Michel Jean – Kukum


La fin de la liberté !

Michel Jean – Kukum« Kukum » est le nom que Michel Jean donnait à son arrière-grand-mère Almanda Siméon. Née en 1882, la jeune orpheline est élevée au Québec par un couple de fermiers, jusqu’au jour où elle rencontre Thomas, un indien Innu. Âgée de quinze ans, elle décide de tout quitter, pour vivre d’amour et de chasse au sein de ce peuple autochtone…

C’est à hauteur de femme et à la première personne que l’auteur partage l’histoire de son arrière-grand-mère. C’est en suivant ses pas que le lecteur découvre le mode de vie de cette communauté nomade qui vit en symbiose avec la nature, tout en faisant preuve d’un grand respect pour toute forme de vie. Cette immersion totale invite à vivre au rythme lent des saisons, passant du campement d’hiver dans leur territoire de chasse au retour printanier pour la vente des peaux au magasin de la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Outre la belle histoire d’amour entre Almanda et Thomas, cette invitation au voyage qui restitue à merveille la soif de liberté de ce peuple nomade, évoque également la destruction progressive de ce mode de vie traditionnel avec l’arrivée du « progrès ». De la déforestation à la sédentarisation forcée dans la réserve de Mashteuiasch, en passant par l’arrivée du chemin de fer, la construction d’un barrage hydro-électrique, l’introduction de l’alcool ou l’envoi des enfants autochtones dans des pensionnats, Michel Jean évoque l’anéantissement lent et progressif de cette communauté autochtone…  

Malgré une fin émouvante et une immersion réussie, ce texte très lent et trop sobre, voire trop neutre, n’est pas parvenu à m’enthousiasmer comme je l’espérais sur base des nombreux avis positifs. 

Kukum, Michel Jean, Editions Dépaysage, 296 p., 18€

Ils en parlent également : Katherine, Maud, Mes échappées livresques, Pat, Madame lit, Fanny, Julie, Ally, Amy, Marie-Eve, A propos de livres, La page qui marque, Liseuses de Bordeaux

5 Réponses vers “Michel Jean – Kukum”

  1. Ah quel dommage ! Moi j’ai été totalement embarquée et touchée par ce sublime portrait de femme.

    • Je ne suis probablement pas bon public pour ce genre de récits… Je n’ai par exemple pas trop aimé « Les Huit Montagnes » de Paolo Cognetti ou « La panthère des neiges » de Sylvain Tesson.

  2. N’empêche il reste dans ma liste d’envies 🙂

    • Je comprends car je ne suis probablement pas bon public pour ce genre de récits… Je n’ai par exemple pas trop aimé « Les Huit Montagnes » de Paolo Cognetti ou « La panthère des neiges » de Sylvain Tesson. Si tu as aimé ces récits, il ne vaut donc mieux pas trop tenir compte de ma note de citadin 🙂

      • Je n’ai pas lu la panthère des neiges mais beaucoup aimé Les huit montagnes et je ne pense pas que cela soit lié au lieu de vie mais plus à l’ambiance du récit et au fond….. Je reste donc sur mon envie mais rien n’est gagné d’avance et la déception (ou pas) sera peut-être au rendez-vous 🙂

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :