Jeff Lemire – Sweet Tooth


Road-trip en compagnie d’un héros attachant !

Jef Lemire - Sweet ToothDans les œuvres de Jeff Lemire, c’est comme dans le cochon: tout est bon ! De ses œuvres plus personnelles (Essex County, Monsieur Personne, Jack Joseph soudeur sous-marin) aux séries super-héroïques (Green Arrow, Animal Man…), en passant par de la science-fiction (genre dont je ne suis pourtant pas fan) avec le récent Trillium , l’artiste canadien ne m’a jamais déçu.

Pour cette saga en solo débutée en 2009, l’auteur livre un récit plus long que d’habitude puisqu’il comptabilise quarante épisodes au total. Ce premier des trois volets propose les onze premiers chapitres et plonge le lecteur dans un monde post-apocalyptique, où la majeure partie de la population a été éradiquée par une pandémie, il y a de cela une dizaine d’années. Depuis le début de la catastrophe, des êtres hybrides, mi-humains mi-animaux, sont apparus, dont le petit Gus. Ce gamin de neuf ans qui ressemble à un cerf, vit caché dans les bois avec son père. Lorsque ce dernier meurt, le garçon part à la découverte de ce monde dont son paternel tentait pourtant de le préserver…

Sweet Tooth propose donc un road-trip en compagnie d’un héros dont la naïveté tranche intelligemment avec la dureté du monde qui l’entoure. Le lecteur n’a aucun mal à s’attacher à ce pauvre gamin qui se retrouve tout d’abord livré à lui-même et qui court en suite de désillusion en désillusion lorsqu’il découvre les nombreux travers de l’humanité. De plus, en multipliant les allers-retours afin de donner plus de profondeur à ses personnages et afin de lever le voile sur certaines zones d’ombre de son intrigue, Jeff Lemire démontre une nouvelle fois qu’il est un narrateur hors pair.

Visuellement, j’ai toujours fort apprécié le trait de Jeff Lemire et la colorisation sobre de José Villarrubia (déjà présent sur « Trillium ») s’avère une nouvelle fois très efficace. Le trait particulier de Jeff Lemire peut rebuter au premier abord, mais je le trouve d’une grande efficacité et son découpage est toujours irréprochable.

Encore un album qui mérite une place dans mon bilan 2015 !

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Une Réponse to “Jeff Lemire – Sweet Tooth”

  1. […] chronique d’Yvan et celle de Mickaël Géreaume (Planète […]

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