Grant Morrison présente Batman: L’Héritage Maudit


Et voilà Damian Wayne !

Grant Morrison présente Batman: L'Héritage MauditDepuis la lecture du très mauvais album « Batman – La résurrection de Ra’s al Ghul », je suis un peu réticent aux récits mettant en scène Talia Al Ghul et son empire du crime. Mais bon, étant donné que cet album lance une nouvelle collection DC Signatures, destinée à mettre en valeur le travail d’un auteur sur un héros, et que cet album propose le début du run très remarqué de Grant Morrison sur le titre Batman, je pouvais difficilement passer à côté.

Ce premier volume de l’arc narratif de Grant Morrison (qui débouchera sur la série « Batman Incorporated »), reprend les épisodes #655 à #658 et #663 à #669 de la saga US, c’est à dire cinq histoires scénarisées par l’écossais :

– Le fils de Batman (#655 à #658)
– Les Trois Fantômes (#664 à #665)
– Béthléem (#666)
– Le Club des Héros (#667 à #669)
– Le Clown de Minuit (#663).

Notons au passage que les épisodes manquants (du #659 au #662) ne sont pas de Grant Morrison et ne sont pas liés à la saga principale.

J’ai beaucoup aimé la première moitié de cet album qui commence sur les chapeaux de roue avec l’assassinat de Batman par un Joker qui est ensuite lui-même abattu à bout portant. Après cette scène d’ouverture qui ne peut laisser indifférent, Grant Morrison continue sur sa lancée avec une armée de Man-Bat impressionnante et la capture du Chevalier Noir. Mais le plus gros coup de l’auteur écossais est indéniablement l’introduction d’un personnage particulièrement charismatique qui risque bien de totalement bouleverser l’univers de Batman. Ce fils, issu d’une vieille union entre Talia et Bruce, va non seulement placer notre milliardaire devant ses responsabilités, mais également compliquer la tâche d’Alfred et de Tim Drake, alias Robin, car le charmant jeune homme n’a pas seulement un patrimoine génétique qui n’est pas irréprochable, mais il a également grandi au sein de La Ligue des Assassins. Ca promet !

Par contre, une fois arrivé à l’épisode #666, j’ai trouvé que le récit devenait moins intéressant. Il y a tout d’abord l’épisode « Béthléem », qui n’est pas terrible, mais également cette revisite du club international des héros qui puise dans l’histoire de Batman et tente de livrer un huis-clos inspiré d’Agatha Christie sans vraiment parvenir à convaincre. Je ne suis pas non plus fan de ce récit beaucoup trop verbeux, mais superbement illustré par John Van Fleet. Il faut d’ailleurs avouer que visuellement, cet album est une belle réussite. Du très bon Andy Kubert à l’excellent J.H. Williams 3, en passant par les planches hallucinées et photo-réalistes de John Van Fleet, graphiquement, il n’y a pas grand-chose à redire.

La suite de ce run incontournable est déjà prévue ce mois-ci, au sein d’une collection consacrée à Grant Morrison qui s’annonce en huit tomes !

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Une Réponse to “Grant Morrison présente Batman: L’Héritage Maudit”

  1. Je trouve que de plus en plus les graphismes deviennent hallucinants de réalisme. Est-ce dû à l’informatique ?

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