Shigeru Mizuki – La vie de Mizuki


La biographie complète de Shigeru Mizuki !

Shigeru Mizuki - La vie de MizukiComme le titre laisse présager, « La vie de Mizuki » est une oeuvre autobiographique. Si Shigeru Mizuki (Opération mort) s’est souvent mis en scène lors de ses précédents ouvrages, ceux-ci étaient chaque fois en partie romancés. A travers cette saga prévue en trois volumes le nonagénaire décide de nous raconter toute sa vie. Ce premier volet, sous-titré L’enfant, démarre à la naissance du mangaka en 1922 dans la préfecture de Tottori et se termine sur le front alors qu’il vient d’être appelé pour participer à la Seconde Guerre Mondiale.

L’auteur revient avec beaucoup d’humour et de réalisme sur son enfance passée dans la petite ville côtière de Sakaiminato avant de partager ses déboires sur le marché de l’emploi. Outre sa vie personnelle et ses relations familiales, cet album témoigne également de l’une des périodes les plus intéressantes de l’histoire du Japon. Véritable témoignage de l’histoire de l’Ère Showa (1926-1989), ce récit dépeint avec brio la société japonaise de l’époque. L’auteur, qui a perdu le bras gauche durant la Seconde Guerre mondiale et a dû apprendre à dessiner de la main droite pour pouvoir témoigner de son histoire personnelle et de celle de son pays, propose donc une oeuvre à la fois personnelle et didactique.

Cet album permet également au lecteur de retrouver la vieille NonNonbâ (découverte dans le récit éponyme, qui a d’ailleurs reçu le prix du meilleur album à Angoulême en 2007) et ses histoires de Yokaï. L’auteur recycle d’ailleurs plusieurs pages de ses œuvres précédentes, faisant ainsi le lien avec ces ouvrages romancés. Visuellement le lecteur retrouve le dessin typique de l’auteur, avec un dessin plus réaliste lors des scènes de combats.

Indispensable si vous aimez Mizuki ou si vous avez apprécié Une vie dans les marges.

Retrouvez ce manga dans mon Top de l’année !

2 Réponses to “Shigeru Mizuki – La vie de Mizuki”

  1. […] « Une bonne moitié de ce premier tome donne comme une impression de déjà-vu, voire le sentiment de relire franchement NonNonBâ. » (Badelel) En effet, MIZUKI ne s’est pas embêté à retoucher certaines planches qu’il avait déjà publiées par ailleurs : décrivant son rapport étroit avec le monde des esprits, elles ont été réutilisées telles quelles. Mais peut-on lui reprocher une telle économie pour 20 pages sur… presque 500 ? Car oui, son enfance (qui couvre l’ensemble de ce premier tome) fut telle qu’il lui fallait bien cela pour en parler dans le détail mais sans jamais lasser : « l’auteur revient avec beaucoup d’humour et de réalisme sur son enfance passée dans la petite ville côtière de Sakaï-minato avant de partager ses déboires sur le marché de l’emploi. » (Yvan) […]

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