Yann et Didier Cassegrain – Piège sur Zarkass


Premier flop de cette séduisante collection !

Yann et Didier Cassegrain - Piège sur ZarkassComme j’avais été conquis par les deux albums (OMS en série et Niourk) qui avaient inauguré cette collection d’adaptation lancée par Ankama et Comix buro, axée sur l’œuvre de Stefan Wul, je me suis immédiatement jeté sur cette troisième remise à neuf d’un ouvrage du maître. Au long de ses onze romans publiés dans la célèbre collection « Anticipation » des éditions Fleuve Noir entre 1956 et 1959, Stefan Wul (Pierre Pairault de son vrai nom) a su s’imposer comme le grand maître de la Science-Fiction française. Ses mondes imaginaires ont inspiré grand nombre d’artistes, qu’ils fussent issus de la littérature ou du cinéma. À travers cette collection intitulée « Les Univers de Stefan Wul », c’est dorénavant le neuvième art qui offre à de nombreux auteurs de talent l’occasion de rendre hommage au maître en adaptant ses œuvres à notre média de prédilection.

« Piège sur Zarkass » emmène le lecteur en l’an 3001, dans un univers où la domination masculine a été totalement renversée et que l’on découvre surtout via le texte introductif de Yann. Malheureusement, une fois passé cette introduction assez amusante qui semble vouloir inviter le lecteur au sein d’une société asexuée pleine de promesses, il n’y a plus grand-chose à se mettre sous la dent.

Yann invite à suivre les pas de deux agents envoyés sur Zarkass, sur les traces d’un vaisseau extra-terrestre qui se serait écrasé sur cette planète colonisée par les terriens. Cette mission à travers la jungle zarkassienne est cependant très vite ennuyeuse au possible. On a certes droit au duo très classique que tout oppose, mais le rythme de cette aventure est beaucoup trop lent et les dialogues sont d’une lourdeur incroyable. Les personnages sont un brin trop caricaturaux et la narration multiplie les dérapages scatologiques, distillant un humour « pipi caca » qui finit par manquer totalement de finesse. Si les jeux de mots ne volent pas bien hauts, le langage petit nègre des autochtones a également de quoi énerver/lasser au fil des pages. Alors que je cherche encore l’intérêt de cette aventure, j’en viendrais presque à oublier de mentionner le travail de Didier Cassegrain, qui s’en sort plutôt bien, mais qui ne parvient malheureusement pas à compenser la médiocrité du scénario.

Grosse déception !

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