Bendis et Bagley – Ultimate Spider-Man, Carnage


Sacré Wolverine !

Bendis et Bagley – Ultimate Spider-Man, CarnageLa sixième intégrale de cette série qui revisite l’histoire de l’homme araignée reprend les épisodes #60 à #71 de la version US Ultimate Spider-Man, écrits par Brian Michael Bendis (« Torso », « Powers », « Daredevil (100% Marvel) », « Goldfish », « Jinx », « Sam and Twitch ») et dessinés par Mark Bagley.

On retrouve donc cette version modernisée de l’univers de Spider-Man et une approche plus contemporaine, visant à conquérir un jeune public parfois rebuté par quarante ans de continuité. Après la revisite intelligente des origines de Venom et du Docteur Octopus, la première moitié de cet album (épisodes #60 à #65) marque l’arrivée de Carnage dans l’univers Ultimate. Si la représentation visuelle du super-vilain est une belle réussite, cette nouvelle version dénuée de toute origine symbiotique/extra-terrestre a plus de mal à convaincre. Si ce criminel originaire d’une expérience de laboratoire manque de personnalité, l’intérêt de ce récit se situe ailleurs. Il y a tout d’abord le sort réservé à Gwen Stacy : même si ce passage est survolé un peu rapidement, le développement psychologique de Spidey et de ses proches suite à ce drame est particulièrement soigné. Ce passage constitue un véritable tournant dans l’histoire de Spider-Man et le récit n’est d’ailleurs plus accompagné de son humour légendaire. Si les réactions de Peter, Tante May, Flash et les autres constituent le véritable intérêt de cette première moitié d’album, la fin du combat entre Spider-Man et Carnage permet également à Bendis de faire un clin d’œil amusant à la Saga du Clone.

La deuxième moitié d’album propose trois « team-up » de chaque fois deux épisodes, qui lient respectivement Spider-Man à Wolverine, à la Torche et au Dr. Strange. Les épisodes #66 et #67 sont à mourir de rire et font du bien après l’ambiance assez lourde de l’arc précédent. Spider-Man s’y réveille dans le corps de Wolverine et vice-versa. Cela donne évidemment lieu à quelques passages amusants, dont un Wolverine qui tente de se balancer d’un immeuble à l’autre en utilisant la toile de Spidey. Les deux épisodes suivants sont moins marquants et proposent un échange sympathique entre Spider-Man et un Johnny Storm qui se retrouve dans la même école que Peter Parker. Les deux derniers épisodes mêlent un rendez-vous amoureux entre Peter Parker et MJ à une rencontre avec le Dr. Strange. Rien de vraiment passionnant, même si les cauchemars que doit affronter Spidey, permettent de mieux comprendre l’état d’esprit catastrophique dans lequel il se trouve.

Une très bonne première moitié d’album, suivie de trois récits de transition, dont le premier vaut vraiment le détour. Quant à la couverture…

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