Grant Morrison présente Batman: Batman R.I.P.


Zur-En-Arrh !

Grant Morrison présente Batman: Batman R.I.P.Ce tome poursuit le long run de Grant Morrison sur Batman au sein de cette collection DC Signatures, destinée à mettre en valeur le travail d’un auteur sur un héros. Si L’Héritage Maudit, le premier des huit tomes prévus, présentait Damian Wayne, le fils de Bruce issu d’une ancienne aventure avec Talia Al Ghul, celui-ci reprend les épisodes #672 à #681 de « Batman » ainsi que des pages des épisodes #30 et #47 de « 52 » et confronte Batman à la mystérieuse organisation du Gant Noir.

Si j’avais un peu moins aimé la deuxième partie de l’album précédent, ces épisodes prennent cependant tout leur sens dans ce second recueil intitulé Batman R.I.P. Comme le titre laisse présager, cette suite de l’arc narratif de Grant Morrison n’est pas de tout repos pour l’homme Chauve-souris… ou alors un repos définitif. Le Docteur Simon Hurt et son Club des Vilains ont en effet décidé de mettre à mal le héros de Gotham City en lançant une machination infernale contre lui, visant à le briser psychologiquement, avant de l’éliminer définitivement. Le lecteur retrouve donc la belle Jezebel Jet, qui se rapproche encore un peu plus de Bruce Wayne, le Club international des Héros et les pseudos-Batman du tome précédent, mais en apprend surtout plus sur ce mystérieux Gant Noir qui se referme lentement sur le Dark Knight.

Grant Morrison livre à nouveau un récit complexe, psychédélique et empruntant des chemins tellement tortueux que les néophytes risquent de s’y perdre. Mêlant réalité, hallucinations, flash-backs et présent ainsi que de nombreuses références au passé du justicier et à des épisodes souvent méconnus, l’auteur a peut-être parfois tendance à inutilement disperser son récit, mais force est de constater que finalement tout s’emboite à merveille et que cette narration qui prête volontairement à confusion accompagne à merveille la descente aux enfers de Batman et l’état de confusion dans lequel il se trouve. Hanté par les épreuves qu’il a vécues, le Dark Knight perd toute notion avec la réalité et accompagne le lecteur dans cette zone grise où il devient difficile de savoir ce qui est réel ou imaginé. S’accrochant au fil de l’histoire, au milieu d’un Batman de Zur-en-Arrh déchaîné et des conseils d’un Bat-Mite, le lecteur doit également faire face à des révélations fracassantes concernant Alfred Pennyworth, Thomas et Martha Wayne. Usé psychologiquement et recouvrant un semblant de santé mentale en fin d’album, je suis cependant sorti extrêmement ravi de cette lecture. Les dessins, quasiment intégralement assurés par Tony Daniel, accompagnent d’ailleurs parfaitement cette plongée dans les méandres de l’esprit de Batman.

« Batman R.I.P. » n’est pas seulement du Grant Morrison, mais également du grand Morrison !

Et si vous trouvez qu’il commence à y avoir trop de Batman dans mon Top de l’année, allez vous plaindre chez Urban Comics !

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