Robert Kirkman, Ben Oliver et Yanick Paquette – Ultimate X-Men, Sentinelles (Tome 8)


La fin des X-Men !

Robert Kirkman, Ben Oliver et Yanick Paquette - Ultimate X-Men, Sentinelles (Tome 8)Après le run de Mark Millar (tomes 1 à 3), celui de Brian Michael Bendis (tome 4) et celui de Brian K. Vaughan (tomes 5 et 6), cet album propose la suite de l’arc imaginé par Robert Kirkman (Walking Dead, Invincible). Ce huitième Marvel Deluxe reprend les épisodes US Ultimate X-Men #75-#88.

Après un septième volet axé sur le développement psychologique, cette suite joue à nouveau pleinement la carte de l’action et marque l’arrivée de deux nouveaux personnages dans l’univers Ultimate : Cable (qui n’est ici pas le fils de Scott et Jean) et Bishop. Si les deux viennent du futur, c’est surtout le premier qui va venir perturber l’équilibre de la communauté mutante en éliminant le professeur Charles Xavier.

Robert Kirkman ne lésine donc pas sur les rebondissements et ne ménage pas ses mutants. Outre la mort du professeur Xavier, il n’hésite par exemple pas à arracher un bras à la pauvre Malicia… sort généralement réservé exclusivement à Wolverine. Privé de son mentor, l’équipe de Cyclope est dissoute et la communauté mutante se retrouve plongée dans le chaos. Il y a ce Bishop qui crée sa propre équipe de X-Men, la découverte d’un groupe de mutants vivant sous terre (les Morlocks) et l’émergence d’une branche dissidente (le Front de Libération Mutant) qui fout le bordel. Ajoutez à cela le retour des Sentinelles, le plan machiavélique des jumeaux Fenris, l’évasion de Henri McCoy, la menace du Phénix qui sommeille toujours en Jean Grey, ainsi que les révélations et les motivations des deux mutants venus du futur et vous obtenez un récit particulièrement dense et plusieurs scènes marquantes aux conséquences lourdes.

Aucune chance de s’ennuyer donc, mais je ne suis cependant pas ressorti super enthousiasmé de cette lecture. Kirkman oublie en effet d’insuffler du suspense et de la tension à ce récit qui se contente d’enchaîner les surprises… sans pour autant parvenir à surprendre. Visuellement, on a de nouveau droit à une flopée d’artistes (Yanick Paquette, Mark Brooks, Ben Oliver), qui livrent un travail tout à fait correct.

Bref, après un tome axé sur le relationnel, Kirkman se frotte à l’action, mais toujours sans parvenir à surprendre.

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