Archive pour septembre, 2021

Michael Christie – Lorsque le dernier arbre

Posted in Littérature with tags , on 28 septembre 2021 by Yvan

Une saga familiale écologique !

41h59IT8SYS._SX195_Pour son premier roman, le jeune auteur canadien Michael Christie livre une saga familiale qui s’étend sur quatre générations.

Tout débute en 2038, en compagnie de Jacinda Greenwood, étudiante surendettée devenue guide forestière en Colombie-Britannique, l’une des dernières oasis vertes de la planète. Le monde étant recouvert de poussière et dépourvu d’arbres depuis le « Grand Dépérissement », seul les plus fortunés ont encore les moyens de s’offrir des visites guidées sur l’île. Au cœur de ce monde où les réfugiés climatiques sont légion, Jacinda ne se doute pas que les racines de ces derniers arbres centenaires sont également les siennes…     

Si le roman s’ouvre comme une dystopie sur l’an 2038, sa construction s’apparente à celle d’un tronc d’arbre, dont l’auteur remonte graduellement les anneaux concentriques, remontant ainsi progressivement dans le temps (2038 – 2008 – 1974 – 1934). Le centre du récit se déroule en effet en 1908, là où cette saga familiale prend naissance en compagnie des frères Greenwood, Harris et Everett. Une fois arrivé au centre de l’arbre généalogique des Greenwood et du roman, le lecteur repart en sens inverse pour terminer le roman en 2038, à l’autre extrémité du tronc, en possession de tous les éléments qui ont construit et détruit la famille Greenwood.

Outre la construction assez magistrale de ce roman, il faut également applaudir les personnages qui le peuplent. Des deux garçons recueillis et baptisés « Greenwood » par des villageois en 1908 à Jacinda qui ignore encore tout de ses racines en 2038, en passant par les histoires de son père Liam (2008) et de sa grand-mère Willow (2038), Michael Christie livre des personnages qui ont non seulement des liens de sang, mais qui sont également intimement liés aux arbres, allant du bûcheron à l’activiste écologique, en passant par le charpentier, le producteur de sirop d’érable ou la guide forestière.

Si le lecteur refermera ce roman en connaissant toutes les racines et les branches des Greenwood, il ne sera pas prêt d’oublier les personnages secondaires qui font bien plus que compléter cette saga familiale. De la persévérance de Lomax à la générosité de Temple, en passant par l’érudition de Knut, certains personnages sont particulièrement difficiles à quitter, surtout l’adorable Feeney et sa superbe prose…  

Bref, pour son premier roman, Michael Christie réussit l’exploit de nous tenir en haleine sur près d’un siècle et plus de 600 pages, baladant le lecteur au milieu d’arbres et de personnages intimement liés, proposant ainsi une saga familiale passionnante, tout en rendant un très bel hommage à la nature.

Lorsque le dernier arbre, Michael Christie, Albin Michel, 608 p., 22,90€

Ils en parlent également : Yvan, Frédéric, Aude, Stéphanie, Mélie, Baz’Art, Azilis, Nicole, Nikita, Pamolico, L’homme qui lit, La binocle,  Aurélie, Dealer de lignes, Mylène, Little coffee book, Valmyvoyou lit, Livr’escapades, Carolivre, Bookinette, Sur la route de Jostein

Alice Zeniter – Je suis une femme sans histoire

Posted in Littérature with tags on 25 septembre 2021 by Yvan

Les rouages de la narration !

Alice Zeniter - Je suis une femme sans histoireAyant eu un véritable coup de cœur pour son roman « L’Art de perdre », je me suis volontiers laissé surprendre par ce texte qu’Alice Zeniter propose dans un tout autre registre. À l’origine, « Je suis une femme sans histoire » est en effet une commande de la Comédie de Valence à l’autrice (et comédienne) pour un spectacle seule-en-scène itinérant, finalement victime de la pandémie.

D’ailleurs, dès les premières lignes, Alice Zeniter installe un dialogue avec ses lecteurs en livrant une sorte de « one-woman-show » où la « professeure » s’adresse à son auditoire, tentant de démontrer l’impact important du récit depuis la nuit des temps. D’ailleurs, dès le début, on s’est fait berner avec ces peintures rupestres montrant l’homme des cavernes chassant le mammouth l’arme au poing alors que le gros fainéant passait 80% de son temps à cueillir des airelles. L’auteure s’amuse également à démontrer que la littérature a toujours été une affaire d’hommes avec des histoires les mettant en avant, de préférence lors d’actions conquérantes, tandis que la femme devait souvent se contenter d’un rôle secondaire d’adjuvant au cœur d’un décor masculin, à l’image de la Schtroumpfette ou des James Bond girls.

Intelligent, érudit et particulièrement didactique, « Je suis une femme sans histoire » se veut surtout extrêmement accessible grâce à une vulgarisation extrême des principes de la narratologie et de la sémiotique. En agrémentant ses propos d’exemples très visuels, elle parvient à livrer un récit non seulement pédagogique, mais également très drôle qui ne manquera pas de faire sourire les lecteurs.     

S’il est bien de lire, cet échange complice avec Alice Zeniter vous permettra de mieux comprendre les rouages de la narration, expliquant notamment pourquoi l’on parvient à pleurer la mort d’un personnage fictif alors que l’on parvient à regarder le journal télévisé sans utiliser le moindre mouchoir…

Je suis une fille sans histoire, Alice Zeniter, L’Arche, 112 p., 12€

Ils étaient également dans l’auditoire d’Alice Zeniter: Stelphique, Bénédicte, Geneviève, Alexandra, AlterVorace, Lire au lit, La viduité, DiaCritik, Les festins de Pierre

Julien Sandrel – Vers le soleil

Posted in Littérature with tags on 22 septembre 2021 by Yvan

La Bella Italia !

Julien Sandrel – Vers le soleilAyant beaucoup aimé son premier roman (« La Chambre des merveilles »), adapté au cinéma, je me suis attaqué à son dernier roman, qui s’inspire de la tragédie du pont de Gênes, qui s’est écroulé en 2018, faisant énormément de victimes, dont beaucoup de familles qui étaient sur la route des vacances…vers le soleil.

Le 14 août 2018, Tess rend visite à son amie Francesca à Gênes. Une escale, avant de rejoindre sa fille de neuf ans, Sienna, et son compagnon, Sacha, en Toscane. Lorsque Sacha apprend que le pont Morandi vient de s’écrouler à Gênes, c’est également une vie bâtie sur des mensonges qui vient de s’effondrer…

En racontant les liens qui se tissent entre un père et une gamine qui n’est pas la sienne, « Vers le soleil » livre des personnages foncièrement humains et particulièrement touchants. Tout comme Sacha, le lecteur adopte immédiatement cette petite fille espiègle et rayonnante et tremble avec Sacha, au fil des secrets qui remontent progressivement à la surface et menacent de détruire ces liens qui ne sont malheureusement pas de sang.

À l’instar de « La Chambre des merveilles », Julien Sandrel part d’un drame et de sujets douloureux pour finalement livrer un roman « feel-good » rempli d’amour et de légèreté, qui nous emmène vers la lumière…comme promis dès le titre de l’ouvrage. Cette fois-ci, l’auteur y ajoute également une petite dose de suspense concernant le sort des victimes de cette catastrophe et les choix qui s’imposent à Sacha afin de protéger la petite Sienna.

« Vers le soleil » est également une invitation au voyage, vers le soleil de l’Italie, dont l’auteur est originaire. De Gênes à Sienne, en passant par Venise, le lecteur part à la rencontre de personnages hauts en couleur, tels que Chiara, Francesca et Livio, et s’imprègne de cette atmosphère chaleureuse qui réchauffe le cœur autant que le soleil.

Alors certes, le roman est probablement un brin trop court et certaines ficelles un peu trop grosses, mais cela ne m’a pas empêché de passer un excellent moment de lecture !

Vers le Soleil, Julien Sandrel, Calmann-Lévy , 270 p., 18,50€

Ils en parlent également : Yvan, Aude, Syboulette, Rowena, Karine, Anouk, Lilie, Lilou, Lili, Audrey, Pauline, Stéph, Déborah, Margaux, Stéphanie, Sandrine, Laeti, Mon petit carnet de curiosités, Carnet de lecture, Amicalement noir, Petite étoile livresque, Les fringales littéraires, Culture VSNews, Maman tornade, Lisez en moi, Ma collection de livres, Mes petites étagères

Delphine De Vigan – Les enfants sont rois

Posted in Littérature with tags on 18 septembre 2021 by Yvan

Devenir célèbre à n’importe quel prix !

Delphine De Vigan - Les enfants sont roisAyant beaucoup aimé « Les Loyautés » et « Les gratitudes », c’est assez logiquement que « Les Enfants sont rois » est venu s’ajouter à ma PÀL, surtout que la plupart des avis étaient très positifs.

« Les Enfants sont rois » débute en 2001, année où Clara Roussel et Mélanie Claux, encore adolescentes, suivent avec grande attention la finale du Loft, émission de téléréalité qui transformera Loana en star. Tandis que Clara intègre les forces de police, Mélanie continue de rêver de célébrité et trouvera finalement le succès en mettant en scène sa vie quotidienne et celle de ses enfants sur YouTube. Lorsque sa fille cadette est enlevée, c’est certes la stupeur parmi les millions de fans qui suivaient leur chaîne « Happy Récré », mais également un nouveau monde que va découvrir Clara lors de l’enquête : celui des enfants influenceurs !

Les enfants dont il est question sont donc rois d’un royaume virtuel où ils se mettent à nu, partageant chaque instant de leur jeune existence en espérant récolter le plus de « likes » possible de la part du peuple. En prenant comme point de départ l’avènement de la téléréalité, Delphine De Vigan suit le chemin tracé par notre société, qui permet d’accéder à la célébrité en sacrifiant sa vie privée. L’auteure pointe du doigt ce besoin constant de reconnaissance et de visibilité, qui incite des parents à partager l’intimité de leurs enfants à des fins mercantiles, générant ainsi des millions de vues sur les réseaux sociaux, ainsi que des sommes parfois astronomiques, souvent au détriment du bonheur des enfants…

Cette dénonciation s’effectue à travers le regard de deux femmes qui ont toutes les deux grandi à l’époque de la téléréalité, mais qui ont cependant développé une vision radicalement opposée des réseaux sociaux. Si l’une est une véritable star du numérique, l’autre est devenue une policière procédurière solitaire, qui préfère rester dans l’ombre. 

Si j’adhère totalement à la dénonciation de cet exhibitionnisme lucratif d’enfants beaucoup trop jeunes, je ressors par contre plutôt mitigé de cette lecture. Outre un manque d’empathie envers les personnages, j’ai également eu du mal avec la forme de ce roman, qui a tout d’un récit journalistique, certes intéressant, mais emballé dans une intrigue policière sans véritable envergure. De plus, le côté documentaire a légèrement tendance à tourner en rond en voulant restituer l’aspect répétitif des vidéos publiées sur YouTube, tandis que l’enquête policière retombe comme un soufflé.   

Bref, le monde se porterait sans doute mieux si les enfants influenceurs ouvraient des livres au lieu d’ouvrir des cadeaux de grandes marques devant une caméra…même si le livre en question est un livre qui ne m’a finalement pas trop emballé malgré un sujet intéressant. Dommage…mais n’oubliez tout de même pas de liker mon avis 😊.

Les enfants sont rois, Delphine De Vigan, Gallimard, 352 p. , 20€

Ils veulent également des « Likes » : Mumu, Nina, Nath, Mes échappées livresques, Page après page, Karine, Marie, Mélie, Julie, Une comète, Pat, Roseleen, Just One More Episode, Peluche, Valérie, À propos de livres, One more cup of coffee, Carnet de lecture, Lilou, Emi lit, Céline, Marine, Marie, Ju, Brigitte, Mon petit carnet de curiosités, Hélène, Lili, Mes p’tis lus, Henrik, Cath, Derrière ma porte un monde, Zagaducgsette, Joëlle, Christelle, Café antidote, Lily, Caroline, Cindy, Sylvie

Amélie Antoine – Le bonheur l’emportera

Posted in Amélie Antoine, Littérature with tags , on 14 septembre 2021 by Yvan

Accepter la différence !

Amélie Antoine - Le bonheur l'emporteraEtant fan des romans d’Amélie Antoine (« Quand on n’a que l’humour », « Le jour où », « Sans elle ») et de « Raisons obscures » en particulier, je ne pouvais bien évidemment pas passer à côté de son dernier roman.

« Le bonheur l’emportera » démarre dans le bonheur, en compagnie d’une bien jolie famille, composée de Joachim, militant Greenpeace et papa aimant travaillant de la maison, de Sophie, carriériste et maman débordée, et de Maël, jeune collégien de onze ans qui se réfugie dans les livres. Si le papa perçoit le mal-être de ce gamin solitaire et taiseux, la maman préfère mettre cela sur le compte de la préadolescence…

Si ce nouveau roman d’Amélie Antoine parle des problèmes qui poussent certains couples à progressivement se tourner le dos et à se déchirer, souvent au détriment des enfants, il donne surtout la parole à la différence. À l’instar de « Raisons obscures », l’auteure invite les parents à être à l’écoute de leurs enfants et à être attentif à chaque forme de repli sur soi et d’isolement, qui est souvent synonyme de malaise. Chaque enfant est différent et il faut donc éviter de vouloir absolument les formatter afin de les faire entrer dans le moule d’une société qui ne laisse pas de place à la différence.

Ce roman choral qui donne alternativement la parole aux trois protagonistes au fil des chapitres, démontre une nouvelle fois la capacité de l’auteure lilloise à se glisser dans la peau de ses personnages, allant au plus profond de l’âme humaine. La manière dont elle restitue le mal-être et la déchirure de ce gamin tellement mal dans sa peau qu’il cherche à devenir invisible, est tout bonnement bouleversant !

Un roman riche en émotions et profondément humain, qui invite à embrasser la différence et à accepter nos enfants comme ils sont !

Le bonheur l’emportera, Amélie Antoine, XO, 376 p., 19,90€

Ils en parlent également: Aude, Laurence, Mes échappées livresques, Maeve, Audrey, Karine, Ulrich, Caroline, Annick, Audrey, Balades en livres, Maman nature, Célittérature, Evasion polar, Lili, Page après page, Des livres mon univers, Sandra

David Diop – La porte du voyage sans retour

Posted in Littérature with tags , on 11 septembre 2021 by Yvan

Une mystérieuse fleur africaine…

David Diop - La porte du voyage sans retourAprès «Frère d’âme», lauréat du prix Goncourt des lycéens en 2018, David Diop nous ouvre « La porte du voyage sans retour », surnom donné à l’île de Gorée, d’où partirent des millions d’esclaves africains au temps de la traite des Noirs.

Le récit débute cependant à Paris, en 1806, en compagnie d’Aglaé, dont le père, célèbre botaniste, vient de mourir. Héritant de nombreux objets hétéroclites, elle parvient à mettre la main sur des cahiers dissimulés par son père dans un meuble en acajou, révélant ce qu’il lui est véritablement arrivé lors de son périple au Sénégal. Parti y étudier la flore locale et rêvant de devenir mondialement connu en rédigeant sa grande encyclopédie universelle des plantes, il y trouvera surtout un amour impossible et beaucoup de souffrances…

Inspiré de la vie du botaniste Michel Adanson, « La porte du voyage sans retour » raconte l’histoire d’un homme tout d’abord intrigué par l’histoire du fantôme d’une jeune Africaine promise à l’esclavage, puis tombant éperdument amoureux de cette femme aussi mystérieuse qu’envoutante, pour finalement faire basculer cette quête sentimentale en une révolte contre le sort réservé aux Noirs. Le tout emmené par des personnages hauts en couleur, du jeune Ndiak, qui sert de guide au botaniste, à Maram, qui incarne non seulement toute la beauté et l’exotisme de ce magnifique pays, mais également ses injustices et ses peines…   

À travers les révélations post-mortem de ce vieux botaniste, David Diop livre non seulement l’héritage d’un père incompris à sa fille, mais surtout une histoire d’amour aussi merveilleuse que tragique, ainsi qu’une dénonciation de l’exploitation coloniale et de la traite des noirs. Le tout porté par la superbe plume de David Diop et parfumé par les splendeurs de l’Afrique, mélangeant croyances, proverbes, folklore et coutumes, allant même jusqu’à donner des allures de conte à cette bouleversante aventure africaine…   

La porte du voyage sans retour, David Diop, Seuil, 320 p., 19€

Ils en parlent également : Matatoune, Frédéric, Esméralda, Miriam, Emi lit, Nikita, Willy, Baz’art

Marie Vingtras – Blizzard

Posted in Guerre, Littérature with tags , on 8 septembre 2021 by Yvan

L’heure est à la confession !

Marie Vingtras - BlizzardParmi l’avalanche de livres publiés lors de cette rentrée littéraire d’automne, ce premier roman de Marie Vingtras ne terminera pas enseveli parmi tant d’autres car il s’avère excellent !

Le « Blizzard » dont il est question est celui qui souffle sur les terres hostiles de l’Alaska. Le genre de tempête qui vous invite à rester cloîtré chez vous, en espérant avoir assez de bois pour survivre et une bonne pelle pour tout déblayer une fois terminé. Malheureusement, Bess a tout d’abord eu la mauvaise idée de sortir avec le « petit », puis de lui lâcher la main le temps de refaire ses lacets. Un bref instant d’inattention qui a conduit à la catastrophe : le « petit » vient de se faire avaler par le blizzard !

Pour son premier roman, Marie Vingtras propose non seulement une course contre la montre haletante avec le mince espoir de pouvoir retrouver ce gosse vivant, mais surtout un huis-clos à ciel ouvert où les personnages partis à sa recherche vont se trouver eux-mêmes. Proposant des phrases courtes et des chapitres de seulement quelques pages, l’auteure rythme son récit comme un thriller à l’américaine, faisant monter la tension crescendo et tenant le lecteur en haleine de la première à la dernière page.

Ce récit choral invite à suivre quatre personnages qui prennent tout à tour la parole au fil des chapitres. Si tout disparaît progressivement sous un immense tapis de neige, des terribles secrets profondément enfouis refont progressivement surface. Quand on vient se planquer dans le trou du cul du monde, on a forcément quelque chose à cacher ! Livrés à eux-mêmes au cœur de cet environnement hostile, ils doivent non seulement affronter la nature, mais également leur propre passé.    

En isolant ses protagonistes dans cet endroit reculé du monde battu par des vents glacés, Marie Vingtras nous installe au plus proche de ses personnages. Les seules voix qu’elle partage sont les monologues d’individus en quête d’eux-mêmes, qui se dévoilent au fil de leurs pensées. Le gosse demeure introuvable, mais la vérité refait indéniablement surface. Au cœur de la tempête, l’heure est à la confession !

La Grande Librairie n’a pas menti, « Blizzard » fait en effet partie des incontournables de cette rentrée d’automne !

Blizzard, Marie Vingtras, Editions de l’Olivier, 181 p., 17 €

Ils étaient dans le blizzard: Joëlle, Orianne, Diacritik