Balak, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville – Lastman


KSTЯ frappe encore une fois très fort !

Balak, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville - LastmanEdité par l’excellent label KSTЯ, cette nouvelle saga signée Yves « Balak » Bigerei, Bastien Vivès et Michaël Sanlaville a pour ambition de proposer un manga à la française.

Côté nippon les auteurs recyclent le genre « baston » à la sauce shõnen (manga destiné aux ados) et s’imposent le rythme de production des mangaka. Enfermés dans un studio ils ont dès lors pour mission de produire vingt pages par semaine ou un tome de 200 pages par trimestre pour douze tomes au total. Et oui, il tape bien sur le ciboulot le soleil levant ! Côté franco-belge, ils conservent néanmoins le sens de lecture de gauche à droite et cet humour bien de chez nous.

Bon, ça ressemble donc à du manga, mais ça raconte quoi ? Ben, c’est tout simple : c’est l’histoire d’un gamin de neuf ans qui s’est entraîné comme une bête pour pouvoir remporter le tournoi d’arts martiaux annuel organisé par son village et offrir la coupe pleine de pièces d’or à sa mère. C’est donc très léger et facile d’accès, mais cela fonctionne à merveille. On s’attache d’emblée à ce héros haut comme trois pommes et à sa quête improbable, surtout que cela ne démarre pas très fort pour lui : son partenaire déclare forfait et il faut impérativement être à deux pour participer à cette compétition. Et c’est là que surgit de nulle part le mystérieux Richard Aldana, un combattant solitaire qui intrigue dès sa première apparition. Bref, une belle réussite au niveau des personnages, surtout que la mère du petit Adrian Velba (une boulangère qui distribue donc d’autres sortes de pains) est une véritable bombasse.

Au niveau du scénario les auteurs proposent un récit dynamique au rythme soutenu, qui joue donc pleinement la carte de l’action. Mais attention, cette histoire est bien plus qu’un tournoi d’arts martiaux sans fond ! L’histoire se déroule dans un endroit qui fait penser à un bled médiéval, mais le ténébreux Richard y surgit en moto, muni de clopes. Ce décalage intrigue immédiatement et se retrouve également au niveau des dialogues, volontairement modernes et drôles par rapport au décor moyenâgeux. Si les origines de Richard intriguent, l’humour fait également mouche. Le lecteur ne devra donc pas s’étonner de voir apparaître les frères Bogdanov en lutteurs… et on sent bien que les auteurs rêvaient de leur mettre quelques bonnes tartes à ceux-là.

Visuellement, le dessin ne s’attarde pas inutilement dans les détails, mais se contente d’aller à l’essentiel. Les trois compères livrent ainsi un album dynamique, ainsi qu’une petite leçon d’art séquentiel. Si les premières pages sont en couleurs, la suite se poursuit en noir et blanc, se contentant de quelques nuances de gris. Un seul mot pour résumer le graphisme : efficace !

Si l’album papier risque bien de se vendre comme des petits pains (non, pas dans la tronche monsieur le libraire !), la série est également disponible en prépublication gratuite sur le site de Delitoon. Vous n’y retrouverez pas seulement la série diffusée sous forme de feuilletons hebdomadaires, mais également une parodie du making-off de la bande dessinée. Notons finalement qu’un jeu vidéo est également prévu en 2014.

Bref, de l’excellent divertissement, que vous retrouverez d’ailleurs dans mon Top de l’année !

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