Scott Snyder et Rafael Albuquerque – American Vampire, Course contre la Mort (Tome 4)


Le moins bon tome jusqu’à présent !

Scott Snyder et Rafael Albuquerque - American Vampire, Course contre la Mort (Tome 4)Le quatrième tome de cette excellente saga co-imaginée par Stephen King reprend les épisodes US #19 à #27. Le célèbre romancier, qui s’occupait encore des origines de Skinner Sweet lors des débuts, a progressivement laissé les commandes de cette série à Scott Snyder. Partant de l’idée qu’en changeant d’environnement, les vampires seraient capables d’évoluer, Stephen King et Scott Snyder sont parvenus à tourner le dos aux spécimens issus de la vieille Europe et aux suceurs de sang charmeurs de midinettes. En renouant avec des créatures plus terrifiantes et plus sanguinaires, les auteurs invitent à suivre l’itinéraire d’une nouvelle espèce aux crocs plus longs et ne craignant pas le soleil, tout en parcourant différentes périodes de l’histoire des États-Unis.

Après un passage en 1880, à l’époque de la conquête de l’Ouest, une suite qui se déroulait dans le Las Vegas des années 1930 et une troisième salve qui se situait en pleine guerre du Pacifique, ce tome se déroule dans l’Amérique rockabilly des 50’s.

Mais avant cela, Scott Snyder propose de revenir sur le passé de Skinner Sweet. Cette histoire qui débute en 1863 en compagnie de James Book et de son demi-frère adoptif Skinner permet de découvrir comment la relation entre les deux enfants a évolué au fil des ans. Ce récit en trois épisodes, intitulé « The Beast in the cave » et dessiné par Jordi Bernet, s’attarde également sur le passé militaire des deux, au moment l’armée US pourchasse des guerriers apaches au Sud du Nouveau Mexique. Si ce passage permet de découvrir que le manque de scrupules de Skinner remonte à avant sa mort, le graphisme n’atteint pas le niveau de celui de Rafael Albuquerque et le fait d’apprendre que Skinner n’est finalement pas le premier le premier de son espèce a tendance à surprendre…

La deuxième partie invite à suivre la quête vengeresse de Travis Kidd, un jeune chasseur de vampires qui incarne parfaitement les fifties avec sa banane, son blouson en cuir et ses lunettes noires. Si les quatre épisodes de « Course contre la Mort » permettent de renouer avec le graphisme de Rafael Albuquerque, le dessinateur phare de cette saga, ce scénario très rock’n’roll, rythmé par deux grosses cylindrées américaines, se limite cependant à une simple course poursuite.

La dernière saga, « The Nocturnes », invite à suivre les pas de Calvin Poole, un ancien soldat noir, qui œuvre pour le compte de Hobbes en tant que membre des Vassaux de Vénus. Si les dessins de Roger Cruz et Riccardo Burchielli sont inférieurs à ceux du dessinateur brésilien, cette histoire qui se déroule dans le bled de Midway, Alabama, en compagnie d’une espèce de loups-garous que les Vassaux pensaient éteinte, s’avère par contre meilleure que les deux précédentes… surtout que la fin promet un cinquième tome passionnant.

Si Scott Snyder mêle à nouveau habilement Histoire et fiction au sein d’un récit violent et sanglant, cette revisite du mythe des vampires n’est donc malheureusement plus portée par Skinner Sweet et de Pearl Jones, mais par des personnages beaucoup moins charismatiques. Je ne suis pas non plus fan des changements de dessinateurs, même si la colorisation experte de Dave McCaig parvient à donner une unité graphique solide à l’ensemble.

Bref, le moins bon tome d’une saga incontournable !

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