Geoff Johns et Jim Lee – Justice league, L’Odyssée du mal (Tome 2)


Une Odyssée qui n’est pas si mal !

Geoff Johns et Jim Lee - Justice league, L'Odyssée du mal (Tome 2)Le premier tome de cette saga qui fait partie de la première vague du fameux relaunch “The New 52″ de DC Comics, rebaptisé DC Renaissance par Urban Comics, revenait sur la création de la Justice League. Cinq ans après ce fameux combat contre Darkseid, l’équipe composée de Superman, Aquaman, Wonder Woman, Green Lantern, Flash, Cyborg et Batman est au sommet de sa popularité, notamment grâce au livre écrit par David Graves : « La Ligue de Justice : Des Dieux Parmi Nous » !

Ce deuxième volume, qui reprend les épisodes US #7 à #12 ainsi que le Justice League #0, fait cependant tomber le groupe de son piédestal et c’est ce même David Graves qui se retrouve à l’origine de la chute de ces dieux des temps modernes. Des problèmes de confiance aux querelles internes, le lecteur découvre progressivement que tout n’est pas forcément rose au sein de l’équipe des plus grands super-héros du monde.

Le méchant dont doit s’occuper la Justice League n’est cependant pas très charismatique et ce pouvoir qui lui permet de se nourrir de la détresse des autres semble un peu sorti de nulle part, mais son rôle est surtout d’accentuer les problèmes internes du groupe. Si certains passages sont intéressants au niveau de la dynamique de groupe, le développement psychologique des personnages manque tout de même un peu de profondeur. Le personnage le plus intéressant n’est d’ailleurs pas l’un des super-héros, mais Steve Trevor, l’agent de liaison entre l’équipe et le gouvernement qui est amoureux de Diana. On notera également l’arrivée de Green Arrow, dont les tentatives d’intégration au sein du groupe sont finalement assez amusantes.

Du point de vue du scénario, le récit est assez classique, mais parfaitement maîtrisé. Les auteurs offrent de l’excellent divertissement, porté sur l’action et saupoudré de quelques touches d’humour que je qualifierais volontiers de « spidermanesques ». Cela manque certes un peu de profondeur, mais l’idée de s’interroger sur le rôle de la Justice League n’est finalement pas mauvaise. Visuellement, le déclin du groupe n’est pas uniquement mis en images par Jim Lee, mais également par quelques artistes remplaçants qui se débrouillent très bien, tels que Ivan Reis, Gene Ha, Carlos d’Anda ou Kenneth Rocafort. Jim Lee ne livre peut-être pas son meilleur travail, mais ses planches demeurent tout de même somptueuses. Son style dynamique, ses cadrages hollywoodiens et sa façon de mettre en valeur les actions de ses personnages à coups de doubles-pages percutantes contribuent indéniablement à la qualité de ce récit.

En fin d’album, le lecteur découvre le numéro du Free Comic Book Day qui présente le personnage de Pandora, ainsi que des pages du Justice League #0. Cela tombe un peu comme un cheveu dans la soupe, mais cela incite également à vouloir découvrir la suite au plus vite.

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