Brian Azzarello et Eduardo Risso – 100 bullets, Le sens de la chute T15


Il est grand temps de choisir son camp !

Brian Azzarello et Eduardo Risso - 100 bullets, Le sens de la chute T15Ce quinzième tome reprend les épisodes US #76 à #83 (Le sens de la chute (76-79), Un choix à faire (80) et Tarentula (81-83)) de cette série phare de Vertigo, prévue en 100 épisodes dès le départ.

Malgré la reprise du catalogue DC/Vertigo par Urban comics, le nouvel éditeur ne perd pas de temps et gâte d’entrée son nouveau lectorat comics. Il propose non seulement une réédition des premiers tomes en version cartonnée, mais propose également la suite de cette saga dans le même format souple que Panini. Le quatrième de couverture de ce quinzième opus rappellera d’ailleurs aux lecteurs qu’il ne reste plus que trois tomes à sortir. Cette formidable aventure touche donc tout doucement à sa fin et il est grand temps pour tous les protagonistes de choisir leur camp.

Brian Azzarello continue donc de bouger ses pions sur le gigantesque échiquier qu’il a mis en place depuis le début de cette saga. Les Minutemen, l’agent Graves et le Trust continuent donc de se repositionner suite aux derniers événements, dans un tome à nouveau riche en machinations, magouilles, alliances et trahisons. Cette partie d’échecs politique assez complexe que l’auteur développe en toile de fond est à nouveau portée par une avalanche de personnages extrêmement charismatiques qui se croisent avec maestria au fil des pages, dans un ballet de dialogues savoureux.

Si l’heure est aux règlements de comptes entre les différents Minutemen, le lecteur devra sérieusement s’accrocher dans ce tome qui fait converger un grand nombre de personnages croisés lors des tomes précédents. Entre ceux qui ont choisi leur camp et les indécis, le lecteur devra effectivement tenter de ne pas se perdre. Si l’on retrouve Remi et Ronnie, les deux frangins issus du tome précédent, Wylie, Victor, Dizzy, Loop, Lono, Jack, Mr. Branch, Benito, Cole Burns et l’agent Graves sont également de la partie. Cela fait effectivement beaucoup de monde pour un seul tome, mais Brian Azzarello s’intéresse surtout au sort de Dizzy, suite à l’assassinat de Sheperd. Si, au passage, l’auteur revient également sur les débuts de Sheperd et Graves, il développe également une histoire de tableaux d’art en Italie en deuxième moitié d’album. Vous l’aurez donc compris : c’est un menu très copieux qui nous est proposé dans ce quinzième tome, mais comme la qualité est à nouveau au rendez-vous, l’on est bien loin d’être rassasiés.

Visuellement, le travail de l’argentin Eduardo Risso (« Je suis un vampire ») demeure irréprochable, tout comme celui de Patricia Mulvihill à la colorisation.

Retrouvez cet album dans mon Top de l’année !

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