Tom King et Gabriel Hernandez Walta – La vision, Un peu moins qu’un homme (Tome 1)


Le rejet de la différence !

Tom King et Gabriel Hernandez Walta - La vision, Un peu moins qu'un homme (Tome 1)Ce premier volet reprend les épisodes #1 à #6 de cette nouvelle saga écrite par Tom King, dessinée par Gabriel Hernandez Walta et mise en couleurs par Jordie Bellaire.

La Vision est un membre plus ou moins régulier des différentes équipes d’Avengers, qui a connu un parcours assez mouvementé chez Marvel depuis sa création en 1940 par Joe Simon et Jack Kirby. Marié un temps à la Sorcière Rouge, ce synthézoïde jadis créé par Ultron a décidé de se créer une famille et de dorénavant vivre une vie normale dans une petite banlieue paisible. Enfin, il va essayer…

La principale surprise est donc de découvrir que la Vision a désormais une femme et des enfants et a choisi de mener une vie calquée sur celles des humains dans un quartier on ne peut plus tranquille. Le début d’album laisse donc présager d’une histoire monotone, où le lecteur est invité à suivre le quotidien de son épouse Virginia en tant que femme au foyer et de leurs jumeaux Vis (la fille) et Vin (le garçon) qui tentent de s’intégrer au lycée du coin. Le lecteur pourrait donc s’ennuyer… sauf qu’il ressent une tension permanente dès les premières pages. Il y a bien évidemment le regard sombre des voisins et des camarades de classe, qui voient débarquer cette famille d’androïdes avec beaucoup d’appréhension. Il y a ensuite ce narrateur omniscient qui semble vouloir nous prévenir que les choses vont mal tourner. Il ne faudrait pas non plus oublier cette visite impromptue du Moissonneur, qui ne manquera pas de définitivement perturber le bonheur apparent de nos banlieusards…

Ce récit aborde donc les thèmes de la tolérance, du racisme et de l’intégration. Le malaise que provoque la venue de cette famille différente des autres est immédiate et ce rejet qu’ils ressentent et qui les empêchent de se fondre dans la normalité contribue à augmenter les tensions au sein de cette famille finalement plus humaine qu’on ne le pensait. La mise en images de Gabriel Hernandez Walta a d’ailleurs tendance à accentuer le malaise. Derrière la perfection de ce décor banlieusard, l’artiste espagnol parvient en effet à distiller quelque chose de plus sombre. Le regard craintif d’un voisin par ici, un graffiti posé par des gamins par là et il parvient à progressivement faire monter la tension. Il réussi également à insuffler beaucoup d’émotions à ces androïdes capables de voler et de traverser des objets.

Très bon !

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année !

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