Jérôme Hamon et Marc Van Straceele – Yokozuna (Tome 2)


La gloire éphémère des sumos !

Jérôme Hamon et Marc Van Straceele - Yokozuna (Tome 2)Voici donc la suite et fin de cette histoire très biographique qui invite à suivre les pas de Chad Rowan, un jeune Hawaïen qui veut devenir le premier sumotori non-japonais à accéder au grade de yokozuna, le plus élevé dans la hiérarchie du sumo.

Si le premier volet de ce roman graphique aux allures de manga, mais signé par deux européens (Jérôme Hamon et Marc Van Straceele), montrait les débuts de cet adolescent qui quitte tout pour tenter sa chance dans un pays dont il ne connaît rien et dans un sport au sein duquel il est totalement néophyte, ce second tome se concentre sur son ascension vers les sommets de cet art, avant de se pencher sur le côté éphémère de cette gloire. L’épisode précédent s’attardait principalement sur les difficultés qui accompagnent les sumotoris qui veulent se hisser au sommet de la hiérarchie, surtout lorsque ceux-ci sont issus d’un autre pays et qu’ils doivent démarrer tout en bas de l’échelle, tout en étant confrontés à des difficultés d’intégration au sein du dojo et de la société japonaise. Cette suite n’est pas beaucoup plus optimiste car le sommet de ce parcours composé de travail, de courage, de dépassement de soi et de doutes ne dure pas très longtemps et est souvent suivi d’une belle dégringolade. Si l’arrivée du frère de Chad sert surtout à démontrer que le manque de discipline ne pardonne pas dans ce sport, les fins de trajectoire de ceux qui arrivent à accrocher le titre de yokozuna démontrent que la reconversion s’avère souvent beaucoup moins glorieuse.

Si cette histoire permet de découvrir une discipline totalement méconnue qui vénère ses champions comme des demi-dieux, la narration manque par contre de fluidité. Le récit multiplie en effet les sauts temporels sans prévenir et repose en grande partie sur de nombreuses scènes muettes qui ne rendent pas la lecture plus facile étant donné que les personnages sont difficilement identifiables. Le travail d’édition est par contre remarquable et le graphisme en noir et blanc assez brut de Marc Van Straceel, qui mélange crayonné et lavis, donne l’impression de contempler de vieilles estampes d’un sport ancestral et accompagne parfaitement le parcours physiquement et mentalement éprouvant de Chad.

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