Nicolas Pothier et Johan Pilet – Ratafia, Fitzcarraldies (Tome 6)


J’adore Ratafia !!!

Nicolas Pothier et Johan Pilet - Ratafia, Fitzcarraldies (Tome 6)Depuis leur aventure japonaise, l’équipage de la Kouklamou doit supporter les chants de Cecilio de Bovero, le plus grand ténor d’Amérique du Sud, récupéré sur l’île de Polempoix. Le Capitaine, plus amoureux d’art que d’or, s’est en effet mis en tête d’aider le célèbre artiste à construire un opéra en pleine jungle mamazonienne. Les autres pirates ne l’entendent initialement pas de cette oreille, mais en échange de leur collaboration, le chanteur aux grands airs promet de les conduire vers le mythique Eldorado !

Après un premier cycle de quatre volets hilarants et un one-shot aux parfums d’Azie, il aura donc fallu attendre près de cinq ans pour retrouver les sympathiques pirates de Nicolas Pothier. S’inspirant librement du film Fitzcarraldo de Werner Herzog, avec Klaus Kinsky et Claudia Cardinale, ce sixième volet met les voiles sur les eaux du fleuve Mamazone, en pleine forêt tropicale.

Les retrouvailles avec le Capitaine Charles, Romuald, Jeanne et leurs compagnons d’infortune s’effectue en musique, sur un scénario aussi riche en rebondissements qu’en fausses notes. Le chanteur de pacotille qui rythme cet album de chansonnettes populaires plonge les flibustiers de la Kouklamou dans une galère certes improbable, mais toujours aussi amusante. Cette nouvelle aventure particulièrement musicale n’est évidemment qu’un prétexte pour délivrer de l’humour, des clins-d’œil cocasses, des dialogues délirants et des jeux de mots bien réfléchis. Si la culture nippone faisait encore l’objet des délires du tome précédent, les auteurs s’attaquent maintenant au western et à tout ce qui touche à la musique, dont les fameux castings des émissions de télé-réalité tels que Star Academy, Nouvelle Star ou The Voice.

Au niveau du graphisme, Frederik Salsedo ayant quitté le navire, c’est dorénavant Johan Pilet qui mène la barre. Ce dernier avait déjà collaboré avec Nicolas Pothier sur Caktus et parvient à rester fidèle à l’univers graphique de la série. De la reprise de la couverture d’un album de Tintin aux traditionnels têtes de mort volantes qui viennent accentuer les inévitables bides, il entretient brillamment l’esprit totalement loufoque de cette aventure maritime.

À force de chanter le même refrain, Ratafia pourrait finir par lasser au fil des tomes, mais c’est surtout le plaisir de voguer en terrain connu, à la recherche de la moindre vanne cachée, qui subsiste et impose progressivement cette saga comme un classique du genre. Au risque de se tordre de rire, il est donc fortement conseillé de se lancer à l’abordage de cette cargaison d’humour fin et décapant !

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