Archive pour novembre, 2019

Sarah Pinborough – Si je mens, tu vas en enfer

Posted in Littérature with tags on 24 novembre 2019 by Yvan

Rattrapées par de lourds secrets !

Sarah Pinborough - Si je mens, tu vas en enferAyant beaucoup aimé « Mon amie Adèle », malgré une petite touche de surnaturel légèrement déstabilisante, je n’ai pas longtemps hésité à me procurer le nouveau thriller psychologique de Sarah Pinborough.

« Si je mens, tu vas en enfer » invite à suivre les pas de Lisa, une mère célibataire ultra-protectrice, qui porte un lourd secret et fait donc tout pour ne pas attirer l’attention et vivre « sous le radar ». Lorsque sa fille de 16 ans sauve un petit garçon de la noyade, devenant l’héroïne locale, cela compromet subitement tous ses efforts pour vivre à l’abri des regards… et de son passé.

La narration, qui alterne passé et présent, se fait à travers trois femmes, qui dissimulent toutes un lourd secret : Ava, la fille, Lisa, la mère et Marilyn, la collègue dont la vie bascule au même moment que celle des deux autres. Au fil des pages, Sarah Pinborough dévoile les secrets et les failles des trois narratrices, mais toujours au compte-goutte afin de tenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin de ce page-turner diablement efficace. Ce récit chorale à trois voix, qui aborde plusieurs thèmes intéressants, tels que le passage à l’adolescence, les violences domestiques ou la paranoïa, se déroule à la première personne, invitant ainsi à rester au plus proche des personnages en partageant leurs pensées les plus intimes… et leurs secrets les plus sombres.

À l’aide de chapitres courts et parfaitement rythmés, Sarah Pinborough livre un polar du même acabit que le précédent, voire même légèrement meilleur car il s’avère plus ancré dans la réalité, puisqu’il est dépourvu de l’élément surnaturel surprenant de « Mon amie Adèle ».

Si je mens, tu vas en enfer, Sarah Pinborough, Préludes, 416 p., 17,90€

Ils en parlent également : Maeve, Syboulette, Lire et courir, SangpagesMon jardin littéraire, Entre deux livres, Mes mots sur les leursCarnet Parisien, Alohomora, Addiction polar, Tours et culture, Elle m lire, Le kilomètre manquant, L’île aux 30 polars, Des plumes et des pinceaux, AnaVerbaniaZeBlog, Marion Books & Travels, Au chapitre, Livres for fun, La rousse bouquine, Sagweste

Luca Di Fulvio – Le Soleil des Rebelles

Posted in Littérature with tags , on 17 novembre 2019 by Yvan

Un destin moyenâgeux hors norme !

Luca Di Fulvio - Le Soleil des RebellesAprès New York dans les années 20 (« Le Gang des rêves ») et Venise au début du XVIe siècle (« Les enfants de Venise »), le romancier italien Luca Di Fulvio nous emmène au Moyen-âge.

Le jeune Marcus II, prince héritier du royaume de Saxe, y assiste au massacre de toute sa famille par Agomar, un guerrier impitoyable commandité par Ojsternik, le seigneur de Dravocnik. Sauvé in extremis par la fille d’Agnete, la sage-femme, le gamin de neuf ans se retrouve élevé comme un serf au cœur d’un système féodal aux conditions de vie effroyables…

À l’instar de Christmas dans « Le Gang des rêves » ou de Mercurio dans « Les enfants de Venise », Luca di Fulvio nous invite une nouvelle fois à suivre la destinée incroyable d’un gamin que l’on voit grandir au fil des pages et que l’on quitte les yeux embués une fois le roman refermé. L’intrigue ne révolutionnera certes pas le genre mais, en conteur hors pair, Luca di Fulvio livre un récit initiatique parsemé d’amour, d’amitié, de cruauté, de misère, de courage, de trahisons et de vengeance, qui tient en haleine de la première à la dernière page.

« La seule vérité qui compte, c’est celle qui…résonne en toi. »

De plus, cette épopée médiévale qui se vit autant qu’elle se lit, offre à nouveau une galerie de personnages hauts en couleur, emmenés par un héros au destin hors norme, ainsi que par un trio de personnages féminins (Agnete, la sage-femme, Eloisa, sa fille, et Emöke, la folle) qui ne laissera personne indifférent.

Bref, ma troisième brique signée Luca di Fulvio et mon troisième coup de cœur de cet auteur dont je vais m’empresser d’aller lire « Les prisonniers de la liberté » !

Le Soleil des Rebelles, Luca Di Fulvio, Slatkine et cie, 636 p., 23€

Ils en parlent également : Flo & books, Stelphique, Au chapitre, Mots pour mots, Valmyvoyou lit, Un livre toujours, Addiction polar, Evasion polar, LœildeM, Entre deux pages, Tours et culture, Derrière ma porte un monde, Hélène, AurélieÔ Grimoire, Page après page, Un bouquin sinon rien, Franck’s books

Victor Dixen – Cogito

Posted in Littérature with tags , on 10 novembre 2019 by Yvan

Je pense donc je suis !

Victor Dixen - Cogito« Cogito » plonge le lecteur dans un monde futuriste dominé par les robots et l’intelligence artificielle, où de moins en moins d’humains parviennent à jouer un rôle utile. Parmi eux, Roxane, une jeune délinquante de dix-huit ans, cabossée par la vie et pas vraiment promise à un avenir meilleur. Sauf qu’elle vient d’obtenir une bourse afin de participer à un stage de programmation neuronale expérimental, qui permet de transmettre des connaissances directement dans le cerveau des stagiaires durant leur sommeil. Voilà qui devrait pouvoir lui permettre de réussir toutes les épreuves du BAC les doigts dans le nez et lui redonner l’espoir de trouver un boulot convenable dans cette société où les travailleurs humains sont inévitablement remplacés par des machines…

Victor Dixen, dont je n’avais encore jamais rien lu, propose un excellent roman d’anticipation pour adolescents. Sans révolutionner le genre, il pointe du doigt les dérives, les dangers et les limites de la technologie, de la robotisation et de l’intelligence artificielle, tout en parsemant son récit de nombreuses références, principalement cinématographiques, et en proposant une réflexion philosophique intéressante sur cette société qui perd progressivement son humanité…

Si les riches héritiers qui déboursent une véritable fortune pour participer à ce stage sont un peu trop stéréotypés, j’ai eu par contre moins de mal à m’attacher aux trois boursiers issus de milieux beaucoup plus défavorisés, qui dévoilent leurs forces et leurs faiblesses au fil des pages. Si ce huis-clos, qui se déroule sur une île pourvue des toutes dernières technologies, distille immédiatement quelques tensions entre les stagiaires, ainsi qu’un sentiment de malaise par rapport à cette technique d’enseignement insensée, les rebondissements se multiplient en fin de roman, rendant le rythme carrément haletant !

Bref, un roman d’anticipation pour ados qui, sans s’écarter des sentiers battus, propose une réflexion intelligente et un récit profondément humain au cœur d’un monde futuriste qui ne l’est malheureusement plus…

Cogito, Victor Dixen, R-jeunes adultes, 544 p., 19,90€

Ils en parlent également : Marion, StephAlice Neverland, ClemiHatchi, Anne-SophieCupcake, Andréa, EmyAlex, Sylnor, Les pages qui tournent, Des bulles et des motsLes deux artistes, Dévolivre, Muffins & books, La couleur des mots, Le goût du risqueA touch of blue MarineNosbookboyfriends, Songe d’une nuit d’été, Une rousse studieuse, Bouquinovores, Anaaklusmos & books, Bettierose books, Petit moment littéraire, La pomme qui rougit, Minimouth lit, L’essence des mots, Foxybook, Mhiryo, La chouette bouquine, Melobooks, Girl kissed by fire, Lecture d’une autruche, Ma passion des livres, Mademoiselle bouquineMademoizelle virgule, A l’encre de tes mots, Cozy mornings & books, Sterling books, Althéa rose, Bookflix & chill, Les dégustations littéraires, Chemin faisant, Un océan de livres, Sona’s books, IvreDeLivress, Livre est-ce de la nuit, Lirado, Des paillettes dans la bibliothèque, Exulire, Little red reading books, Priscila

Collectif – Ecouter le noir

Posted in Littérature with tags on 3 novembre 2019 by Yvan

Une bonne nouvelle !

Collectif - Ecouter le noirSi, en tant qu’amateur de polars, j’adore le noir, la nouvelle n’est cependant pas vraiment mon genre de prédilection. Je me souviens néanmoins avoir beaucoup apprécié l’initiative « Doggybags » en bande dessinée, qui permettait de découvrir de nouveaux auteurs grâce à des récits, certes courts, mais délicieusement sombres. Puis, récemment, quelques auteurs de renom, tels que Vincent Hauuy avec « Le Repas » ou Franck Thilliez avec « Origines » sont parvenus à me séduire en proposant gratuitement des nouvelles d’excellente qualité.

Etant grand fan du blog littéraire EmOtionS d’Yvan Fauth, qui est à l’origine de ce recueil de nouvelles noires sur le thème de l’audition, je me suis donc laissé tenter par ce roman qui regroupe de surcroît une très belle brochette d’auteurs. Outre deux récits écrits à quatre mains (Barbara Abel et Karine Giebel, Jérôme Camut et Nathalie Hug), les autres auteurs présents sont Sonja Delzongle, François-Xavier Dillard, R.J. Ellory, Nicolas Lebel, Sophie Loubière, Maud Mayeras, Romain Puértolas, Laurent Scalese et Cédric Sire. Rien que des auteurs que j’apprécie ou que j’avais envie de découvrir !

Si le résultat est forcément un peu inégal, avec des styles assez différents malgré une thématique commune, j’ai vraiment apprécié cette lecture. Il y a d’une part le plaisir de retrouver quelques auteurs dont je suis grand fan, tel que R.J. Ellory, mais surtout de découvrir quelques auteurs que je n’avais jamais lu, mais dont j’ai dorénavant envie de découvrir les romans, tel que Maud Mayeras ou François-Xavier Dillard. Mais le plus grand exploit de ce recueil est probablement qu’il n’y a pas une seule nouvelle qui ne m’a pas plu. Parvenir à attirer des grands noms, tout en proposant de la qualité… Que demander de plus ?

Tous les fans de récits noirs devraient donc y trouver leur compte… même s’ils ne sont pas fans de nouvelles !

Ecouter le noir, Collectif, Belfond, 288 p., 18,50€

Ils en parlent également : Lord Arsenik, Anne-SophieAude, ClaireMichel, OphélieLarsinetteSam, Sonia, SuzieVirginie, Lectures du dimanche, Black novel 1, Des plumes et des livres, Entre deux livres, Au fil de l’histoirePause polars, Collectif Polar, Le bouquin ivre, Cannibal lecteur, Livresse du noir, Sangpages, Ma bibliothèque bleue, NigraFolia, Et le monde de Sosso, Culturez-moi, Delcyfaro, The love book, Songe d’une nuit d’été, Une vie toute simple, Luciole