Luc Brunschwig, Aurélien Ducoudray et Florent Bossard – Leviathan, Après la fin du monde


La fin de Marseille ?

Luc Brunschwig, Aurélien Ducoudray et Florent Bossard - Leviathan, Après la fin du mondeAprès avoir ressuscité Bob Morane (Bob Morane – Renaissance), Luc Brunschwig et Aurelien Ducoudray s’associent à Florent Bossard pour détruire la ville de Marseille. Si le pitch a de quoi allécher tout supporter du PSG qui se respecte, ceux qui me connaissent savent que c’est plutôt le nom de Brunschwig, véritable Zlatan du neuvième art, qui m’a incité à attaquer cette nouvelle saga.

Le récit débute donc comme un scénario catastrophe, montrant la cité phocéenne ravagée par un séisme de grande ampleur. Le lecteur a donc droit aux scènes classiques de dévastation, suivi de l’évacuation et du rassemblement des victimes au stade Vélodrome. Cependant, concernant la cause du séisme, Luc Brunschwig et Aurelien Ducoudray s’amusent à multiplier les fausses pistes, ne dévoilant la véritable origine du drame que lors de la toute dernière page de ce premier volet… arrrrgggg, les fourbes ! De plus, ils ont la bonne idée d’ajouter une petite intrigue policière à ce scénario catastrophe, ce qui incite encore plus à vouloir découvrir la suite au plus vite.

Puis, forcément, Brunschwig ne serait plus Brunschwig s’il n’intégrait pas une dimension sociale, humaine et politique importante à ce thriller prenant. Les deux scénaristes prennent en effet le temps de mettre en avant plusieurs personnages touchés par cette catastrophe. Au fil des pages et de quelques flash-backs bien placés qui permettent d’en apprendre plus sur leurs passés respectifs, le lecteur fait ainsi la connaissance de Léa, une pédopsychiatre qui a perdu son mari lors de l’effondrement d’un parking souterrain, de Rédouane, un inspecteur de la police scientifique qui enquête sur une victime tuée par balle, d’Edwige, une infirmière qui s’occupe tant bien que mal des enfants traumatisés par le cataclysme, mais également d’Antoine, un père de famille habitué à côtoyer la mort…

Si les auteurs s’intéressent à l’aspect humain, le réalisme du contexte politico-social m’a frappé au lendemain de l’attentat terroriste qui vient de secouer ma ville, plongeant la capitale de l’Europe dans un état de siège et de panique qui n’a finalement pas grand-chose à envier aux scènes décrites dans cet album. Visuellement, je dois donner raison à mon libraire concernant cette couverture vieillotte qui n’incite pas vraiment à se jeter sur l’album. À l’intérieur, le dessin de Florent Brossard manque certes encore un peu de maîtrise, surtout au niveau des expressions, mais le jeune artiste parvient déjà à étaler son talent au niveau du découpage et de la colorisation et propose un graphisme réaliste qui colle finalement très bien à ce scénario catastrophe.

Une excellente mise en place et un album que vous pouvez retrouver dans mon Top BD de l’année !

 

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