Brian Michael Bendis et Alex Maleev – Moon Knight, Vengeur


Un duo de choc pour le relaunch d’un héros de seconde zone !

Brian Michael Bendis et Alex Maleev - Moonknight, VengeurMoon Knight n’est pas le héros qui m’attire le plus dans l’écurie Marvel, mais lorsque ce sont Brian Michael Bendis et Alex Maleev qui viennent relancer la série, la tentation est un peu trop grande pour pouvoir résister.

Ce premier tome, qui reprend donc les sept premiers épisodes de ce relaunch, place Moon Knight dans un nouveau contexte, à Los Angeles. Mais, pas de bol pour notre héros, car certains super-vilains de New York ont remarqué cette opportunité dans le monde du crime et décident d’aller faire joujou à L.A., bien loin de Spider-Man & Co. Notre super-héros de second rang se retrouve donc confronté à une bande de malfrats qui cherche à reconstituer Ultron, le robot capable de détruire l’Humanité. Malheureusement, cette enquête ne s’avère pas vraiment intéressante et la tentative de Bendis de rendre le récit prenant en dissimulant l’identité du mystérieux caïd local, ne fonctionne pas trop.

Le travail de Bendis au niveau du personnage est déjà légèrement plus convaincant. L’auteur tente surtout d’exploiter la personnalité troublée du héros et s’amuse avec ses hallucinations schizophrènes. Cela lui permet d’insérer beaucoup d’humour à son récit et de livrer une fin d’album plutôt réussie. Si les dialogues font également mouche, la surabondance de bulles, due à la présence des voix de Captain America, Spider-Man et Wolverine, a tendance à ralentir un peu trop le rythme du récit. En associant Moon Knight à une autre héroïne de second plan, l’auteur tente également de développer une relation sentimentale entre les deux, mais celle-ci à du mal à convaincre. En (sur)exploitant la surdité de Maya Lopez, alias « Echo », c’est une nouvelle fois l’aspect humoristique de la relation qui prend le dessus sur le reste.

Visuellement, le travail d’Alex Maleev est par contre à nouveau remarquable. Ce dessinateur sied à merveille aux intrigues urbaines, intimistes et sombres de Brian Michael Bendis. Malheureusement, au niveau de la qualité, le récit de ce duo de choc se rapproche plus de ce qu’ils avaient fait sur « Spider-Woman », que de leur excellent run sur Dardevil. Dommage !

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