Takashi Murakami – L’oiseau bleu


Lorsque le destin nous arrache des proches !

Takashi Murakami - L’oiseau bleuAprès « Le chien gardien d’étoiles » aux éditions Sarbacane, Takashi Murakami revient avec un nouveau one-shot riche en émotions, proposé au sein de la collection Latitudes des éditions Ki-oon.

Le récit débute par un pique-nique en famille qui vire au drame lors du voyage retour. La voiture sort en effet de la route, abandonnant la maman avec un mari plongé dans le coma et un fils décédé. Le grand-père paternel vit également très mal la perte de son petit-fils et s’enfonce de plus en plus dans sa maladie d’Alzheimer…

Tout en douceur, Takashi Murakami livre trois tranches de vie bouleversantes, marquées par le deuil. Il y a tout d’abord Yuki, qui a non seulement perdu son fils, mais qui doit aussi s’occuper d’un mari prisonnier d’un coma. Il y a ensuite ce grand-père qui, face à la mort de son petit-fils, préfère s’enfoncer dans le brouillard de sa maladie, imposant ainsi à sa femme la lourde tâche de s’occuper de lui. Puis il y a ce plongeon dans le temps, qui remonte à l’époque où le grand-père travaillait en tant que jeune ouvrier dans une aciérie, et où un terrible accident avait abandonné un enfant orphelin…

Au fil des chapitres, les différents récits se rejoignent et l’histoire gagne en profondeur et en intensité dramatique. L’auteur invite à réfléchir sur la difficulté de se séparer d’un être cher, que ce soit à cause d’un décès ou à cause d’une maladie dégénérative. Abordant des thèmes difficiles tels que le deuil, la maladie et la vieillesse, l’auteur livre un récit plein d’humanité et porteur d’une lueur d’espoir malgré des sujets pourtant très tristes. Il profite également de l’occasion pour pointer du doigt le système médical nippon, qui ne sait pas quoi faire des patients plongés dans un état végétatif et qui n’offre pas le soutient nécessaire aux proches de personnes atteintes de maladies dégénératives.

Visuellement, le dessin sert parfaitement ce scénario riche en émotions et le lecteur à même droit à plusieurs pages en couleurs.

Un one-shot poignant qui aborde des sujets difficiles.

3 Réponses to “Takashi Murakami – L’oiseau bleu”

  1. Maintenant si ça sent la larme au coin de l’œil après fermeture du livre. Il me fait bien envie.

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