Daniel Cole – L’Appât


Après avoir joué à la poupée, Daniel Cole sort ses marionnettes !

Daniel Cole – L’AppâtLors de son premier roman, Daniel Cole mettait la police de Londres à rude épreuve en lui servant six victimes pour un seul corps, surnommé « Ragdoll », poupée de chiffon en anglais. En imposant aux policiers d’identifier au plus vite les six personnes composant le cadavre, tout en essayant de protéger les futures victimes, l’auteur proposait un compte à rebours particulièrement prenant.

La première chose qui surprend en découvrant cette suite, est que l’inspecteur William Oliver Layton-Fawkes, alias Wolf, n’est plus de la partie. Ce dernier ayant disparu suite aux événements de « Ragdoll », le lecteur est donc invité à poursuivre sa lecture en compagnie d’Emily Baxter, devenue inspecteur principal et contrainte de collaborer avec ses homologues américains du FBI et de la CIA suite à une série de meurtres commis des deux côtés de l’Atlantique, visiblement liés à l’affaire Ragdoll.

Malgré l’absence de Wolf et un auteur qui pointe régulièrement du doigt les conséquences du dénouement de « Ragdoll » sans vraiment prendre soin de nous rafraîchir la mémoire, cette nouvelle série de meurtres axés sur une mise en scène marquante accroche très vite le lecteur et les personnages demeurent l’une des grandes forces de ce roman. Outre la personnalité rugueuse de l’inspectrice principale, le lecteur a également le plaisir de retrouver les anciens collègues de Baxter (Alex Edmunds, qui travaille au bureau des fraudes, et Finlay, poussé à la retraite), qui viennent régulièrement donner un coup de main, ainsi que deux nouveaux protagonistes (Elliot Curtis du FBI et Damien Rouche de la CIA), qui forment un trio atypique et de choc avec l’inspecteur Baxter tout au long de l’enquête. J’ai surtout été séduit par le personnage de Rouche, qui intrigue dès le départ et dont personne n’arrive à prononcer le nom correctement.

L’intrigue, qui multiplie les crimes horribles à Londres et à New-York en livrant des corps portant le mot « Marionnette » ou « Appât » gravé sur le torse, tient le lecteur en haleine en l’incitant à vouloir découvrir l’identité de celui qui tire les ficelles et en abordant le thème des attentats, notamment ceux de New-York en 2001 et ceux de Londres en 2005. Malgré la noirceur des événements et la montée en puissance de l’horreur, l’auteur parvient à insuffler pas mal d’humour à son enquête policière, notamment grâce à une scène qui devrait particulièrement plaire aux arachnophobes.

Un bon polar, riche en cadavres, et une scène finale qui donne inévitablement envie de découvrir la suite !

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