Archive for the BANDES DESSINÉES Category

Virginie Grimaldi – Chère Mamie au pays du confinement

Posted in Littérature, Virginie Grimaldi with tags on 25 novembre 2020 by Yvan

Pour la bonne cause !

Virginie Grimaldi - Chère Mamie au pays du confinementJ’aime beaucoup les romans de Virginie Grimaldi, mais celui-ci est vraiment très/trop léger, sans parler du fait qu’il se lit terriblement vite puisqu’il s’agit de messages postés sur les réseaux sociaux sous forme de courtes lettres à sa Mamie durant les 55 jours de confinement.

Même si en Belgique, nous avons la chance que les librairies restent ouvertes pendant ce deuxième confinement, les amateurs de « grande littérature » ne considèreront probablement pas ce roman comme un produit essentiel.

Et pourtant, ces petites anecdotes du quotidien tournées en dérision ne manqueront pas de faire sourire et d’apporter un peu de bonne humeur pendant cette période de confinement automnale, beaucoup plus sombre que la première. De plus, les fans de Virginie Grimaldi apprendront à mieux la connaître à travers ces moments partagés avec son mari et ses deux enfants. Et comme les bénéfices de ce livre seront reversés à la Fondation Hôpitaux de Paris- Hôpitaux de France, on ne peut finalement qu’applaudir l’initiative !

Mais, pour découvrir Virginie Grimaldi, lisez plutôt « Et que durent les moments doux », « Quand nos souvenirs viendront danser », « Tu comprendras quand tu seras plus grande » ou « Il est grand temps de rallumer les étoiles ».

Chère Mamie au pays du confinement, Virginie Grimaldi, Le livre de poche, 240 p., 5,50€

Ils en parlent également: Petite étoile livresqueClemElora, Sophilosophe, Séverine, Auchama, L’instant des lecteurs, Nowowak

Olivier Norek – Impact

Posted in Littérature, Olivier Norek with tags , on 18 novembre 2020 by Yvan

Vive le terrorisme écologique ?

Olivier Norek – Impact« Impact », c’est du Olivier Norek, donc forcément un excellent thriller avec des personnages percutants, sur lequel je me suis précipité dès sa sortie et que j’ai ensuite dévoré en moins de 2 jours.

La particularité de ce roman est cependant que Norek ne se contente pas d’être un excellent auteur de polars, mais qu’il revête également son costume de militant écologiste en livrant un texte particulièrement engagé. L’auteur n’hésite en effet pas à pointer du doigt les dérives de l’industrialisation à outrance qui aboutiront à notre perte…preuves à l’appui !

Son héros, Virgil Solal, sorte de Greta Thunberg 3.0, s’attaque en effet au plus gros pollueurs de la planète et à tous ceux qui contribuent à détruire notre environnement… et il y va fort ! Alors certes, ce personnage principal manque parfois un peu de crédibilité et la fin ne justifie probablement pas les moyens qu’il utilise, mais cela n’empêche pas de s’y attacher et d’avoir envie d’arborer un masque de panda afin d’adhérer à sa cause. Et comment ne pas apprécier ce duo d’enquêteurs, Nathan Modis et Diane Meyer, qui sont chargés de l’arrêter alors qu’ils ne sont finalement pas non plus insensibles à sa cause ?

Malgré un récit un peu trop manichéen, une vulgarisation exagérée d’une thématique complexe et une fin plutôt utopique et précipitée, l’auteur parvient à faire passer un message qui ne manquera pas de vous percuter en pleine face. Il reste donc à espérer que son texte contribue à éveiller les consciences et à influencer nos comportements… sans pour autant ouvrir la porte à l’écoterrorisme !

Bref, moins abouti qu’ « Entre deux mondes », mais tout de même excellent, malgré ces quelques défauts.

Impact, Olivier Norek, Michel Lafon, 348 p., 19,95€

Ils en parlent également : EmOtionS, Lord Arsenik, AurélieAnthony, Mes échappées livresques, Nath, Laure, Aude, CarolineLire et courir, LilieDomi, Petite étoile livresque, ImaginoireLivresse du noirPapivoreAddiction polar,  Evasion polar, Collectif polarJe lis et je raconte, Narre ton livre, LittéLecture, Céline, Black-Books, Un livre après l’autre, Balades en livres, Rose, Mirelle, Les pages qui tournent, Lettres it be

Marie Pavlenko – Et le désert disparaîtra

Posted in Littérature, Marie Pavlenko with tags , on 13 septembre 2020 by Yvan

How dare you !

Marie Pavlenko – Et le désert disparaîtraAprès « Je suis ton soleil » et « Un si petit oiseau », deux immenses coups de cœur, Marie Pavlenko change radicalement de registre en nous emmenant dans un monde post-apocalyptique où le désert recouvre la Terre entière.

Au cœur d’une tribu de nomades, où les hommes chassent les derniers arbres pour les échanger contre des vivres, le lecteur est invité à suivre les pas de Samaa, une jeune fille rebelle de douze ans qui rêve de de faire partie des chasseurs… tâche réservée uniquement aux hommes. A force d’enfreindre les règles, Samaa va finir par faire une étrange découverte qui ébranlera ses certitudes et changera totalement sa vision du monde !

« Et le désert disparaîtra » est non seulement un roman initiatique féministe, mais surtout une fable écologique, onirique et contemplative qui invite à réfléchir au lien qui nous lie à la nature et qui ne plaira pas uniquement à Greta Thunberg.

Et le désert disparaîtra, Marie Pavlenko, Flammarion, 240 p., 14€

Ils en parlent également : Mathilde, Marion, Marie, Lilie, Virginie, Amindara, Mademoizelle Virgule, Alexiane, Emma, Coco, Audrey, Cécile, Gaëlle, Au coin de l’âtre, Au bordel culturel, Entre les pages, Gaëlle, Milleca, Arcanes ouvertes, Alix, Shazia, Meg, Agnes, Anaaklusmos, Chloé, Val, Quitterie, Nuit de livres, Célia, La ménagerie du livre, Eléonore, BookMotion, Naurile, Tribulations culturelles de Loup, Les pages qui tournent

Franck Thilliez – Il était deux fois

Posted in Franck Thilliez, Littérature with tags , on 2 août 2020 by Yvan

Du grand art !

Franck Thilliez – Il était deux foisAvril 2008. Enquêtant sur la disparition de sa fille, le lieutenant Gabriel Moscato suit une piste qui le mène au registre des arrivées de l’hôtel de la Falaise. Exténué après un mois d’enquête, il s’endort dans la chambre 29 au second étage. Lorsqu’il se réveille en pleine nuit, il se trouve au rez-de-chaussée, dans la chambre 7… et sa fille a disparu depuis 12 ans. Entre 2008 et 2020… un vide total qu’il va falloir combler !

Le point de départ de ce roman de Franck Thilliez est donc la disparition d’une jeune fille, ainsi que douze années qui ont été effacées de la mémoire de son père. Il n’en faut pas plus à l’auteur pour développer une intrigue à tiroirs qui nous emmène aux tréfonds de la nature humaine, multipliant les fausses pistes et les rebondissements. De la Haute-Savoie aux Carpates polonaises, en passant par Lille, Paris et la Belgique, Thilliez nous balade, emboîte intelligemment les pièces de son puzzle et dévoile progressivement une vérité qui fait froid dans le dos. Au passage il en profite pour offrir un éclairage supplémentaire à son précédent roman (« Le Manuscrit inachevé ») et effectuer un clin d’œil amusant à son collègue Bernard Minier. Du grand art !

Un immense coup de cœur…et peut-être bien le meilleur Thilliez jusqu’à présent !

Il était deux fois, Franck Thilliez, Fleuve, 528 p., 22,90€

Ils en parlent également : EmOtionS, Anthony, Anaïs, Aude, Sonia, Livresse du noir, Entre deux livres, Encore un livre, Mes lectures du dimanche, Le livre d’après, Addiction polar, Collectif polar, Tomabooks, Loeildem, Alexandra, Black-Books, L’oeil noir, Annick, Nina, Gwen, Lilou, Let me tale you, Imaginoire, Culture VSNews, Nigrafolia, Lire et pourquoi pas, Charlène, Clémence, One more cup of coffee, Steph, Ingrid, A l’ombre d’un livre

Virginie Grimaldi – Et que durent les moments doux

Posted in Littérature, Virginie Grimaldi with tags , on 5 juillet 2020 by Yvan

Un roman qui fera fondre le cœur des mamans !

Virginie Grimaldi - Et que durent les moments douxCe nouveau roman de Virginie Grimaldi donne la parole à deux mères à des époques différentes de leurs vies. La première, Lily, vient d’accoucher d’une petite prématurée dont la vie ne tient qu’à un fil. La seconde, Elise, cinquante ans, vient de voir son dernier enfant quitter la maison et se retrouve seule dans un appartement subitement bien vide…

Passant d’une narratrice à l’autre, Virginie Grimaldi partage leurs peurs et leurs espoirs et dépeint avec brio ces petites choses du quotidien qui colorent la vie. De l’angoisse constante de ces mamans envers leur progéniture à l’amour infini qu’elles leur vouent, en passant par quelques SMS hilares entre Elise et ses enfants, Virginie Grimaldi nous fait une nouvelle fois passer du rire aux larmes au fil des pages. Du chien Edouard à l’étrange voisine qui joue au facteur, en passant par les autres parents qui fréquentes le service de néonatalogie, l’auteure livre à nouveau des personnages que l’on quitte avec grand regret.

S’inspirant de sa propre histoire, Virginie Grimaldi aborde le thème de la prématurité avec énormément de justesse, n’évitant pas les douleurs, mais soulignant toujours le positif, l’espoir, la solidarité et la tendresse, le tout saupoudré d’un humour qui achève de me séduire complètement. Sans oublier l’hommage émouvant et amplement mérité au personnel soignant et aux mamans…

Un roman qui fait du bien, servi par l’une des reines du « Feel-good » !

Et que durent les moments doux, Virginie Grimaldi, Fayard, 360 p., 18,50€

Ils en parlent également : Juju, Laure, My pretty books, Anouk, Petite étoile livresque, Amandine, Mes mots sur les leurs, Sandy, Elodie, Knut, Hatchi, Julie, Mon rêve d’été, Les pages qui tournent, Miss Croq Book

R.J. Ellory – Le jour où Kennedy n’est pas mort

Posted in Littérature, R.J. Ellory with tags , on 24 juin 2020 by Yvan

Le maître du Roman Noir s’attaque à l’uchronie !

R.J. Ellory - Le jour où Kennedy n'est pas mortAprès Stephen King et sa brique intitulée « 22/11/63 », c’est donc au tour de R.J. Ellory d’empêcher l’assassinat sur John Fitzgerald Kennedy sous forme d’uchronie.

R.J. Ellory décide en effet d’effacer l’une des scènes les plus marquantes de l’Histoire des États-Unis : Lee Harvey Oswald ne réussit pas à tuer JFK le 22/11/63 et le cortège présidentiel poursuit donc tranquillement sa route sous les applaudissements d’une foule enthousiaste à Dallas. Le principal souci du clan Kennedy devient donc d’essayer de faire réélire John pour un deuxième mandat… après avoir remporté le premier de seulement quelques voix… truquées…

R.J. Ellory déroule son récit en suivant les pas de Mitch Newman, journaliste-photographe free-lance qui ne croit pas une seconde à l’annonce du suicide de son ex-fiancée. En quête de réponses, il décide de reprendre l’enquête que cette dernière menait sur la disparition d’une jeune fille… et sur le clan Kennedy…

En sauvant la vie de JFK, R.J. Ellory ne lui rend probablement pas vraiment service car le souvenir que les lecteurs garderont de lui ne sera pas le même que s’il était mort en novembre 1963. Proposant une intrigue mêlant jeux de pouvoir, trahisons, complots, mafia et assassinats, l’auteur s’attaque au mythe JFK, détruit l’image que les gens gardaient de lui et dépeint un monde où les coulisses du pouvoir sont toujours aussi nauséabondes…

Si le monde imaginé par R.J. Ellory n’est pas meilleur que celui sans JFK, le personnage principal qu’il invite à suivre s’avère une nouvelle fois particulièrement torturé. Mais, même si Mitch a tendance à boire pour oublier une vie totalement ratée, il partage son imperfection avec tellement d’honnêteté qu’il parvient à toucher le lecteur en plein cœur…

Puis, « last but not least », il y a surtout le style d’Ellory, lent, puissant et foncièrement noir, qui fait à nouveau mouche de la première à la dernière phrase. On ne lit pas un Ellory, on le vit !

Le jour où Kennedy n’est pas mort, R.J. Ellory, Sonatine, 432 p., 22€

Ils en parlent également : EmOtionS, Anthony, Lord ArsenikStelphiqueAude, Lire et courirLilieChristelle, ImaginoirePapivore, Orlane & books, Ma voix au chapitre

Joël Dicker – L’énigme de la chambre 622

Posted in Joël Dicker, Littérature with tags on 7 juin 2020 by Yvan

Hommage à Bernard de Fallois…

Joël Dicker - L’énigme de la chambre 622Pour son dernier roman, l’auteur de « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » et de « La Disparition de Stephanie Mailer » nous emmène dans sa Suisse natale. Lorsqu’il se voit attribué la chambre 623 au Palace de Verbier, l’écrivain constate l’absence de la chambre 622, mystérieusement remplacée par la 621 bis. Il ne lui faut pas longtemps pour découvrir qu’un drame s’est jadis produit dans la chambre 622… un meurtre jamais résolu !

Le roman se déroule initialement à cheval sur deux périodes : celle de l’écrivain qui enquête sur le mystère de la chambre 621 bis et celle, quinze ans plus tôt, au moment du drame. L’auteur va ensuite s’amuser à jongler avec les dates, développant les personnages à divers époques de leur vie et baladant le lecteur d’une date à l’autre… au risque de parfois le perdre.

Ceux qui parviendront à s’accrocher à cette valse à plusieurs temps, devront ensuite s’habituer à croiser des personnages dont l’intelligence devrait pouvoir leur permettre de jouer dans un épisode de Scooby-Doo, mais pas de siéger au sein du conseil d’administration d’une grande banque suisse. Outre ces invraisemblances au niveau des personnages et quelques retournements de situation trop abracadabrantesques, le lecteur devra également passer outre quelques dialogues assez pénibles…

Si, comme moi, vous parvenez à faire abstraction de ces nombreux défauts qui alimenteront inévitablement la plume acerbe de plusieurs chroniqueurs, vous allez dévorer ce roman à tiroirs en deux jours. Les chapitres courts, ponctués de cliff-hangers incitant à découvrir la suite, défileront à grande vitesse et l’envie de non seulement vouloir découvrir le nom du coupable, mais également celui de la victime (car les énigmes de la chambre 622 sont nombreuses), deviendra de plus en plus grande. Au fil de rebondissements farfelus et de coups de théâtre improbables, les pièces du puzzle finiront par s’assembler… tenant le lecteur en haleine sur près de 600 pages.

Puis, il reste cet hommage permanant à son éditeur, mentor et ami, Bernard de Fallois, inséré au fil des pages, certes de manière parfois un peu artificielle, mais avec une tendresse sincère qui touche inévitablement…

Bref, un roman dont l’énigme principale est probablement qu’il divertira de nombreux lecteurs, tout en se faisant aisément descendre par les critiques…

L’énigme de la chambre 622, Joël Dicker, Editions de Fallois, 576 p., 23€

Ils en parlent également: Sam, ClemMuffins & books, Hubris & libris, Culture VSnews, Au chemin des livres