Charles Burns – Fleur de peau


Trois récits de Charles Burns, écrits juste avant son chef-d’œuvre !

Charles Burns - Fleur de peauCe tome regroupe trois histoires indépendantes écrites juste avant Black Hole, mais qui sont néanmoins toutes reliées. Chaque récit débute en effet là où le précédent s’est arrêté.

C’est d’ailleurs Tony, le héros de Big Baby, qui nous présente le personnage principal de la première histoire, intitulée « Une vie de chien ». Le lecteur fait ainsi la connaissance de Dog Boy, un jeune homme aimable à la recherche de l’âme sœur. Sa quête n’est cependant pas très aisée car, suite à une transplantation cardiaque, il a tendance à se comporter comme un chien. Au fil des pages, cet homme-chien qui cherche à s’intégrer malgré ses différences et à trouver l’amour, s’avère de plus en plus attachant.

« Brûle encore », la seconde histoire, s’intéresse à Bliss Blister, jeune rescapé d’un terrible incendie qui a ravagé sa demeure familiale. Suite à ce « miracle », il devient prédicateur et leader de nombreux fidèles qu’il finit par préparer à la fin du monde. Cette histoire qui m’a fait penser à l’un des rôles interprété par Christopher Chance dans le deuxième tome de « Human Target », montre les dangers d’une foi aveugle et pointe du doigt le puritanisme américain et la mercantilisassions de la religion. Notons également l’allusion faite à Black Hole, lorsque l’un des personnages évoque la peste jeune.

Une fois le plat de résistance de cet album digéré, Charles Burns s’intéresse à un couple qui bat de l’aile. « Un mariage en enfer » raconte en effet l’histoire d’une jeune épouse modèle fort attachante, qui ne parvient cependant pas à consommer son mariage et qui s’inquiète également des absences répétées de son époux.

Le lecteur retrouve donc la noirceur et l’ambiance glauque des autres œuvres de l’auteur, mais également un brin d’humour délicieusement décalé et une touche de fantastique qui contribue à la bizarrerie des récits. Puis, il y a le plaisir de retrouver ce dessin noir et blanc somptueux, qui s’installe à chaque fois immédiatement au diapason de l’atmosphère étrange qui enveloppe chaque récit imaginé par le maître.

Un album qui n’a certes pas la puissance narrative de Black Hole ou ToXic, mais que tout amateur de Charles Burns se doit de lire.

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5 Réponses to “Charles Burns – Fleur de peau”

  1. Tiens tiens, lors de la réunion à l’asso BD pour la présentation des coups de coeur 2014, un des membres a parlé de son admiration pour Burns… Du coup, cela m’intrigue bien que peu lectrice de ce genre de BD.

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