Masasumi Kakizaki – Hideout


Tuer sa femme n’est pas toujours une bonne idée !

Masasumi Kakizaki - HideoutLa couverture racoleuse attire immédiatement le regard. Le pitch ne manquera pas de séduire ceux qui ont épousé une emmerdeuse (nonnon pas comme moi, car la mienne est géniale) et le fait qu’il s’agisse de one-shot (comme souvent chez Ki-oon) finira de convaincre les plus sceptiques.

La couverture et les premières pages en couleur annoncent d’ailleurs directement la couleur : il s’agit bel et bien d’un thriller horrifique, signé Masasumi Kakizaki, le dessinateur de « Rainbow ».

Le pitch (dont surtout la deuxième partie m’a séduit) : Seiichi Kirishima, un jeune homme dont le couple bat de l’aile, emmène sa femme sur une île paradisiaque afin de mettre fin à ses problèmes relationnels de manière plutôt radicale. Tout se déroule comme prévu, jusqu’au moment où il poursuit sa bien-aimée/proie dans une grotte bien lugubre. Héhé, ça va gicler !!!

Tout commence sur une île paradisiaque en compagnie d’un couple en maillot de bain qui sirote des cocktails, mais, rassurez-vous, l’intrigue vire extrêmement vite au cauchemar et plonge le lecteur au sein d’un huis-clos horrifique assez prenant.

Construite sur de nombreux allers-retours, la narration est plutôt efficace et permet de revenir sur l’origine des problèmes de ce couple au fil des pages. Cela permet au personnage principal de prendre de l’épaisseur et de comprendre un peu mieux les motivations qui le poussent à bout. Cette narration en voix-off renforce également l’immersion.

Si j’ai bien aimé le développement psychologique du personnage principal, ponctué par un final plutôt convaincant, le reste de l’histoire est tout de même assez classique et ne réserve finalement que peu de surprises. Et c’est finalement en dehors de cette fameuse grotte, lors de la scène revenant sur le drame du fils, que j’ai le plus frissonné d’horreur.

Au niveau du graphisme, c’est du tout bon. Afin de ne pas se péter les yeux à déchiffrer toutes ces scènes dans la pénombre, les flashbacks qui permettent d’alterner avec des scènes plus lumineuses, revenant sur le passé des héros, font tout de même du bien. Bon j’exagère un peu, car il faut bien avouer que les séquences dans la grotte et dans la forêt de nuit sont finalement très lisibles malgré l’obscurité qui y règne, et que les planches parviennent à dégager une atmosphère lugubre et malsaine, qui colle parfaitement au récit. Mais le plus impressionnant sont sans doute les faciès de ces personnages cadavériques aux yeux exorbités qui prennent ce charmant couple en chasse.

Un one-shot classique, mais efficace, qui ravira certainement les amateurs du genre.

Retrouvez ce manga  dans mon Best Of 2011 !

Une Réponse to “Masasumi Kakizaki – Hideout”

  1. […] Hideout – De  Masasumi Kakizaki – Editeur: Ki-oon / 2011 – Planches: 200 – Les 21 premières pages sont dispo sur le site de Ki-oon, à cet endroit. Chez les copains: faites un tour chez Yvan […]

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