Archive for the BANDES DESSINÉES Category

R.J. Ellory – Le carnaval des ombres

Posted in Littérature, R.J. Ellory with tags , on 12 juin 2021 by Yvan

Un magicien nommé Ellory !

R.J. Ellory - Le carnaval des ombresOn ne lit pas un roman de R.J. Ellory, on rentre dedans et on le vit.

Cette fois, il nous emmène au Kansas, fin des années 50, dans la petite ville de Seneca Falls, où les habitants voient d’un mauvais œil l’arrivée d’un cirque ambulant. Lorsqu’un corps est découvert sous le carrousel, sans aucune piste concernant l’identité de la victime, l’Agent Spécial Michael Travis est envoyé par le FBI pour tirer cette affaire au clair. Pour sa première enquête en solo, il va vite découvrir que les apparences sont parfois trompeuses…

Si le « Carnaval Diablo » vous invite à plonger dans le monde du mystère et de la magie, le véritablement magicien de cette œuvre se nomme une nouvelle fois R. J. Ellory. Cette capacité à planter une ambiance impossible à lâcher est tout simplement phénoménale ! Proposant à nouveau une belle brique de plus de 600 pages, l’auteur prend tout son temps pour poser son histoire et pour donner vie à des personnages dont il épluche les émotions avec grand brio.

Tout débute par un meurtre étrange qui va pousser l’enquêteur à plonger dans son passé tragique et le forcer à revoir totalement ses convictions. Puis, R. J. Ellory va progressivement s’éloigner du huis clos de Seneca Falls pour voir plus grand et embarquer le lecteur dans les méandres de cette institution dirigée par J. Edgar Hoover…

Du grand art !

Du Ellory !

Le carnaval des ombres, R. J. Ellory, Sonatine, 648 p., 24€

Ils en parlent également: Stelphique, Yvan, Aude, Livresse du noir

Virginie Grimaldi – Les possibles

Posted in Littérature, Maladie, Virginie Grimaldi with tags , , on 29 mai 2021 by Yvan

Un papa qui s’efface !

Virginie Grimaldi - Les possiblesQuand un nouveau Grimaldi sort en librairie, cela donne à peu près le même effet que lorsqu’une petite vieille balance ses vieux morceaux de pain dans un parc rempli de pigeons : ils se ruent tous dessus ! Le « Feel Good » n’a beau pas être mon genre de prédilection, quand un Grimaldi sort, et bien, moi aussi, inévitablement, je roucoule !

« Les possibles » ce sont à nouveau des personnages plus vrais que nature, emmenés par Juliane, la narratrice qui, suite à l’incendie accidentel de la maison de son père, se voit un peu obligée d’accueillir ce dernier chez elle. Fan de hard rock et passionné par les indiens, Jean s’avère assez original sur les bords et perturbe immédiatement l’équilibre et le quotidien parfaitement huilé du foyer de Juliane. Mais, ce qui l’inquiète encore plus, c’est qu’elle a l’impression que son père commence tout doucement à perdre un peu la boule…

Lire un Grimaldi, c’est s’installer en compagnie de ses personnages, que l’on considère très vite comme des proches. Comment ne pas s’attacher à cette mère de famille dont la chanson préférée s’avère être « Killing in the name » de Rage Against the Machine ? Comment ne pas fondre face à la relation quasi fusionnelle entre Jean et son petit-fils Charlie ? Comment ne pas pouffer de rire lors des joutes verbales entre Jean et son ex-femme ou face à la relation conflictuelle qu’il entretient avec Monsieur Colin, le voisin amère de Juliane ?

Malgré l’humour et la légèreté, lire un Grimaldi c’est également faire le plein d’émotions. Si Juliane décrit sa cohabitation avec ce paternel dont les souvenirs s’effacent inéluctablement avec énormément d’auto-dérision, elle le fait également avec beaucoup de tendresse et de justesse. D’une plume délicate et sincère, elle aborde des thèmes délicats tels que la maladie et la vieillesse, tout en nous parlant d’amour et de l’importance de la famille.

Virginie GrimaldiEt que durent les moments doux », « Quand nos souvenirs viendront danser », « Tu comprendras quand tu seras plus grande », « Il est grand temps de rallumer les étoiles », « Chère Mamie au pays du confinement ») rend donc une nouvelle fois service en procurant à ses nombreux fans un moment de bonne humeur, léger et débordant d’humanité… et c’est en imaginant tous ces amateurs de « Feel Good » en train d’écouter la playlist de ce roman, une guitare électrique imaginaire à la main et en plein headbanging, que je referme également cet ouvrage le sourire aux lèvres, prêt à roucouler lors de la parution du prochain Grimaldi !

Les possibles, Virginie Grimaldi, Fayard, 378p., 19,50€

Ils en parlent également : Stéphanie, Juju, Marine, Petite étoile livresque, Anouk, Amandine, Emiline, A la page des livres, Tiffany, Nath, Mes mots sur les leurs, Balades en livres, Clem, Culture VSnews, Eole, Elodie, Lisez en moi, Nadine, Angélique, Les pages qui tournent

Anna McPartlin – Sous un grand ciel bleu

Posted in Anna McPartlin, Littérature with tags , on 17 mai 2021 by Yvan

Le deuil de la famille Hayes !

Anna McPartlin - Sous un grand ciel bleu« Les derniers jours de Rabbit Hayes », qui racontait les derniers jours de Mia Hayes, surnommée affectueusement Rabbit, est l’un de mes romans préférés. Après avoir ri et pleuré en compagnie des proches de cette quadragénaire transférée dans une maison de soins palliatifs après plusieurs combats contre le cancer, c’est avec grand plaisir que je découvre que l’auteure nous livre une suite, intitulée « Sous un grand ciel bleu ».

Si cette suite est forcément marquée par l’absence de Rabbit, c’est tout de même avec beaucoup d’émotion que le lecteur renoue avec cette famille certes particulièrement sympathique, mais marquée par le deuil. Passant d’un personnage à l’autre au fil des chapitres, Anna McPartlin (« Du côté du bonheur ») nous donne à nouveau l’impression de faire partie de cette famille brisée par le chagrin et de les accompagner durant cette période extrêmement difficile, qu’ils traversent tous de manière bien différente…

Quel plaisir de retrouver tous ces personnages foncièrement humains, que l’on n’espérait pas vraiment revoir après avoir refermé « Les derniers jours de Rabbit Hayes ».  De sa mère Molly, qui semble avoir perdu la foi, à son père Jack, qui s’enferme dans le grenier pour relire ses journaux intimes, en passant par sa fille Juliet, douze ans, qui doit dorénavant vivre avec son oncle Davey, qui ne sait pas comment élever une enfant et encore moins une adolescente, le lecteur passe de l’un à l’autre et partage leurs émotions. Si les larmes sont forcément au rendez-vous, le rire n’est jamais loin, emmené par des personnages hauts en couleur, à l’image de l’ami de famille Francie ou de Ryan, le fils de Grace, qui livrent plusieurs répliques assez hilarantes.

En dépeignant les différentes épreuves traversées par les proches de la très regrettée Rabbit Hayes, Anna McPartlin livre à nouveau un récit émouvant sur la mort, le deuil, la joie, l’amitié et surtout sur la famille. C’est d’ailleurs une nouvelle fois avec grand regret que l’on quitte la famille Hayes en tournant la dernière page.

Sous un grand ciel bleu, Anna McPartlin, Cherche Midi, 528 p., 22€

Ils en parlent également : Anouk, Knut

Barbara Abel – Après la fin

Posted in Barbara Abel, Littérature with tags on 28 février 2021 by Yvan

Les nouveaux voisins !

Barbara Abel - Après la finCe roman, qui se déroule huit ans après le premier opus (« Derrière la haine »), invite à retrouver la famille Geniot quelques années après le drame qui a frappé leurs voisins.

Il est donc fortement conseillé d’avoir lu « Derrière la haine » avant d’entamer cette suite. Outre le plaisir de découvrir ce qu’il advient des personnages du thriller précédent, cela permet au lecteur de mieux comprendre les tensions qui règnent entre Tiphaine et Sylvain, ainsi que le lourd secret qu’ils protègent à tout prix.

Cette ambiance tendue qui découle des événements tragiques du tome précédent et du fait que Milo se retrouve dorénavant en pleine crise d’adolescence, ne s’améliore pas avec l’arrivée de nouveaux voisins. Lorsque Nora et ses deux enfants emménagent dans la maison mitoyenne, cela empiète non seulement sur leur intimité, mais cela menace également de réveiller le passé…

Cette suite reprend donc les ingrédients du thriller précédent, avec une Barbara Abel (« Je sais pas », « Et les vivants autour », « Je t’aime ») qui excelle de nouveau à mettre en scène des personnages qui pourraient être vos propres voisins. Des gens comme vous et moi, qui doivent faire face à des crises d’adolescence et à des tensions de couple, sauf qu’ici, la folie, incarnée par la machiavélique Tiphaine, menace de faire basculé le quotidien dans l’horreur. La tension psychologique augmente donc au fil des pages, ouvrant progressivement la porte à une folie difficile à contenir…

Si le tome précédent ne nécessitait pas forcément une suite, j’ai néanmoins pris beaucoup de plaisir à lire cette suite et à découvrir le sort réservé aux différents protagonistes.

N’oubliez pas de surveiller vos voisins !

Après la fin, Barbara Abel, Fleuve, 336 p., 18,50€

Ils en parlent également: Nathalie, MaeveVirginieMélanie, Carnet de lecture, Julie, Des livres à lire, Stan, Anaïs, Missnefer, Paco

Virginie Grimaldi – Chère Mamie au pays du confinement

Posted in Littérature, Virginie Grimaldi with tags on 25 novembre 2020 by Yvan

Pour la bonne cause !

Virginie Grimaldi - Chère Mamie au pays du confinementJ’aime beaucoup les romans de Virginie Grimaldi, mais celui-ci est vraiment très/trop léger, sans parler du fait qu’il se lit terriblement vite puisqu’il s’agit de messages postés sur les réseaux sociaux sous forme de courtes lettres à sa Mamie durant les 55 jours de confinement.

Même si en Belgique, nous avons la chance que les librairies restent ouvertes pendant ce deuxième confinement, les amateurs de « grande littérature » ne considèreront probablement pas ce roman comme un produit essentiel.

Et pourtant, ces petites anecdotes du quotidien tournées en dérision ne manqueront pas de faire sourire et d’apporter un peu de bonne humeur pendant cette période de confinement automnale, beaucoup plus sombre que la première. De plus, les fans de Virginie Grimaldi apprendront à mieux la connaître à travers ces moments partagés avec son mari et ses deux enfants. Et comme les bénéfices de ce livre seront reversés à la Fondation Hôpitaux de Paris- Hôpitaux de France, on ne peut finalement qu’applaudir l’initiative !

Mais, pour découvrir Virginie Grimaldi, lisez plutôt « Et que durent les moments doux », « Quand nos souvenirs viendront danser », « Tu comprendras quand tu seras plus grande » ou « Il est grand temps de rallumer les étoiles ».

Chère Mamie au pays du confinement, Virginie Grimaldi, Le livre de poche, 240 p., 5,50€

Ils en parlent également: Petite étoile livresqueClemElora, Sophilosophe, Séverine, Auchama, L’instant des lecteurs, Nowowak

Olivier Norek – Impact

Posted in Littérature, Olivier Norek with tags , on 18 novembre 2020 by Yvan

Vive le terrorisme écologique ?

Olivier Norek – Impact« Impact », c’est du Olivier Norek, donc forcément un excellent thriller avec des personnages percutants, sur lequel je me suis précipité dès sa sortie et que j’ai ensuite dévoré en moins de 2 jours.

La particularité de ce roman est cependant que Norek ne se contente pas d’être un excellent auteur de polars, mais qu’il revête également son costume de militant écologiste en livrant un texte particulièrement engagé. L’auteur n’hésite en effet pas à pointer du doigt les dérives de l’industrialisation à outrance qui aboutiront à notre perte…preuves à l’appui !

Son héros, Virgil Solal, sorte de Greta Thunberg 3.0, s’attaque en effet au plus gros pollueurs de la planète et à tous ceux qui contribuent à détruire notre environnement… et il y va fort ! Alors certes, ce personnage principal manque parfois un peu de crédibilité et la fin ne justifie probablement pas les moyens qu’il utilise, mais cela n’empêche pas de s’y attacher et d’avoir envie d’arborer un masque de panda afin d’adhérer à sa cause. Et comment ne pas apprécier ce duo d’enquêteurs, Nathan Modis et Diane Meyer, qui sont chargés de l’arrêter alors qu’ils ne sont finalement pas non plus insensibles à sa cause ?

Malgré un récit un peu trop manichéen, une vulgarisation exagérée d’une thématique complexe et une fin plutôt utopique et précipitée, l’auteur parvient à faire passer un message qui ne manquera pas de vous percuter en pleine face. Il reste donc à espérer que son texte contribue à éveiller les consciences et à influencer nos comportements… sans pour autant ouvrir la porte à l’écoterrorisme !

Bref, moins abouti qu’ « Entre deux mondes », mais tout de même excellent, malgré ces quelques défauts.

Impact, Olivier Norek, Michel Lafon, 348 p., 19,95€

Ils en parlent également : EmOtionS, Lord Arsenik, AurélieAnthony, Mes échappées livresques, Nath, Laure, Aude, CarolineLire et courir, LilieDomi, Petite étoile livresque, ImaginoireLivresse du noirPapivoreAddiction polar,  Evasion polar, Collectif polarJe lis et je raconte, Narre ton livre, LittéLecture, Céline, Black-Books, Un livre après l’autre, Balades en livres, Rose, Mirelle, Les pages qui tournent, Lettres it be

Marie Pavlenko – Et le désert disparaîtra

Posted in Littérature, Marie Pavlenko with tags , on 13 septembre 2020 by Yvan

How dare you !

Marie Pavlenko – Et le désert disparaîtraAprès « Je suis ton soleil » et « Un si petit oiseau », deux immenses coups de cœur, Marie Pavlenko change radicalement de registre en nous emmenant dans un monde post-apocalyptique où le désert recouvre la Terre entière.

Au cœur d’une tribu de nomades, où les hommes chassent les derniers arbres pour les échanger contre des vivres, le lecteur est invité à suivre les pas de Samaa, une jeune fille rebelle de douze ans qui rêve de de faire partie des chasseurs… tâche réservée uniquement aux hommes. A force d’enfreindre les règles, Samaa va finir par faire une étrange découverte qui ébranlera ses certitudes et changera totalement sa vision du monde !

« Et le désert disparaîtra » est non seulement un roman initiatique féministe, mais surtout une fable écologique, onirique et contemplative qui invite à réfléchir au lien qui nous lie à la nature et qui ne plaira pas uniquement à Greta Thunberg.

Et le désert disparaîtra, Marie Pavlenko, Flammarion, 240 p., 14€

Ils en parlent également : Mathilde, Marion, Marie, Lilie, Virginie, Amindara, Mademoizelle Virgule, Alexiane, Emma, Coco, Audrey, Cécile, Gaëlle, Au coin de l’âtre, Au bordel culturel, Entre les pages, Gaëlle, Milleca, Arcanes ouvertes, Alix, Shazia, Meg, Agnes, Anaaklusmos, Chloé, Val, Quitterie, Nuit de livres, Célia, La ménagerie du livre, Eléonore, BookMotion, Naurile, Tribulations culturelles de Loup, Les pages qui tournent