Robert Kirkman et Paul Azaceta – Outcast, Souffrance (Tome 2)


Une intrigue lente mais diablement prenante !

Robert Kirkman et Paul Azaceta – Outcast, Souffrance (Tome 2)Ce tome, qui reprend les épisodes #7 à #12 de cette saga horrifique écrite par Robert Kirkman (Walking Dead), dessinée par Paul Azaceta et mise en couleurs par Elizabeth Breitweiser, replonge immédiatement le lecteur dans cette petite bourgade de Virginie, où il vaut mieux toujours avoir un exorciste sous la main.

Le volet précédent avait installé avec brio une galerie de personnages au passé nébuleux, ainsi qu’une ambiance particulièrement angoissante, tout en posant les bases de cette intrigue basée sur la possession démoniaque. Cette suite permet de retrouver les différents personnages et en particulier Kyle Barnes et le révérend Anderson, qui ont décidé de poursuivre leur croisade contre le Mal en traquant les possédés en les délivrant de leurs démons.

Robert Kirkman a déjà souvent prouvé son savoir-faire au niveau de la caractérisation des personnages et propose à nouveau un (anti-)héros particulièrement réussi. Kyle Barnes est un homme torturé, tourmenté par un passé difficile et vivant reclus sur lui-même. Malgré les nombreux cas d’exorcisme auxquels il a été confronté dans son entourage et les nombreux sacrifices qu’il a dû faire depuis son plus jeune âge, il poursuit courageusement sa quête. Les retrouvailles avec son ex-femme et son enfant sont à ce titre très émouvantes. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, notamment le révérend Anderson qui souffre encore de sa rencontre avec Sidney et qui tente de prouver sa foi, tout en dissimulant ses peurs.

Si le lecteur en apprend un peu plus sur Kyle Barnes, sur l’étendu de son pouvoir et sur les possédés, l’intrigue avance tout de même au compte-gouttes, distillant les révélations petit à petit et conservant constamment une part d’ombre pour la suite. Si les protagonistes sont très convaincants, il faut également souligner l’atmosphère sombre et lugubre qui plane autour de cette petite bourgade où les possessions démoniaques sont légion. Le dessin de Paul Azaceta et le travail au niveau des jeux d’ombre contribuent d’ailleurs à installer cette ambiance angoissante tout au long du récit. Le tout est merveilleusement rehaussé par la colorisation sombre et glauque d’Elizabeth Breitweiser, qui s’installe au diapason de cet excellent récit horrifique.

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année !

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