Charles Burns – Big Baby


Attention c’est du Burns !

Charles Burns - Big BabyPour la plupart des gens qui ont lu son chef-d’œuvre Black Hole, Charles Burns est un véritable dieu. Du coup, tout ce qu’il a un jour produit vaut inévitablement le détour. J’avais donc une bonne raison pour m’attaquer à ce gros bébé publié par les éditions Cornélius.

Big Baby est un recueil de quatre histoires qui mettent en scène le petit Tony Delmonto, un garçon à l’apparence assez singulière qui est de surcroît passionné par les récits horrifiques. Ceux-ci nourrissent non seulement son imaginaire, mais influencent également assez bizarrement son quotidien, comme en témoignent ces quatre histoires :

Dans « Big Baby » Tony s’amusent encore assez gentiment avec des petits soldats, qu’il s’amuse à mettre en face d’un dinosaure. Si ces quelques pages démontrent déjà qu’il a de l’imagination, c’est « La malédiction des hommes-taupes » qui nous plonge véritablement dans l’univers du maître Burns. L’auteur y met en scène un homme particulièrement jaloux, qui tente l’impossible pour prendre sa femme la main dans le sac. Mais, il n’est pas le seul à surveiller la maison de près, car, la nuit venue, à travers la fenêtre de sa chambre, son voisin Tony voit également des choses étranges dans son jardin. Voilà, Burns vient d’ouvrir bien grand la porte de l’étrange et il poursuit de plus belle avec les deux récits suivants. Dans « La peste jeune » c’est la babysit de Tony qui semble victime d’une étrange maladie venue de l’espace, tandis que dans « Le club sanglant », c’est le fantôme d’un petit garçon qui perturbe la colonie de vacances à laquelle participe Big Baby.

Alors certes, cet album n’est sans doute pas aussi indispensable que l’incontournable Black Hole, mais à travers ces récits empreints d’onirisme cauchemardesque et de fantastique, Charles Burns (ToXic) s’amuse à pointer les travers de la société américaine du doigt et plonge le lecteur dans une Amérique des fifties, délicieusement névrosée. Ce récit intelligent, intriguant et perturbant n’est évidemment rien sans le graphisme divin de Burns. Ce dessin noir et blanc qui installe une atmosphère glauque et angoissante tout au long du récit, se place une nouvelle fois au diapason des histoires et confirme que Charles Burns est bel et bien un dieu ! Chacune de ses œuvres est donc une véritable bénédiction…

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4 Réponses to “Charles Burns – Big Baby”

  1. Amen ! ^^
    Je note, je suis dans une période où j’apprécie ces récits remplis d’étrangeté ^^ Le fait que ce soit un recueil de nouvelles me gêne un peu cependant

  2. Un univers onirique et cauchemardesque, ce n’est pas du tout mon truc, je préfère passer.

  3. Ca ne me branche pas plus que ça, mais si « Black Hole » est un incontournable j’essaierai de lire au moins celui-ci.

  4. J’hésite franchement, tout comme j’hésite pour Black Hole cela dit… Trop bizarre pour moi je pense… et puis je ne suis pas fan du dessin !

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