Archive for the [DL 2010] Category

Brian Azzarello et Jim Lee – Superman, Pour demain

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian Azzarello, Comics, DC Essentiels, Deluxe, Intégrales, Panini, Superman, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2010], [DL 2013] with tags on 30 avril 2013 by Yvan

Pas le meilleur récit de Brian Azzarello !

gif creator onlineCe récit complet écrit par Brian Azzarello et illustré par Jim Lee reprend les épisodes Superman #204 à #215, parus entre juin 2004 et mai 2005.

Cette histoire qui débute par un Superman essayant de comprendre pourquoi des milliers de gens ont disparu de la surface de la Terre sans laisser de trace, est pour le moins confuse. L’idée de base, partant d’un Kal-El, dernier représentant d’une planète que son père n’a pas réussi à sauver et hanté par l’idée que la même chose puisse arriver à sa Terre d’accueil, n’est pourtant pas mauvaise. Ce récit plus mystique change certes des classiques récits de bastons consacrés à l’Homme d’Acier, mais le fait de ne comprendre le fond de l’histoire qu’en toute fin d’album est tout de même assez frustrant et gâche une grande partie de la lecture. Sans même parler de cette zone fantôme et de ce père Leone transformé, qui m’ont laissé assez dubitatif. L’aspect introspectif de cette saga exhibant un Superman plus humain que d’habitude n’est pourtant pas inintéressant, mais le fait d’être maintenu dans l’obscurité avant d’aboutir à une fin finalement assez décevante, est plutôt frustrant. Le personnage féminin issu du Moyen-Orient est visuellement intéressant mais finalement pas assez développé, tout comme l’identité et le rôle des employeurs de Mr. Orr.

Le dessin musclé de Jim Lee est par contre à la hauteur des espérances. Si son style nous donne droit à une Wonder Woman assez réussie, j’ai malheureusement été moins convaincu par la représentation de Lois Lane. Les scènes d’action, comme l’affrontement avec Wonder Woman ou avec les quatre créatures élémentaires, sont par contre très réussies.

Benoît Peeters et Frédéric Boilet – Demi-tour 2.0

Posted in Aire Libre, BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Dupuis, Franco-Belge, One-shots, [DL 2010], [Grand public] with tags on 13 mars 2013 by Yvan

Benoît Peeters et Frédéric Boilet - Demi-tour 2.0Cette version 2.0 n’est autre que l’histoire publié en 1997 dans la collection Aire libre des éditions Dupuis et resservie sous un nouveau format suite à une publication au Japon.

Située à la veille des élections présidentielles opposant Lionel Jospin à Jacques Chirac, l’histoire relate la rencontre entre deux personnes aux opinions politiques divergentes. Lui, un français de gauche de 38 ans, elle, une jeune française d’origine japonaise, plutôt fan de Chichi. En guise d’arbitre et de « sponsor », le lecteur découvre un étrange personnage du nom d’André-Marie. Fervent adepte du pensémiotisme, il analyse les coïncidences de la vie, pour en tirer une logique pour le moins surprenante. Analysant chaque détail, il va lier les destinées de ces deux personnes que tout semble pourtant opposer. L’intrigue est donc portée par l’étrange science de cet homme et ces coïncidences apparemment anodines.

Le découpage en format «gaufrier» de six cases, divisé en deux parties symétriques, permet de renforcer le parallélisme entre le parcours des deux personnages et permet de faire ressortir chaque rencontre comme une conclusion de cette étrange logique des coïncidences.

C’est particulièrement bien fait et ça se laisse lire.

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Mezzo et Pirus – Les Désarmés

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Franco-Belge, Glénat, Intégrales, [Accessible], [DL 2010] with tags , on 28 novembre 2012 by Yvan

Entre western, polar noir et road-movie…

Mezzo et Pirus - Les DésarmésMezzo et Pirus sur la couverture d’un album, il ne m’en faut pas plus pour m’inciter à l’achat. Et pourtant, il ne s’agit pas d’un nouvel album du duo à l’origine du magistral Le Roi des mouches, mais d’une intégrale regroupant deux anciens tomes des éditions Zenda, publiés en 1991. Une réédition, retravaillée au niveau des couleurs et même au niveau de certains dialogues, proposée au sein du label Drugstore de Glénat.

Balançant entre western, polar noir et road-movie à l’américaine, ce récit débute par une course poursuite poussiéreuse dans le désert du Texas. Construit sous forme d’un long flashback qui explique l’issue fatidique, l’intrigue est somme toute assez classique et reprend les éléments qui font la force du genre. « Désarmés » est l’histoire d’un braquage qui foire inévitablement, combiné à un règlement de comptes familial. Le plan qui foire, les brigands qui se trahissent, les flics corrompus, les femmes manipulatrices et les courses-poursuites parsemées de balles … rien de neuf sous l’horizon, me direz-vous ! Et pourtant, le récit de Mezzo et Pirus s’avère parfaitement maîtrisé, pourvu de dialogues ciselées et de personnages charismatiques … et d’une fin brillante.

Ce qui fait également la force de cette intégrale, est l’atmosphère pesante qui règne tout au long de l’album. Et c’est là qu’il faut souligner le travail remarquable de Mezzo, qui nous emmène dans une Amérique sombre et profonde, au sein d’une ambiance qui s’installe au diapason du scénario.

Une intégrale qui vaut assurément le détour !

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Christian Simon, Fuat Erkol et Ana Luiza Koelher – Awrah, Le maudit

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Daniel Maghen, Diptyques, Franco-Belge, [DL 2010], [Grand public] with tags , on 21 novembre 2012 by Yvan

Drame familial dans le Moyen-Orient d’antan.

Christian Simon, Fuat Erkol et Ana Luiza Koelher - Awrah, Le mauditAprès une première partie de diptyque des plus prometteuses, ce second volet conclut brillamment ce drame familial situé en Irak, à l’époque du règne de Haroun-al-Rachid. Alors que le tome précédant invitait à suivre les pas d’un jeune voleur recueilli par un riche notable, celui-ci s’intéresse également aux sombres projets du vieil homme qui, dans l’ombre, s’amuse à modifier la destinée de chacun. Usant de nombreux flashbacks, Christian Simon et Fuat Erkol, dévoilent les origines d’une vengeance qui prend racine dans un lointain passé. Proposant une intrigue assez classique et des personnages très attachants, les auteurs de « Lenny Valentino » enchaînent les rebondissements avec grande maîtrise. La narration retranscrit parfaitement l’ambiance orientale du récit et contribue à l’atmosphère des contes des mille et une nuits qui se dégage de cette tragédie orientale.

Le dessin de l’artiste brésilienne Ana Luiza Koelher (qui signe ici sa première bande dessinée), superbement mis en valeur par la colorisation de Guy Raives, n’est sans doute pas étranger à cette immersion réussie dans le Moyen-Orient d’antan. L’architecture et la minutie des scènes intérieures, combinés à cette mise en couleurs directes aux tons chauds, constituent l’un des attraits de cet ouvrage. A l’instar de Djinn, la superbe série de Miralès et Dufaux, le dépaysement est total et l’ambiance des pays arabes est parfaitement retransmise.

Un voyage plein de charme, proposé par les Editions Daniel Maghen.

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Corbeyran et Gwangjo – Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur

Posted in BANDES DESSINÉES, Dargaud, Franco-Belge, One-shots, [Avancé], [DL 2010] with tags on 28 avril 2012 by Yvan

Une amnésie ménagère intrigante !

Corbeyran et Gwangjo - Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateurAprès avoir lu les séries plus commerciales d’Eric Corbeyran, j’avais découvert son côté plus intimiste en lisant Elle ne pleure pas elle chante. Convaincu par cette dernière lecture, je décide donc de m’attaquer à cet album au titre particulièrement intriguant.

Ce one-shot raconte tout d’abord l’histoire d’un écrivain en panne d’inspiration, un sujet qui ne déborde donc pas d’originalité. Lorsque Louis Levasseur, l’auteur à court d’idées, découvre le journal intime de son ancienne voisine dans un sac poubelle, le récit devient déjà beaucoup plus intéressant et la raison est toute simple : Léa, l’ex-voisine, est apparemment victime d’une étrange pathologie psychique. C’est l’envie de découvrir l’origine du traumatisme de Léa qui incite le lecteur à tourner les pages de cet album, espérant enfin découvrir pourquoi elle est victime d’une amnésie ménagère qui ne l’empêche pas seulement d’utiliser l’aspirateur, mais également le grille-pain ou la machine à laver.

Entretenant savamment le mystère à l’aide d’une narration particulièrement efficace qui effectue des allers-retours sans jamais perdre le lecteur, Corbeyran parvient également à prendre le lecteur à contre-pied, le temps d’un final habile qui donne une autre tournure au récit, tout en soulevant un problème de société grave.

Si Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur, l’auteur sud-coréen Gwangjo n’a par contre pas oublié comment dessiner. Même s’il trahit ses origines au niveau de mimiques parfois exagérées et d’insertions humoristiques assez inutiles, son crayonné distille parfaitement les émotions de personnages particulièrement expressifs, tout en insufflant beaucoup de mélancolie à l’ensemble.

Un très bon one-shot !

Ils en parlent également : Noukette, Yaneck, Mo’, Soukee

Joanna Hellgren – Frances, Episode 2

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Cambourakis, Trilogies, [Avancé], [DL 2010] with tags on 7 mars 2012 by Yvan

Suite d’une chronique familiale fortement conseillée !

Joanna Hellgren - Frances, Episode 2Le premier volet de cette trilogie éditée aux éditions Cambourakis invitait à suivre les pas d’une petite fille déracinée, recueillie par sa tante à la mort de son père. Au fil des pages, le lecteur découvrait progressivement les dessous de cette famille et, en fin de premier épisode, chacun semblait avoir enfin trouvé sa place et son équilibre au sein de ce nouvel environnement.

Si ce deuxième volet continue de s’intéresser au quotidien de la petite Frances, de sa tante Ada et de sa compagne aux lévriers blancs, il explore surtout le passé de certains protagonistes. Comme l’action de cette trilogie se situe dans une grande ville de Suède, probablement lors de la première moitié du XXème siècle, le lecteur manque un peu de repères et sera d’ailleurs légèrement perdu lors des premiers flash-backs. Il ne lui faudra heureusement que quelques pages pour comprendre que cette histoire parallèle développée par Joanna Hellgren invite à suivre la jeunesse de la mère de Frances, de sa rencontre avec August jusqu’au moment où son chemin quitta celui de sa fille.

Si ce rebondissement au niveau du scénario permet d’ouvrir l’intrigue à un retour éventuel d’Esther dans le quotidien de Frances, le lecteur appréciera surtout le plaisir de retrouver l’ambiance, la sensibilité et l’esthétisme du tome précédent. Ce dessin, tout en crayonné, permet à nouveau de véhiculer les sentiments des personnages avec beaucoup de retenue et d’efficacité. En voguant sur un rythme lent et en s’exprimant en toute simplicité sur des sujets sensibles à l’aide d’une narration qui repose grandement sur des regards, des gestes, des incompréhensions et des non-dits, la jeune auteure suédoise livre un récit d’une grande sensibilité, restituant avec brio la fragilité et les émotions de ses personnages.

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Joe Hill & Gabriel Rodriguez – Locke & Key

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Milady, Séries, [DL 2010], [Sans super-héros], [Terminées] with tags on 26 janvier 2012 by Yvan

Du fantastique, servi par le fils de Stephen King !

Joe Hill & Gabriel Rodriguez - Locke & KeyJe ne suis pas trop fan de récits fantastiques, mais il y a trois raisons qui m’ont poussé à entamer cette saga alors que le troisième tome vient déjà de paraître.

Il y a d’abord les critiques élogieuses des deux côtés de l’Atlantique. Il y a ensuite le fait que Steven Spielberg ait repris les droits en vue d’une adaptation cinématographique. Puis il y a le scénariste, Joe Hill, qui n’est autre que le fils de Stephen King. Bref, suffisamment d’éléments pour m’intriguer !

Le récit invite à suivre les déboires d’une famille dont le père se fait assassiné par un lycéen. Suite à ce drame, les trois enfants se retrouvent chez le frère du défunt, dans la ville de Lovecraft. C’est le plus petit de la bande qui, en fouillant dans les recoins de la propriété familiale, va découvrir bien des secrets et plonger ce récit dans le fantastique (hérédité du scénariste oblige).

Ce premier volet est donc un tome de mise en place qui permet de découvrir les différents personnages et d’installer un univers et une ambiance qui font déjà des merveilles. Malgré son manque d’expérience au sein du neuvième art, Joe Hill installe sa saga avec énormément de maîtrise et propose un début très prometteur. Visuellement, le dessinateur chilien Gabriel Rodriguez contribue également à distiller une atmosphère envoûtante qui incite à vouloir découvrir la suite.

Me voilà donc partant pour lire la suite !

Ils en parlent également : Jérôme