Stan Silas – La vie de Norman, La vengeance de Garance


Tsouin, tsouin… voilà du boudin !

Stan Silas - La vie de Norman, La vengeance de GaranceAprès une sortie scolaire en direction de la Fête de la Bûche, les acteurs de ce slasher burlesque et parfois bien trash, réintègrent le décor du premier tome. Les gentils petits écoliers reviennent donc dans leur petite classe accompagnés de Mlle Plébaire, mais…. Aaarrrgggg… Norman manque à l’appel !!! Rassurez-vous, notre apprenti tueur en série va vite refaire surface lors de ce nouveau tome riche en hémoglobine et délicieusement déjanté.

Cette suite permet donc de retrouver les charmants bambins de la classe du petit Norman, ainsi que leur maîtresse d’école. Dès la première planche, Stan Silas donne clairement le ton et propose un récit parodique qu’il installe confortablement dans le genre horrifique. Le petit Bader, ce petit costaud aux lunettes particulièrement solides, a d’ailleurs un compte à régler avec le petit Norman et force est de constater que l’affrontement entre les deux ne se termine pas en eau de boudin. La scène est drôle, les dialogues sont percutants et l’horreur est à nouveau abordée de manière moins explicite et plus intelligente. Une petite oreille par-ci, une dent par-là, l’auteur parsème son récit de détails gores qui font bien rire.

Au menu de ce troisième volet, il y a donc de la saucisse maison et une foule de personnages hauts en couleur, voire déchiquetés. L’auteur livre des personnages extrêmement expressifs et le fait d’utiliser des enfants pour les rôles principaux renforce encore un peu plus le côté caustique de la farce. Si les bouilles des enfants sont très réussies, les rares adultes qui apparaissent dans cet album ne sont pas en reste. La maîtresse d’école, tyrannique, alcoolique et dépressive est à ce titre un véritable régal et la leçon de pédagogie qu’elle étale au milieu de ses collègues est à pouffer de rire.

Et puis, il y a à nouveau ce délicieux décalage entre la forme et le fond, qui constitue l’une des principales forces de ce récit qui multiplie les références horrifiques. Le contraste entre le scénario sanguinolent et le graphisme faussement naïf, presque enfantin, pourvu de personnages cartoonesques aux grosses têtes, fonctionne à merveille. Si les dessins très ludiques et le trait tout en rondeur donnent l’impression de parcourir un album jeunesse, rien n’est moins vrai, car cette série n’est pas à mettre entre toutes les mains et l’air mignon des petits copains de classe de Norman est donc carrément trompeur !

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