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Bill Watterson – Calvin et Hobbes, Tous aux abris ! (Tome 10)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Dargaud, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , on 7 novembre 2015 by Yvan

Hobbes a disparu !

Bill Watterson - Calvin et Hobbes, Tous aux abris ! (Tome 10)Tous aux abris ! Revoilà Calvin et ses nombreuses bêtises ! On peut d’ailleurs presque parler de ses premières bêtises car, à l’instar du tome 8, cet album revient sur les débuts de Calvin et Hobbes.

Le lecteur y découvre notamment les débuts de Rosaline et force est de constater que la baby-sitter attitrée parvient encore à mater notre ami, surtout lorsque celle-ci s’avère également être sa prof de natation… et oui, c’est encore Calvin qui souffre le plus des deux lors de ces premiers gags.

« Je préfère ne pas savoir ce qu’il fabrique. Et toi ? »

Au menu de ce dixième volet, il y a bien évidemment Calvin et Hobbes qui transforment n’importe quel endroit en terrain de jeu, mais il y a aussi les gags récurrents concernant les tactiques de Calvin pour éviter d’aller à l’école ou de prendre son bain. Si la plupart des histoires ne font que quelques cases, certains récits sont un peu plus long, comme lorsque la famille part en vacances ou lorsque Hobbes se fait kidnapper par un chien. Si plusieurs histoires sont dédiées à la pratique de la pêche, chaque récit offre un plongeon mélancolique dans le monde de l’enfance et invite à découvrir les fantasmes, les rêves et le regard critique de ce petit bonhomme sur le monde des adultes et sur la société en général.

« Il existe un rapport inverse entre ce qui est « bon pour vous » et le plaisir que vous en tirez. »

Ce que j’aime particulièrement dans ces strips, c’est l’imagination débordante de Calvin, notamment quand il se transforme en Spiff le Spationaute pour lancer une boulette de papier sur Susie ou pour échapper à la fin de la récréation à l’école. Notre ami se transforme également en tyrannosaure pour manger son bol de popcorn, en insecte pour lancer des petits pois à table, en mouche géante pour sortir les poubelles ou en caïman pour attaquer son père dans la piscine. Même sa mère se transforme en gorille pour l’obliger à ranger sa chambre, qui est une véritable jungle. J’adore !

« Maman – Calvin ! Cesse ce remue-ménage !!… »
« Maman – Qu’est-ce que je viens de te dire ?!? »
« Calvin – Pourquoi ? Toi non plus tu ne t’écoutais pas ? »

Si la puissance comique de ces strips atteint des sommets, l’humour est également souvent d’une telle sophistication que plusieurs niveaux de lecture sont possibles. Au-delà de la simplicité apparente de ces gags burlesques se cache en effet un autre niveau de lecture, plus adulte, qui mêle critiques acerbes, réflexions intelligentes et cynisme ravageur. Les noms des personnages faisant respectivement référence à Jean Calvin et à Thomas Hobbes, le lecteur ne s’étonnera d’ailleurs pas de croiser quelques considérations philosophiques.

« Hobbes – Penses-tu qu’il y a un Dieu ? »
« Calvin – En tout cas, quelqu’un me cherche ! »

Visuellement, la qualité de ces premiers strips est un peu moins bonne. Le dessin de Bill Watterson est néanmoins d’une grande simplicité et ces visuels aux décors quasi inexistants permettent de mettre l’accent sur les personnages et sur des textes d’une finesse rare. Il faut un talent énorme pour parvenir à partager des tranches de vie en seulement trois cases et pour pondre des gags purement visuels sur base de postures ou d’expressions.

Bill Watterson – Calvin et Hobbes, On n’arrête pas le progrès (Tome 9)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Dargaud, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , , on 24 octobre 2015 by Yvan

Plusieurs Calvin pour le prix d’un !

Bill Watterson - Calvin et Hobbes, On n'arrête pas le progrès (Tome 9)Grâce à Calvin, on n’arrête pas le progrès, car notre jeune chenapan va à nouveau faire preuve d’une inventivité à toute épreuve lors de ce neuvième tome. Vous connaissez Calvin quand même ? Mais si, les strips de Bill Waterson sont célèbres dans le monde entier et la série a d’ailleurs été couronnée de l’Alph-Art du meilleur album étranger à Angoulême en 1992 et a obtenu plusieurs Eisner Awards aux États-Unis. En plus, vous pouvez commencer cette saga mettant en scène un petit garçon de six ans à l’imagination débordante et son tigre en peluche par n’importe quel album… donc, pourquoi pas par celui-ci ?

À l’instar des tomes précédents, celui-ci reprend des histoires de différentes longueurs, allant de trois cases à quelques pages. Chacune offre un plongeon mélancolique dans le monde de l’enfance et invite à découvrir les fantasmes, les rêves et le regard critique de ce petit bonhomme sur le monde des adultes et sur la société en général.

Calvin est un véritable petit génie ! Dans ce tome, sa boîte en carton ne sert plus à voyager dans le temps ou ne fait plus uniquement office de transmutateur, mais s’est transformée en duplicateur. Avec sa nouvelle invention, Calvin va pouvoir créer des doubles pour faire ses devoirs et ranger sa chambre… et tant pis pour les questions d’éthique et pour son entourage… qui voit également le nombre de bêtises se multiplier. Notre brillant ami va également être victime d’une gravité personnelle inversée et grandir au point de venir trop grand pour la planète… ce qui permet à Bill Watterson de s’amuser un petit peu au niveau du remplissage des cases.

Et… ce que notre ami n’a pas le temps d’inventer ou de construire, comme des missiles nucléaires à tête chercheuse, il le met tout simplement sur sa liste de Noël. À l’approche des fêtes, il fait d’ailleurs attention à ne pas être trop méchant car il doit s’assurer que le Père Noël lui apportera bel et bien des cadeaux. Et oui, c’est à nouveau l’hiver, période que Calvin affectionne particulièrement. Pas seulement car cela lui permet de balancer des boules de neige dans la tronche de Susie Derkins, sa petite voisine et souffre-douleur attitrée, mais également car cela lui donne l’occasion d’effectuer des descentes périlleuses en luge à la recherche d’une poussée d’adrénaline. Et puis, il y a également moyen d’être très créatif avec de la neige, comme en témoigne son splendide « musée des horreurs des bonhommes de neige ». Ah, qu’il fait bon d’être enfant quand il neige ! Enfin, sauf quand on s’appelle Susie Derkins bien évidemment et qu’on a Calvin comme voisin. La petite va de nouveau en voir des vertes et des pas mûres, enfin, surtout des blanches et des bien froides. Elle n’est d’ailleurs pas la seule dans la ligne de mire de notre ami car l’unique baby-sitter acceptant encore de le garder est également au rendez-vous. Si Rosaline n’a pas oublié sa dernière visite, où Calvin menaçait de jeter ses cours dans la toilette, elle ne risque pas d’oublier celle-ci non plus…

« – Que fais-tu encore au lit ?! Je t’ai appelé trois fois! Tu vas rater le bus !
– C’est l’idée. Je reste au lit jusqu’à Noël. Je veux des tonnes de trucs cette année, et mes chances d’être sage seront supérieures si je ne me lève pas.
– Désobéir à sa mère et louper son bus, ce n’est pas bien. C’est mal!
– Quoi que je fasse, ce fichu Pere Noël me tient. »

Mais tout n’est pas que joie et bonheur quand il neige, car après le camping en famille où les piqûres de moustiques et la diarrhée forgent le caractère, le père a maintenant la bonne idée de proposer une petite balade dans la neige par -40°C (dixit Calvin). Et oui, l’hypothermie et les engelures, c’est également très bon pour le caractère. Le lecteur a donc de nouveau droit à quelques récits centrés sur la famille, notamment celles où le père de Calvin n’a besoin que de trois cases pour donner des réponses farfelues aux questions innocentes de son fils. Et oui, Celvin, n’est pas le seul petit génie de la famille, comme en témoigne l’explication scientifique du père concernant les vieilles photos en noir et blanc.

L’imagination débordante de Calvin ne sert pas qu’à faire avancer le progrès, mais également à se transformer en Spiff le Spationaute, le temps d’un ballon prisonnier au cours de gym, ou en Hyperman pour détruire l’école afin de ne pas devoir faire ses devoirs. Et lorsqu’une équation devient trop compliquée pour notre petit génie, il se métamorphose en Balle Traçante, un détective privé qui n’a pas peur de mener l’enquête pour trouver la solution à n’importe quel mystère. J’ai particulièrement adoré ce gag-là d’ailleurs.

Si la puissance comique de ces strips atteint des sommets, l’humour est également souvent d’une telle sophistication que plusieurs niveaux de lecture sont possibles. Au-delà de la simplicité apparente de ces gags burlesques se cache en effet un autre niveau de lecture, plus adulte, qui mêle critiques acerbes, réflexions intelligentes et cynisme ravageur. Les noms des personnages faisant respectivement référence à Jean Calvin et à Thomas Hobbes, le lecteur ne s’étonnera d’ailleurs pas de croiser quelques considérations philosophiques. Calvin fait ainsi souvent preuve d’une philosophie assez touchante, notamment lorsqu’il s’interroge sur la vie après la mort et sur notre rôle sur Terre… est-ce pour nourrir les tigres ou pour regarder la télé que nous sommes là ? L’auteur en profite également pour critiquer la disparition de certaines espèces animales à cause de l’homme…

« Parfois je pense que la meilleure preuve qu’il existe des formes de vie intelligente quelque part dans l’univers, c’est qu’aucune n’a essayé de nous contacter. »

Au menu de ce neuvième volet, il y a bien évidemment aussi les gags récurrents concernant les monstres sous le lit ou le bond de Hobbes lorsque Calvin rentre à la maison. Le lecteur a également droit à une nouvelle réunion du club top secret du D.E.F.I. (Dégagez Enormes Filles Informes) et au méchant Moe, qui vole le camion préféré de Calvin à l’école.

Parlons finalement de l’empathie inévitable envers ce duo éminemment sympathique, qui émeut lors de l’ouverture des cadeaux de Noël et qui attendrit le temps d’un câlin devant le feu ouvert. Ce gamin doté d’un sens de la répartie incroyable est particulièrement attachant et l’idée de donner vie à une peluche dans son imaginaire est tout bonnement brillante. Cela résulte non seulement en une complicité incroyable entre les deux, mais permet surtout de donner vie à l’imaginaire de l’enfant. Ensemble, ils vivent des aventures mêlant absurde, tendresse, drôlerie, nostalgie et justesse.

Visuellement, le dessin de Bill Watterson est d’une grande simplicité, mais ces visuels aux décors quasi inexistants permettent de mettre l’accent sur les personnages et sur des textes d’une finesse rare. Il faut un talent énorme pour parvenir à partager des tranches de vie en seulement trois cases et pour pondre des gags purement visuels sur base de postures ou d’expressions.

J’adore !

Bill Watterson – Calvin et Hobbes, Que fait la police ? (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Dargaud, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , on 4 octobre 2015 by Yvan

Calvin s’essaie à l’art !

Bill Watterson - Calvin et Hobbes, Que fait la police ? (Tome 7)Quoi, vous n’avez pas encore lu Calvin et Hobbes ? Mais, que fait la police ? Vous ne savez pas que les strips de Bill Waterson sont célèbres dans le monde entier et que la série a été couronnée de l’Alph-Art du meilleur album étranger à Angoulême en 1992 et a obtenu plusieurs Eisner Awards aux États-Unis ? En plus, vous pouvez même commencer cette saga mettant en scène un petit garçon de six ans à l’imagination débordante et son tigre en peluche par n’importe quel album… même par celui-ci… sauf que personnellement, ce n’est pas forcément mon préféré.

À l’instar des tomes précédents, celui-ci reprend des histoires de différentes longueurs, allant de trois cases à quelques pages. Chacune offre un plongeon mélancolique dans le monde de l’enfance et invite à découvrir les fantasmes, les rêves et le regard critique de ce petit bonhomme sur le monde des adultes et sur la société en général.

Au menu de ce septième volet, il y a bien évidemment les gags récurrents qui consistent à éviter la prise du bain ou concernant les monstres sous le lit. Le lecteur a également droit à une nouvelle réunion du club top secret du D.E.F.I. (Dégagez Enormes Filles Informes), créé lors du tome précédent par nos deux amis. La télé est bien évidemment aussi au programme, car celle-ci est jugée indispensable par Calvin, au point qu’il s’assied devant, même lorsqu’il ne peut pas l’allumer. Ce qu’il aime moins par contre, c’est le méchant Moe, qui continue de le menacer physiquement à l’école.

Le lecteur a évidemment droit aux récits centrés sur la famille où le père de Calvin n’a besoin que de trois cases pour donner des réponses farfelues aux questions innocentes de son fils (sa théorie de la relativité vaut le détour) ou pour lui raconter une histoire avant d’aller dormir, mais également à des histoires plus longues comme lorsqu’il tente de lui apprendre le baseball afin qu’il puisse jouer avec les autres garçons à la récré. Ce tome prouvera néanmoins que Calvin n’est pas vraiment fait pour les sports d’équipe et qu’il préfère jouer au Calvin-Ball, qui se joue sans règles fixes…

Si Susie Derkins, sa petite voisine et souffre-douleur attitrée, est immanquablement au rendez-vous de quelques-unes de ses bêtises, Rosaline, la seule baby-sitter qui accepte encore de venir le garder (contre des sommes astronomiques), est également présente dans cet album. Ses menaces et celles des parents de Calvin semblent cependant avoir eu raison de l’esprit rebelle de Calvin. Et oui, notre petit chenapan est sage comme une image et va gentiment au lit à 20h… ce qui n’est pas forcément le cas d’Hyperman !!!

Et oui, notre ami donne une nouvelle fois régulièrement libre cours à son imagination débordante, notamment lorsqu’il voyage dans le temps à bord de sa boîte en carton ou lorsqu’il imagine ses parents en Nepturniens. S’il se transforme inévitablement en Hyperman, sa transformation préférée demeure Spiff. Le désormais célèbre spationaute apparaît ainsi pour tirer des boulettes de papier sur Susie ou afin d’éviter d’aller manger ou d’entrer dans l’eau bouillante du bain. Il incarne même le personnage en pleine partie de base-ball à l’école… et c’est à chaque fois bien rigolo.

Pourtant, l’album m’a moins fait rire que d’habitude. Les noms des personnages faisant respectivement référence à Jean Calvin et à Thomas Hobbes, l’auteur abuse cette fois un peu trop de considérations philosophiques. Même lorsqu’il neige, Calvin ne se contente plus d’envoyer des boules de neige dans la tronche de Susie ou d’effectuer des descentes périlleuses en luge à la recherche d’une poussée d’adrénaline, mais va s’essayer à l’art. Il va ainsi créer des bonshommes de neige « œuvres d’art » qui expriment quelque chose de profond. Outre l’art-neige et l’art abstrait monochrome constitué de poudre blanche, Calvin se transforme également en faussaire d’art moderne et récite des Haiku, ainsi que de poèmes cochons en rotant (ouf !). À l’instar du tome précédent, Bill Watterson se permet d’ailleurs à nouveau une petite « folie » artistique au niveau des perspectives lorsque tout devient néo-cubiste.

Légèrement moins bon que les tomes précédents, mais toujours excellent !

Bill Watterson – Calvin et Hobbes, Allez, on se tire! (Tome 6)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Dargaud, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , on 24 septembre 2015 by Yvan

Hobbes a disparu !

Bill Watterson - Calvin et Hobbes, Allez, on se tire ! (Tome 6)Allez, on se tire ! Si c’est pour aller lire un album de Calvin et Hobbes, alors oui, vous pouvez y aller, sinon, laissez-moi essayer de vous convaincre de lire cette saga. Il faut savoir que les strips de Bill Watterson sont célèbres dans le monde entier et que la série a d’ailleurs été couronnée de l’Alph-Art du meilleur album étranger à Angoulême en 1992 et a obtenu plusieurs Eisner Awards aux États-Unis. Vous pouvez même commencer cette saga mettant en scène un petit garçon de six ans à l’imagination débordante et son tigre en peluche par n’importe quel album… donc, pourquoi pas par celui-ci ?

À l’instar des tomes précédents, celui-ci reprend des histoires de différentes longueurs, allant de trois cases à quelques pages. Chacune offre un plongeon mélancolique dans le monde de l’enfance et invite à découvrir les fantasmes, les rêves et le regard critique de ce petit bonhomme sur le monde des adultes et sur la société en général.

Le titre de ce sixième album fait référence à Calvin et Hobbes qui ont bel et bien intérêt à fuir le plus loin possible après une énième bêtise. Il faut bien avouer qu’envoyer la voiture de ses parents dans le fossé s’inscrit tout en haut de son long palmarès. Mais, commençons par le début, car ce sixième volet s’ouvre sur un mariage et un cambriolage aux conséquences dramatiques car Hobbes a disparu. Ils partent en effet assister à un mariage en commettant l’erreur d’oublier Hobbes à la maison et à leur retour c’est la grosse catastrophe : des voleurs se sont introduits chez eux par effraction !

C’est l’occasion rêvée pour Bill Watterson de se concentrer un peu plus sur les parents de Calvin car ceux-ci sont traumatisés et ne dorment plus la nuit (On notera au passage qu’ils ne dorment pas toujours du même côté du lit). Si la puissance comique de ces strips atteint des sommets, l’humour est également souvent d’une telle sophistication que plusieurs niveaux de lecture sont possibles. Au-delà de la simplicité apparente de ces gags burlesques se cache en effet un autre niveau de lecture, plus adulte, qui mêle critiques acerbes, réflexions intelligentes et cynisme ravageur. Les noms des personnages faisant respectivement référence à Jean Calvin et à Thomas Hobbes, le lecteur ne s’étonnera d’ailleurs pas de croiser quelques considérations philosophiques. L’auteur profite notamment de ce cambriolage pour lancer une réflexion sur ce qui est véritablement important dans la vie. Ce ne sont bien entendu pas les choses matérielles que les voleurs nous prennent… enfin sauf pour Calvin, qui a retrouvé Hobbes, mais à qui on a pris la télé. Quel drame ! Déjà qu’il n’y a pas de télé quand il part en vacances en famille afin de retrouver les joies du camping où les piqûres de moustiques et la diarrhée forment le caractère !!!

Ce cambriolage et ces nouvelles vacances en camping donne donc à nouveau droit à des récits plus longs centrés sur la famille, mais on a également droit à des gags plus courts où Calvin n’a besoin que de trois cases pour juger et évaluer le travail de son père dans son rôle de « Papa ». Si la cote de popularité du père n’est pas au beau fixe et qu’il doit régulièrement subir les remarques ironiques de son fils, j’adore également les passages où son père répond totalement à côté de la plaque aux questions naïves de Calvin et où la mère n’a besoin que d’une seule case pour démonter les explications de son mari. Les théories du père concernant la lumière et le soleil m’ont à ce titre bien fait rire et je trouve que les relations parents/enfants sont vraiment traitées avec beaucoup d’intelligence dans cette saga.

Si Rosaline, la baby-sitter attitrée de Calvin, est absente de l’album, son autre souffre-douleur Susie Derkens est bel et bien au rendez-vous. C’est d’ailleurs lors de ce tome que Calvin crée son club secret du D.E.F.I. (Dégagez Enormes Filles Informes)… de quoi exclure sa pauvre petite voisine de tous leurs jeux.

Ma préférence va comme d’habitude à ces récits où il peut laisser libre cours à son imagination débordante, notamment lors de ses transformations en Spiff le Spationaute, dont les chutes sont souvent hilarantes. Notre petit chenapan s’imagine notamment en Hyperman afin d’éviter de faire ses devoirs ou de ranger sa chambre, en oiseau, le temps d’une chanson qui ne plaît pas forcément à tout le monde, en reptile afin d’augmenter la température du thermostat, et même en Ptéranodon ou en Allosaure. Et oui, si Calvin déteste l’école et le camping, il adore par contre les dinosaures et le musée d’histoire naturelle.

Parlons finalement de l’empathie inévitable envers ce duo éminemment sympathique. Ce gamin doté d’un sens de la répartie incroyable est particulièrement attachant et l’idée de donner vie à une peluche dans son imaginaire est tout bonnement brillante. Cela résulte non seulement en une complicité incroyable entre les deux, comme lorsque Calvin se rassure auprès de son tigre la nuit après le cambriolage, mais permet surtout de donner vie à l’imaginaire de l’enfant. Ensemble, ils vivent des aventures mêlant absurde, tendresse, drôlerie, nostalgie et justesse.

Visuellement, le dessin de Bill Watterson est d’une grande simplicité, mais ces visuels aux décors quasi inexistants permettent de mettre l’accent sur les personnages et sur des textes d’une finesse rare. Il faut un talent énorme pour parvenir à partager des tranches de vie en seulement trois cases et pour pondre des gags purement visuels sur base de postures ou d’expressions. Lors de cet album, il se permet cependant quelques « folies » artistiques, notamment lors de ce récit où les lois de la perspective ont été abolies. Mais je pense également à ce passage délaissant les cases, où Hobbes se croit à nouveau dans la jungle, ou même à cette scène où Calvin a été transféré sur un négatif couleur le temps d’une photo.

Encore un très bon album !

Bill Watterson – Calvin et Hobbes, Fini de rire ! (Tome 5)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Dargaud, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , , on 31 août 2015 by Yvan

Les plaisirs de la neige !

Bill Watterson - Calvin et Hobbes, Fini de rire ! (Tome 5)Pour commencer à rire, rien de tel qu’un album de Calvin et Hobbes ! Les strips de Bill Watterson sont célèbres dans le monde entier et la série a d’ailleurs été couronnée de l’Alph-Art du meilleur album étranger à Angoulême en 1992 et a obtenu plusieurs Eisner Awards aux États-Unis. Vous pouvez commencer cette saga mettant en scène un petit garçon de six ans à l’imagination débordante et son tigre en peluche par n’importe quel album… donc, pourquoi pas par celui-ci ?

À l’instar des tomes précédents, celui-ci reprend des histoires de différentes longueurs, allant de trois cases à quelques pages. Chacune offre un plongeon mélancolique dans le monde de l’enfance et invite à découvrir les fantasmes, les rêves et le regard critique de ce petit bonhomme sur le monde des adultes et sur la société en général.

Alors que l’album précédant se déroulait encore majoritairement pendant les vacances d’été, celui-ci débute dans la neige. Et oui, c’est l’hiver, période que Calvin affectionne particulièrement. Pas seulement car cela lui permet de balancer des boules de neige dans la tronche de Susie Derkins, sa petite voisine et souffre-douleur attitrée, mais également car cela lui donne l’occasion d’effectuer des descentes périlleuses en luge à la recherche d’une poussée d’adrénaline. Et puis, on ne sait jamais, s’il neige beaucoup, peut-être qu’il ne devra pas aller à l’école ?

« Je ne pourrais jamais m’amuser les dimanches, car je n’arrive pas à oublier que le lendemain j’ai école. C’est comme apprécier son dernier repas avant l’exécution. »

Outre les gags récurrents concernant les subterfuges pour sécher les cours ou éviter le repas et la prise du bain, le lecteur a donc droit aux plaisirs de la neige. Ah, qu’il fait bon d’être enfant quand il neige ! Enfin, sauf quand on s’appelle Susie Derkins bien évidemment et qu’on a Calvin comme voisin. La petite va de nouveau en voir des vertes et des pas mûres, enfin, surtout des blanches et des bien froides… et sera même convoquée dans le bureau du principal. Elle n’est d’ailleurs pas la seule dans la ligne de mire de notre ami car l’unique baby-sitter acceptant encore de le garder est également au rendez-vous. Et autant vous prévenir : la prochaine fois, Rosaline coûtera encore plus cher aux parents de Calvin !

« – Mauvaise nouvelle maman. Je viens de vendre mon âme au diable.
– C’était pas fait ? »

Mais attention, notre ami ne peut pas être trop méchant à l’approche de Noël car il doit s’assurer que le Père Noël lui apportera bel et bien des cadeaux. Il ira même jusqu’à se peigner les cheveux, le temps d’une belle photo qui fera office de carte de vœux. Sans oublier ses bonnes résolutions pour la nouvelle année… mais n’ayez crainte… il continue à être un vilain petit chenapan malgré tout !

Ses incroyables transformations sont d’ailleurs là pour nous le rappeler. De Spiff le Spationaute au dragon cracheur de boules de feu, en passant par une bombe C, une girafe, un ptéranodon et l’inévitable tyrannosaure, ces récits où il peut laisser libre cours à son imagination débordante demeurent mes favoris !

« – QUI A FAIT CA ?
– C’est pas moi, maman! C’est…heu…c’est…un horrible vénusien s’est matérialisé dans la cuisine ! Il a dégainé une arme diabolique à ultrasons et il a dégommé plein d’objets et………… »

Si la puissance comique de ces strips atteint des sommets, l’humour est également souvent d’une telle sophistication que plusieurs niveaux de lecture sont possibles. Au-delà de la simplicité apparente de ces gags burlesques se cache en effet un autre niveau de lecture, plus adulte, qui mêle critiques acerbes, réflexions intelligentes et cynisme ravageur. Les noms des personnages faisant respectivement référence à Jean Calvin et à Thomas Hobbes, le lecteur ne s’étonnera d’ailleurs pas de croiser quelques considérations philosophiques. L’auteur en profite notamment pour partager quelques critiques concernant l’environnement, la valeur nutritive des céréales ou les actions commerciales visant à en faire manger plus.

« – Calvin : Ces programmes TV sont vraiment nuls ! Il n’y a pas un gramme d’imagination dans tout le lot. Quelle niaiseries ! Qui peut être assez stupide selon eux pour regarder un tel navet ?
– Hobbes : Toi.
– Calvin : Si il y avait mieux ailleurs je le regarderais ! »

Parlons finalement de l’empathie inévitable envers ce duo éminemment sympathique, qui émeut lors de l’ouverture des cadeaux de Noël et qui attendrit le temps d’un câlin devant le feu ouvert. Ce gamin doté d’un sens de la répartie incroyable est particulièrement attachant et l’idée de donner vie à une peluche dans son imaginaire est tout bonnement brillante. Cela résulte non seulement en une complicité incroyable entre les deux, mais permet surtout de donner vie à l’imaginaire de l’enfant. Ensemble, ils vivent des aventures mêlant absurde, tendresse, drôlerie, nostalgie et justesse.

« Calvin – D’après toi, quel est le meilleur moyen d’avoir ce que l’on veut ? Faut-il tenir bon et jamais reculer ou bien faire des compromis ?
Hobbes – Je Pense que mieux vaut tenir bon quand tu peux et faire des compromis quand tu en as besoin.
Calvin – Ça demande beaucoup plus de maturité que j’en aurai jamais… »

Visuellement, le dessin de Bill Watterson est d’une grande simplicité, mais ces visuels aux décors quasi inexistants permettent de mettre l’accent sur les personnages et sur des textes d’une finesse rare. Il faut un talent énorme pour parvenir à partager des tranches de vie en seulement trois cases et pour pondre des gags purement visuels sur base de postures ou d’expressions.

Un album qui fera encore beaucoup rire !

Ils en parlent également : Mo’

Bill Watterson – Calvin et Hobbes, Debout, tas de nouilles ! (Tome 4)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Dargaud, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , , on 24 août 2015 by Yvan

Allons polluer Mars !

Bill Watterson - Calvin et Hobbes, Debout, tas de nouilles ! (Tome 4)Debout, tas de nouilles et n’oubliez pas de lire Calvin et Hobbes ! Les strips de Bill Watterson sont célèbres dans le monde entier et la série a d’ailleurs été couronnée de l’Alph-Art du meilleur album étranger à Angoulême en 1992. Vous pouvez commencer cette saga mettant en scène un petit garçon de six ans à l’imagination débordante et son tigre en peluche par n’importe quel album… donc, pourquoi pas par ce quatrième volet ?

À l’instar des tomes précédents, celui-ci reprend des histoires de différentes longueurs, allant de trois cases à quelques pages. Chacune offre un plongeon mélancolique dans le monde de l’enfance et invite à découvrir les fantasmes, les rêves et le regard critique de ce petit bonhomme sur le monde des adultes et sur la société en général.

Alors que l’album précédant s’ouvrait sur une histoire mettant en scène sa baby-sitter attitrée Rosaline, celle-ci demeure étrangement absente de cet album. Mais, pas de panique, Calvin a heureusement d’autres souffre-douleurs. Susie Derkins, sa petite voisine, est ainsi bel et bien au rendez-vous et continue d’en voir des vertes et des pas mûres en compagnie de notre ami. Et sinon, outre les gags récurrents concernant le repas et la prise du bain, que retrouve-t-on au programme de ce tome ?

Bizarrement, d’après la couverture, Calvin semble bien décidé à sortir ses parents du lit alors que, d’habitude, c’est plutôt le contraire. L’explication est cependant assez simple : la majorité de l’album se déroule pendant les vacances d’été. C’est donc la belle vie pour Calvin… alors autant se lever tôt pour en profiter au maximum !

Comme l’école n’est quasi pas au rendez-vous de cet album, Bill Watterson a plus de place/temps pour se concentrer sur des récits centrés sur la famille où Calvin n’a besoin que de trois cases pour juger et évaluer le travail de son père dans son rôle de « Papa », mais également sur des histoires plus longues comme cette visite au Zoo. Le lecteur a également droit à une campagne d’élection ayant pour enjeu le renouvellement des parents de Calvin, ainsi qu’à un père qui, derrière son air sérieux, ne manque pas de nous faire rire comme lors de ce premier gag et l’histoire de la main coupée. Les relations parents/enfants sont donc à nouveau traitées avec beaucoup d’intelligence.

Pas d’école veut également dire plus de temps pour faire des bêtises à la maison, notamment lorsqu’il décide de faire un peu de plomberie en essayant de réparer un robinet qui coule. Pourtant, ce petit garçon qui hait l’école et qui semble à première vue infatigable se fait parfois mater, pas uniquement par le méchant Moe, à qui il ne parvient pas à tenir tête, mais également par un vilain virus qui le garde au lit… alors qu’il n’y a même pas école !

Comme toujours, ma préférence va à ces récits où il peut laisser libre cours à son imagination débordante, notamment lors de ses transformations en Spiff le Spationaute, dont les chutes sont souvent hilarantes. Notre petit chenapan s’imagine également en pilote de chasse ayant pour objectif de détruire son école à coups de missiles et se transforme même en Hyperman… un super-héros pas comme les autres. J’aime également beaucoup les strips où il s’imagine en tyrannosaure. Hilarant !

Si la puissance comique de ces strips atteint des sommets, l’humour est également souvent d’une telle sophistication que plusieurs niveaux de lecture sont possibles. Au-delà de la simplicité apparente de ces gags burlesques se cache en effet un autre niveau de lecture, plus adulte, qui mêle critiques acerbes, réflexions intelligentes et cynisme ravageur. Les noms des personnages faisant respectivement référence à Jean Calvin et à Thomas Hobbes, le lecteur ne s’étonnera d’ailleurs pas de croiser quelques considérations philosophiques. L’auteur en profite notamment pour partager quelques critiques concernant la pollution de notre belle planète bleue. Calvin en a d’ailleurs tellement ras-le-bol, qu’il décide de déménager sur Mars, là où l’être humain n’a pas encore su polluer son environnement !

Parlons finalement de l’empathie inévitable envers ce duo éminemment sympathique. Ce gamin doté d’un sens de la répartie incroyable est particulièrement attachant et l’idée de donner vie à une peluche dans son imaginaire est tout bonnement brillante. Cela résulte non seulement en une complicité incroyable entre les deux, mais permet surtout de donner vie à l’imaginaire de l’enfant. Ensemble, ils vivent des aventures mêlant absurde, tendresse, drôlerie, nostalgie et justesse.

Visuellement, le dessin de Bill Watterson est d’une grande simplicité, mais ces visuels aux décors quasi inexistants permettent de mettre l’accent sur les personnages et sur des textes d’une finesse rare. Il faut un talent énorme pour parvenir à partager des tranches de vie en seulement trois cases et pour pondre des gags purement visuels sur base de postures ou d’expressions.

Du grand art… en toute simplicité !

Bill Watterson – Calvin et Hobbes, On est fait comme des rats ! (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Dargaud, Séries, [DL 1900 à 2000], [Sans super-héros], [Terminées] with tags , on 17 août 2015 by Yvan

Vive le camping !

Bill Watterson - Calvin et Hobbes, On est fait comme des rats ! (Tome 3)Voici une série dont il faut absolument parler plus sur les sites de BD. Les strips de Bill Watterson sont célèbres dans le monde entier et la saga a d’ailleurs été couronnée de l’Alph-Art du meilleur album étranger à Angoulême en 1992. Mais, concentrons-nous plutôt sur le troisième tome de cette saga mettant en scène un petit garçon de six ans à l’imagination débordante et son tigre en peluche.

À l’instar des tomes précédents, celui-ci reprend des histoires de différentes longueurs, allant de trois cases à quelques pages. Chacune offre un plongeon mélancolique dans le monde de l’enfance et invite à découvrir les fantasmes, les rêves et le regard critique de ce petit bonhomme sur le monde des adultes et sur la société en général.

L’album s’ouvre sur l’une des souffre-douleurs de Calvin : sa baby-sitter attitrée Rosaline. Cette dernière en voit à nouveau des vertes et des pas mûres en compagnie de notre ami et demande d’ailleurs à se faire rémunérer un peu plus la prochaine fois. Au programme de ce tome, il y a bien évidemment les gags récurrents qui consistent à éviter la prise du bain, synonyme de véritable séance de torture, ainsi que les tentatives pour s’en prendre à Susie Derkins, sa petite voisine, à qui il en fait également voir de toutes les couleurs.

Le lecteur a évidemment droit aux récits centrés sur la famille où Calvin n’a besoin que de trois cases pour juger et évaluer le travail de son père dans son rôle de « Papa », mais également des histoires plus longues comme ces vacances en camping, qu’il déééééteste !!! De la campagne de communication visant à redorer le blason de son père aux réponses totalement à côté de la plaque de ce dernier, les relations parents/enfants sont vraiment traitées avec beaucoup d’intelligence.

Comme toujours, ma préférence va à ces récits où il peut laisser libre cours à son imagination débordante, notamment lors de ses transformations en Spiff le Spationaute, dont les chutes sont souvent hilarantes. Notre petit chenapan s’imagine également en éléphant, en Frankenstein, en pilote de ligne et même en tyrannosaure… question d’apprécier un peu plus le repas servi par sa mère. Hilarant !

Si la puissance comique de ces strips atteint des sommets, l’humour est également souvent d’une telle sophistication que plusieurs niveaux de lecture sont possibles. Au-delà de la simplicité apparente de ces gags burlesques se cache en effet un autre niveau de lecture, plus adulte, qui mêle critiques acerbes, réflexions intelligentes et cynisme ravageur. Les noms des personnages faisant respectivement référence à Jean Calvin et à Thomas Hobbes, le lecteur ne s’étonnera d’ailleurs pas de croiser quelques considérations philosophiques. L’auteur en profite notamment pour partager quelques critiques concernant la quantité de temps libre passée à ne rien faire devant la télévision. Le meilleur moyen de profiter de toutes les opportunités qui s’offre à nous le samedi, n’est-il pas de les gaspiller en regardant la télé toute la journée ? Calvin s’interroge également sur le sens de la vie… « Pourquoi sommes-nous là… sur Terre ? »… mais ne trouvera pas vraiment réponse satisfaisante auprès de son tigre. Ne vaut-il finalement pas mieux devenir un tigre comme son meilleur ami et quitter le monde tellement contraignant des humains ? Notre ami va faire le test…

Parlons finalement de l’empathie inévitable envers ce duo éminemment sympathique. Ce gamin doté d’un sens de la répartie incroyable est particulièrement attachant et l’idée de donner vie à une peluche dans son imaginaire est tout bonnement brillante. Cela résulte non seulement en une complicité incroyable entre les deux, mais permet surtout de donner vie à l’imaginaire de l’enfant. Ensemble, ils vivent des aventures mêlant absurde, tendresse, drôlerie, nostalgie et justesse.

Visuellement, le dessin de Bill Watterson est d’une grande simplicité, mais ces visuels aux décors quasi inexistants permettent de mettre l’accent sur les personnages et sur des textes d’une finesse rare. Il faut un talent énorme pour parvenir à partager des tranches de vie en seulement trois cases et pour pondre des gags purement visuels sur base de postures ou d’expressions.

Du grand art… en toute simplicité !