Archive for the BANDES DESSINÉES Category

Marie Pavlenko – Et le désert disparaîtra

Posted in Littérature, Marie Pavlenko with tags , on 13 septembre 2020 by Yvan

How dare you !

Marie Pavlenko – Et le désert disparaîtraAprès « Je suis ton soleil » et « Un si petit oiseau », deux immenses coups de cœur, Marie Pavlenko change radicalement de registre en nous emmenant dans un monde post-apocalyptique où le désert recouvre la Terre entière.

Au cœur d’une tribu de nomades, où les hommes chassent les derniers arbres pour les échanger contre des vivres, le lecteur est invité à suivre les pas de Samaa, une jeune fille rebelle de douze ans qui rêve de de faire partie des chasseurs… tâche réservée uniquement aux hommes. A force d’enfreindre les règles, Samaa va finir par faire une étrange découverte qui ébranlera ses certitudes et changera totalement sa vision du monde !

« Et le désert disparaîtra » est non seulement un roman initiatique féministe, mais surtout une fable écologique, onirique et contemplative qui invite à réfléchir au lien qui nous lie à la nature et qui ne plaira pas uniquement à Greta Thunberg.

Et le désert disparaîtra, Marie Pavlenko, Flammarion, 240 p., 14€

Ils en parlent également : Mathilde, Marion, Marie, Lilie, Virginie, Amindara, Mademoizelle Virgule, Alexiane, Emma, Coco, Audrey, Cécile, Gaëlle, Au coin de l’âtre, Au bordel culturel, Entre les pages, Gaëlle, Milleca, Arcanes ouvertes, Alix, Shazia, Meg, Agnes, Anaaklusmos, Chloé, Val, Quitterie, Nuit de livres, Célia, La ménagerie du livre, Eléonore, BookMotion, Naurile, Tribulations culturelles de Loup, Les pages qui tournent

Franck Thilliez – Il était deux fois

Posted in Franck Thilliez, Littérature with tags , on 2 août 2020 by Yvan

Du grand art !

Franck Thilliez – Il était deux foisAvril 2008. Enquêtant sur la disparition de sa fille, le lieutenant Gabriel Moscato suit une piste qui le mène au registre des arrivées de l’hôtel de la Falaise. Exténué après un mois d’enquête, il s’endort dans la chambre 29 au second étage. Lorsqu’il se réveille en pleine nuit, il se trouve au rez-de-chaussée, dans la chambre 7… et sa fille a disparu depuis 12 ans. Entre 2008 et 2020… un vide total qu’il va falloir combler !

Le point de départ de ce roman de Franck Thilliez est donc la disparition d’une jeune fille, ainsi que douze années qui ont été effacées de la mémoire de son père. Il n’en faut pas plus à l’auteur pour développer une intrigue à tiroirs qui nous emmène aux tréfonds de la nature humaine, multipliant les fausses pistes et les rebondissements. De la Haute-Savoie aux Carpates polonaises, en passant par Lille, Paris et la Belgique, Thilliez nous balade, emboîte intelligemment les pièces de son puzzle et dévoile progressivement une vérité qui fait froid dans le dos. Au passage il en profite pour offrir un éclairage supplémentaire à son précédent roman (« Le Manuscrit inachevé ») et effectuer un clin d’œil amusant à son collègue Bernard Minier. Du grand art !

Un immense coup de cœur…et peut-être bien le meilleur Thilliez jusqu’à présent !

Il était deux fois, Franck Thilliez, Fleuve, 528 p., 22,90€

Ils en parlent également : EmOtionS, Anthony, Anaïs, Aude, Sonia, Livresse du noir, Entre deux livres, Encore un livre, Mes lectures du dimanche, Le livre d’après, Addiction polar, Collectif polar, Tomabooks, Loeildem, Alexandra, Black-Books, L’oeil noir, Annick, Nina, Gwen, Lilou, Let me tale you, Imaginoire, Culture VSNews, Nigrafolia, Lire et pourquoi pas, Charlène, Clémence, One more cup of coffee, Steph, Ingrid, A l’ombre d’un livre

Virginie Grimaldi – Et que durent les moments doux

Posted in Littérature, Virginie Grimaldi with tags , on 5 juillet 2020 by Yvan

Un roman qui fera fondre le cœur des mamans !

Virginie Grimaldi - Et que durent les moments douxCe nouveau roman de Virginie Grimaldi donne la parole à deux mères à des époques différentes de leurs vies. La première, Lily, vient d’accoucher d’une petite prématurée dont la vie ne tient qu’à un fil. La seconde, Elise, cinquante ans, vient de voir son dernier enfant quitter la maison et se retrouve seule dans un appartement subitement bien vide…

Passant d’une narratrice à l’autre, Virginie Grimaldi partage leurs peurs et leurs espoirs et dépeint avec brio ces petites choses du quotidien qui colorent la vie. De l’angoisse constante de ces mamans envers leur progéniture à l’amour infini qu’elles leur vouent, en passant par quelques SMS hilares entre Elise et ses enfants, Virginie Grimaldi nous fait une nouvelle fois passer du rire aux larmes au fil des pages. Du chien Edouard à l’étrange voisine qui joue au facteur, en passant par les autres parents qui fréquentes le service de néonatalogie, l’auteure livre à nouveau des personnages que l’on quitte avec grand regret.

S’inspirant de sa propre histoire, Virginie Grimaldi aborde le thème de la prématurité avec énormément de justesse, n’évitant pas les douleurs, mais soulignant toujours le positif, l’espoir, la solidarité et la tendresse, le tout saupoudré d’un humour qui achève de me séduire complètement. Sans oublier l’hommage émouvant et amplement mérité au personnel soignant et aux mamans…

Un roman qui fait du bien, servi par l’une des reines du « Feel-good » !

Et que durent les moments doux, Virginie Grimaldi, Fayard, 360 p., 18,50€

Ils en parlent également : Juju, Laure, My pretty books, Anouk, Petite étoile livresque, Amandine, Mes mots sur les leurs, Sandy, Elodie, Knut, Hatchi, Julie, Mon rêve d’été, Les pages qui tournent, Miss Croq Book

R.J. Ellory – Le jour où Kennedy n’est pas mort

Posted in Littérature, R.J. Ellory with tags , on 24 juin 2020 by Yvan

Le maître du Roman Noir s’attaque à l’uchronie !

R.J. Ellory - Le jour où Kennedy n'est pas mortAprès Stephen King et sa brique intitulée « 22/11/63 », c’est donc au tour de R.J. Ellory d’empêcher l’assassinat sur John Fitzgerald Kennedy sous forme d’uchronie.

R.J. Ellory décide en effet d’effacer l’une des scènes les plus marquantes de l’Histoire des États-Unis : Lee Harvey Oswald ne réussit pas à tuer JFK le 22/11/63 et le cortège présidentiel poursuit donc tranquillement sa route sous les applaudissements d’une foule enthousiaste à Dallas. Le principal souci du clan Kennedy devient donc d’essayer de faire réélire John pour un deuxième mandat… après avoir remporté le premier de seulement quelques voix… truquées…

R.J. Ellory déroule son récit en suivant les pas de Mitch Newman, journaliste-photographe free-lance qui ne croit pas une seconde à l’annonce du suicide de son ex-fiancée. En quête de réponses, il décide de reprendre l’enquête que cette dernière menait sur la disparition d’une jeune fille… et sur le clan Kennedy…

En sauvant la vie de JFK, R.J. Ellory ne lui rend probablement pas vraiment service car le souvenir que les lecteurs garderont de lui ne sera pas le même que s’il était mort en novembre 1963. Proposant une intrigue mêlant jeux de pouvoir, trahisons, complots, mafia et assassinats, l’auteur s’attaque au mythe JFK, détruit l’image que les gens gardaient de lui et dépeint un monde où les coulisses du pouvoir sont toujours aussi nauséabondes…

Si le monde imaginé par R.J. Ellory n’est pas meilleur que celui sans JFK, le personnage principal qu’il invite à suivre s’avère une nouvelle fois particulièrement torturé. Mais, même si Mitch a tendance à boire pour oublier une vie totalement ratée, il partage son imperfection avec tellement d’honnêteté qu’il parvient à toucher le lecteur en plein cœur…

Puis, « last but not least », il y a surtout le style d’Ellory, lent, puissant et foncièrement noir, qui fait à nouveau mouche de la première à la dernière phrase. On ne lit pas un Ellory, on le vit !

Le jour où Kennedy n’est pas mort, R.J. Ellory, Sonatine, 432 p., 22€

Ils en parlent également : EmOtionS, Anthony, Lord ArsenikStelphiqueAude, Lire et courirLilieChristelle, ImaginoirePapivore, Orlane & books, Ma voix au chapitre

Joël Dicker – L’énigme de la chambre 622

Posted in Joël Dicker, Littérature with tags on 7 juin 2020 by Yvan

Hommage à Bernard de Fallois…

Joël Dicker - L’énigme de la chambre 622Pour son dernier roman, l’auteur de « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » et de « La Disparition de Stephanie Mailer » nous emmène dans sa Suisse natale. Lorsqu’il se voit attribué la chambre 623 au Palace de Verbier, l’écrivain constate l’absence de la chambre 622, mystérieusement remplacée par la 621 bis. Il ne lui faut pas longtemps pour découvrir qu’un drame s’est jadis produit dans la chambre 622… un meurtre jamais résolu !

Le roman se déroule initialement à cheval sur deux périodes : celle de l’écrivain qui enquête sur le mystère de la chambre 621 bis et celle, quinze ans plus tôt, au moment du drame. L’auteur va ensuite s’amuser à jongler avec les dates, développant les personnages à divers époques de leur vie et baladant le lecteur d’une date à l’autre… au risque de parfois le perdre.

Ceux qui parviendront à s’accrocher à cette valse à plusieurs temps, devront ensuite s’habituer à croiser des personnages dont l’intelligence devrait pouvoir leur permettre de jouer dans un épisode de Scooby-Doo, mais pas de siéger au sein du conseil d’administration d’une grande banque suisse. Outre ces invraisemblances au niveau des personnages et quelques retournements de situation trop abracadabrantesques, le lecteur devra également passer outre quelques dialogues assez pénibles…

Si, comme moi, vous parvenez à faire abstraction de ces nombreux défauts qui alimenteront inévitablement la plume acerbe de plusieurs chroniqueurs, vous allez dévorer ce roman à tiroirs en deux jours. Les chapitres courts, ponctués de cliff-hangers incitant à découvrir la suite, défileront à grande vitesse et l’envie de non seulement vouloir découvrir le nom du coupable, mais également celui de la victime (car les énigmes de la chambre 622 sont nombreuses), deviendra de plus en plus grande. Au fil de rebondissements farfelus et de coups de théâtre improbables, les pièces du puzzle finiront par s’assembler… tenant le lecteur en haleine sur près de 600 pages.

Puis, il reste cet hommage permanant à son éditeur, mentor et ami, Bernard de Fallois, inséré au fil des pages, certes de manière parfois un peu artificielle, mais avec une tendresse sincère qui touche inévitablement…

Bref, un roman dont l’énigme principale est probablement qu’il divertira de nombreux lecteurs, tout en se faisant aisément descendre par les critiques…

L’énigme de la chambre 622, Joël Dicker, Editions de Fallois, 576 p., 23€

Ils en parlent également: Sam, ClemMuffins & books, Hubris & libris, Culture VSnews, Au chemin des livres

Barbara Abel – Et les vivants autour

Posted in Barbara Abel, Littérature with tags , on 22 mars 2020 by Yvan

Mettre fin au coma…

Barbara Abel - Et les vivants autourC’est autour de Jeanne que gravitent les vivants. Cette dernière est plongée dans un coma depuis quatre ans, pouponnée quotidiennement par sa mère et maintenue artificiellement en vie grâce à la médecine et aux finances de son père. Cela fait cependant quelque temps que les médecins préconisent l’arrêt des soins et lorsque le docteur Goossens convoque la famille, ceux-ci s’attendent inévitablement à l’irrémédiable… mais pas forcément au pire…

La révélation du médecin (tirée d’un fait divers dont je me souvenais, mais que je ne dévoilerai pas afin de ne pas gâcher votre plaisir de lecture) est le point de départ de ce thriller psychologique qui va faire voler en éclats une famille somme toute assez banale. Si Barbara Abel aborde le sujet difficile de l’arrêt des soins lorsque l’espoir de guérison devient quasiment nul, elle démontre surtout une nouvelle fois sa capacité à brosser des personnages comme vous et moi, mais qui dévoilent progressivement leurs failles et leur côté obscur… au grand bonheur des fans de polar que nous sommes !

La première moitié du roman s’immisce lentement au cœur de la famille Mercier, brisant les apparences, dévoilant les rancœurs et les secrets, petit à petit, à coups de non-dits et de révélations qui tiennent en haleine. Puis, dans la seconde moitié, les choses s’enveniment et s’accélèrent, accentuant l’aspect thriller du récit et transformant l’ensemble en un page-turner efficace.

Malgré un dénouement que l’on pourra certes qualifier de prévisible, je reste fan absolu de Barbara Abel (Je sais pas, Je t’aimeEcouter le noir) !

Et les vivants autour, Barbara Abel, Belfond, 444 p., 19€

Ils en parlent également : EmOtionS, Lire & courir, Livresse du noirSonia, Aude, Mélie, Entre deux livres, Céline, Dou livresque, Gaboninfoslive, Mon rêve d’été, Mes petits bonheurs, Doc bird, Livres addict, AngéliquePascale bouquineChapitres à lire

Jussi Adler-Olsen – Victime 2117

Posted in Jussi Adler Olsen, Littérature with tags on 8 mars 2020 by Yvan

Le passé d’Asad !

Jussi Adler-Olsen - Victime 2117Après « Miséricorde », « Profanation », « Délivrance », « Dossier 64 », « L’effet Papillon », « Promesse » et « Selfies », le Département V de la police criminelle de Copenhague reprend du service avec la découverte du corps du 2117ème réfugié ayant péri en traversant la Méditerranée depuis le début de l’année. La victime, échouée sur une plage chypriote, se nomme Lely Kabaki, une femme d’origine syrienne…

La très bonne nouvelle de ce huitième volet est que grâce à cette 2117ème victime, le fameux service de police chargé d’élucider les vieilles affaires non résolues se frotte cette fois au passé d’Hafez el Assad, le personnage le plus attachant et le plus mystérieux de cette saga. Parallèlement, Gordon et Rose recherchent activement l’identité d’un jeune détraqué qui menace de perpétrer un carnage au Danemark lorsqu’il aura atteint 2117 points à son jeu en ligne… Le compte à rebours peut commencer !

Pour le huitième dossier de ce « Cold Case » à la danoise, le lecteur prend donc à nouveau plaisir à retrouver cette équipe assez improbable, composée de Carl Mørck, Hafez el Assad, Rose et Gordon, la dernière recrue en date. Outre la psychologie très soignée des personnages, Jussi Adler Olsen nous régale en levant enfin le voile sur le passé de de cet ancien réfugié politique syrien qui prend son boulot très à cœur.

Si je trouvais que Jussi Adler Olsen régressait depuis deux tomes au niveau de l’intrigue, force est de constater qu’il change son fusil d’épaule lors de ce huitième volet. Lorgnant un peu plus vers le roman d’espionnage, l’auteur aborde plusieurs sujets d’actualité tels que les migrants et le terrorisme, le tout au cœur d’une histoire prenante qui se dévore à toute allure.

Le passé d’Asad n’étant pas très réjouissant, cela détonne également sur l’ambiance de ce tome, qui est un peu plus sombre que d’habitude. L’humour a un peu moins sa place et le nombre de proverbes débordant de dromadaires s’en retrouve du coup forcément diminué.

Bref, un des meilleurs tomes de la série, avec « Délivrance ».

Victime 2117, Jussi Adler-Olsen, Albin Michel, 576 p., 22,90 €

Ils en parlent également : EmOtionS, Cannibal lecteur, Lire et courirAnaïs, Entre deux livresPierre, Des plumes et des pinceaux, Valmyvoyou litTomabooks, AnnickLivres à profusionMHF, Marnie, Au chapitreEvasion polar