Fabien Nury – L’Or et le Sang, Khalil (Tome 4)


Incontournable !

Fabien Nury - L'Or et le Sang, Khalil (Tome 4)« Khalil » propose la conclusion de cette histoire d’amitié entre deux hommes que tout oppose. Le moins que l’on puisse dire est que le parcours des « Princes du Djebel » ne fut pas de tout repos. Après s’être liés d’amitié sous les salves ennemies de la guerre 14-18 et s’être libérés de leur ancienne vie, Léon Matilo, ancien truand corse, et Calixte de Prampéand, aristocrate issu d’une riche famille d’industriels, se sont en effet laissés emporter par le souffle de liberté qui souffle sur le rif marocain. Malgré une amitié qui finit par vaciller et des Français et des Espagnols qui feront tout pour que ce rêve de liberté et de République du Rif ne se réalise jamais, les deux héros comptent bel et bien poursuivre l’aventure jusqu’au bout et entrer définitivement dans la légende.

S’appuyant sur un fond historique méconnu et sur le talent narratif de Fabien Nury (Atar Gull, Il Etait Une Fois en FranceLa mort de Staline), cette saga ouvre grand les portes du récit d’aventure. Le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer une seconde en suivant l’incroyable destinée de ces princes du Djebel. Reconvertis en trafiquants d’armes, puis en leaders de la révolution, balancés entre les conflits tribaux et manœuvrant habilement entre les plans colonialistes des Espagnols et des Français, les deux aventuriers tentent de trouver leur voie et leur bonheur au Maroc.

Après avoir fait la fiesta à Tanger et profité pleinement de son nouveau statut, Léon, le narrateur de ce récit, tourne définitivement le dos à ceux qui l’ont corrompu pour rejoindre la cause de cet ami qui répond dorénavant au nom de Khalil. Une reconversion à l’islam qui montre non seulement sa détermination à embrasser pleinement la cause des rifains, mais qui lui a également permis de séduire définitivement la belle Anissa.

Si, au niveau du scénario, ce mélange d’action, d’amitié, de trahisons, de magouilles et d’humour fonctionne toujours à merveille, côté dessin, le travail à quatre mains de Fabien Bedouel et Merwan Chabane, agrémenté de la colorisation experte d’Alice Bohl et de Sandrine Bonini, demeure surprenant, mais toujours aussi efficace. Dans un style qui se détache de la majorité de la production actuelle, les auteurs livrent un graphisme dynamique et séduisant. Alliant scènes de combats et paysages chauds du Maghreb, les auteurs proposent une mise en images personnelle, originale et convaincante, sans parler du charisme des personnages et du pouvoir de séduction d’Anissa.

Une saga à ne rater sous aucun prétexte, que vous retrouverez également dans mon Top de l’année !

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