie à Shepherd et les raisons qui pourraient le pousser à éliminer cette cible reçue par Graves. En transformant Shepherd en cible, Graves ajoute donc une pierre à sa quête vengeresse. Au fil des tomes, le lecteur comprend que ce dernier ne distribue pas ses mallettes de façon aléatoire, mais concocte un plan visant à déstabiliser le Trust, et que Brian Azzarello développe une intrigue beaucoup plus large, centrée autour d’un puissant cartel composé de treize familles. Tous ces indices, comme le terme « Croatoa » prononcé par Gabe, s’ajoutent au puzzle minutieux concocté par l’auteur.

Si l’intrigue secondaire de ce tome lance Willy sur la piste de deux hommes qui pourchassent une femme, armés d’un piège à ours, elle propose surtout quelques personnages intéressants et des dialogues toujours aussi savoureux. La palme revient indéniablement à Gabe, un musicien tellement laid qu’il ne pourra jamais toucher de jolies femmes, mais donc la musique est si belle qu’elle parvient à caresser leurs âmes. Ce personnage secondaire est une véritable réussite et sa destinée se lie de manière assez tragique à celle de Willy, au sein d’un scénario toujours aussi efficace et parfaitement rythmé.

Visuellement, l’argentin Eduardo Risso (« Je suis un vampire ») demeure irréprochable, tout comme le travail de Patricia Mulvihill à la colorisation. Le dessinateur restitue l’ambiance de la Nouvelle Orléans avec brio, tout en conservant l’ambiance sombre de ce polar aussi intelligent que prenant.

Une série incontournable !

Retrouvez ce comics dans mon TOP 2010 !

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