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Robert Kirkman et Ryan Ottley – Invincible, Changement de rythme (Tome 9)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [Avec super-héros], [DL 2013], [En cours] with tags on 11 janvier 2015 by Yvan

Un side-kick pour Invincible !

Robert Kirkman et Ryan Ottley - Invincible, Changement de rythme (Tome 9)Ce neuvième tome reprend les épisodes #48 à #52 de la saga US, ainsi qu’un épisode consacré au passé de Cecil Stedman.

Le tome précédent laissait déjà apparaître les pouvoirs du demi-frère de Mark Grayson, alias Invincible, et la couverture de cet album laisse entrevoir que le jeune garçon compte bel et bien en faire usage. Le développement de ce nouveau super-héros est particulièrement intéressant et la relation entre Invincible et son nouveau side-kick fait inévitablement penser à celle entre Batman et Damian Wayne car le petit Oliver ne fait pas non plus dans la dentelle. Robert Kirkman continue donc de s’amuser avec le mythe du super-héros, notamment en pointant du doigt ces super-slips qui se contentent de neutraliser une menace (qui revient inévitablement par la suite) au lieu de l’éliminer définitivement. Invincible fait également penser à Superman, mais en mieux, car plus humain et plus vulnérable. Cecil Stedman a tout d’un Nick Fury et l’épisode consacré au personnage nous révèle d’ailleurs ses origines à un moment particulièrement opportun car c’est lui qui est à l’origine du changement annoncé dans le titre.

Ce neuvième volet va en effet bouleverser la vie d’Invicible. Outre le nouveau costume et le nouveau partenaire, il doit également changer d’équipe et revoir la liste de ses amis et sa relation avec Cecil Stedman. Le directeur de l’agence de défense globale cache en effet de lourds secrets qui vont obliger Mark Grayson à revoir sa position en tant que super-héros. Ajoutez à cela une belle histoire d’amour avec Atom Eve et vous obtenez à nouveau un récit dynamique et divertissant, alliant action, humour, rebondissements et romance.

Visuellement, le style cartoony de Ryan Ottley continue de faire des merveilles. Son dessin très dynamique insuffle également beaucoup de rythme au récit.

Julien Blondel, Didier Poli et Robin Recht – Elric, Le trône de rubis

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Glénat, Séries, [DL 2013], [En cours], [Grand public] with tags on 7 novembre 2014 by Yvan

Une adaptation qui en met plein la vue !

Julien Blondel, Didier Poli et Robin Recht - Elric, Le trône de rubisElric est l’adaptation de la saga de Michael Moorcock, qui créa le personnage début des années 60. Pour quelqu’un qui, comme moi, ne connaît pas l’univers d’Elric, la mise en place de ce premier volet pourra sembler un peu trop rapide. Heureusement, l’intrigue, qui repose sur une lutte de pouvoir entre deux membres d’une même famille qui se disputent le trône d’un royaume, est plutôt classique et donc assez facile d’accès.

Au fil des pages, le lecteur découvre un univers sombre et glauque, où esclavage, sacrifices et tortures sont légion. À la tête de cette cité imprenable qui s’est forgée une sacrée réputation au fil des ans, il y a donc le fameux Elric, dont l’autorité est cependant contestée par son cousin Yyrkoon. Ce dernier aimerait en effet renouer avec le passé violent et sanguinaire de son peuple afin de redonner au royaume de Melniboné sa puissance d’antan. Au programme de ce premier tome, nous avons donc la rivalité entre Elric et Yyrkoon et une bonne dose de cruauté et de trahison.

Si l’histoire ne déborde pas d’originalité, la partie graphique est cependant d’une puissance évocatrice époustouflante. Il faut dire qu’à l’instar de la méthode de travail utilisée dans le monde des comics, celle-ci est confiée à un dessinateur, un encreur et un coloriste. Et force est de constater que le trio constitué de Didier Poli, Robin Recht et Jean Bastide fonctionne à merveille et livre quelques planches à couper le souffle. Les trois restituent non seulement avec grand brio l’ambiance malsaine et barbare du scénario, mais en mettent également régulièrement plein la vue.

Une histoire classique, bénéficiant d’une mise en images somptueuse, qui ravira les amateurs du personnage et d’heroïc-fantasy.

Ils en parlent également: Yaneck, Bibliocosme

Joshua Dysart et Khari Evans – Harbinger, L’Ascension de l’Oméga

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Panini, Séries, [Avec super-héros], [DL 2013], [En cours] with tags on 12 octobre 2014 by Yvan

Les X-Men de Valiant Comics !

Joshua Dysart et Khari Evans - Harbinger, L'Ascension de l'OmégaHarbinger est une série imaginée au début des années ’90 par Jim Shooter, l’ancien rédacteur en chef de Marvel, et David Lapham chez Valiant Comics. Après un passage par les jeux vidéo et plusieurs années de silence, la série est relancée en 2012 par Joshua Dysart (Soldat inconnu) et Khari Evans. Ce premier volet reprend les cinq premiers épisodes de ce reboot.

Harbinger est une série imaginée au début des années ’90 par Jim Shooter, l’ancien rédacteur en chef de Marvel, et David Lapham chez Valiant Comics. Après un passage par les jeux vidéo et plusieurs années de silence, la série est relancée en 2012 par Joshua Dysart (Soldat inconnu) et Khari Evans. Ce premier volet reprend les cinq premiers épisodes de ce reboot.

Le récit invite à suivre les pas de Peter Stanchek, un jeune garçon aux pouvoirs surhumains, qui a du mal à trouver sa place au sein de la société, jusqu’au jour où le richissime Toyo Harada lui propose de rejoindre « Harbinger », une fondation secrète regroupant d’autres personnes aux dons similaires. Si cette fondation qui aide les jeunes psiotiques à maîtriser leurs pouvoirs fait inévitablement penser à la célèbre école du professeur Xavier, l’univers développé par les auteurs a en effet tout d’une relecture plus mature des X-Men.

Si cette mise en bouche, qui permet de découvrir le potentiel du jeune héros et à suivre le recrutement et l’entraînement des nouveaux élèves, ne révolutionne certes pas le genre, Joshua Dysart pose néanmoins les bases d’une nouvelle saga super-héroïque qui s’annonce très prometteuse. Si le scénario vaut le détour, les dessins de Khari Evans tiennent également parfaitement la route.

Yusei Matsui – Assassination Classroom, Assassinat

Posted in BANDES DESSINÉES, Kana, Manga / Manhwa, Séries, [DL 2013], [En cours] with tags on 1 septembre 2014 by Yvan

Un postulat de départ totalement surréaliste !

Yusei Matsui - Assassination Classroom, AssassinatDès les premières pages de ce shônen prévu en six tomes, le scénario complètement burlesque de Yusei Matsui (Neuro) ne manque pas de surprendre. Le lecteur fait immédiatement la connaissance d’un professeur de lycée habillé en costard-cravate. Rien de surprenant là-dedans me direz-vous, sauf que l’instituteur est une sorte de pieuvre extra-terrestre qui se fait canarder par des élèves munis de mitrailleuses durant l’appel des noms.

Autant vous dire que ce point de départ surprend et qu’il faut plusieurs pages pour se mettre dans le bain. Après avoir détruit 70% de la Lune, le poulpe en question a en fait promis de détruire la Terre d’ici la fin de l’année. Entre-temps et au grand étonnement de tous (dont le lecteur), il a choisi de devenir le professeur principal de la classe 3-E du collège de Kunugigaoka. Et afin de donner une petite chance aux terriens, les élèves de cette classe de laissés pour compte ont jusqu’à la fin de l’année scolaire pour essayer de le tuer. Chose qui ne sera pas évidente car la pieuvre est capable de se déplacer à une vitesse de Mach 20. Complètement barré !

Avant d’avoir totalement accepté le fait que le scénariste a probablement fumé la moquette avant d’imaginer cette intrigue où tuer devient un jeu, les tentatives d’assassinat de la part des collégiens se multiplient à grande vitesse, mais sans atteindre celle de Mach 20. Il devient en effet vite clair que le monstre tentaculaire ne sera pas facile à abattre. Malgré l’issue prévisible et l’aspect répétitif de ces tentatives, l’histoire devient progressivement assez cohérente et le lecteur finit par s’attacher aux différents personnages, y compris à ce prof à la couleur changeante, qui tente de faire progresser ses élèves au fil de leurs échecs.

Outre des personnages convaincants et beaucoup d’action truffé d’humour, ce manga peut également compter sur un graphisme dynamique et efficace. Le dessin est précis, le découpage efficace et les personnages expressifs et attachants.

À condition d’accepter l’aspect totalement surréaliste du point de départ, ce shônen saura donc séduire pas mal de monde.

Brian Augustyn et Humberto Ramos – Out there

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Glénat, Trilogies, [DL 2013], [Sans super-héros] with tags , on 14 août 2014 by Yvan

Une des premières séries d’Humberto Ramos !

Brian Augustyn et Humberto Ramos - Out thereInitialement parue en version kiosque chez Semic, cette saga datant du début des années 2000 revient en France chez Glénat Comics, en trois volumes cartonnés pourvus de couvertures inédites signées Humberto Ramos. Le premier tome de cette série écrite par Brian Augustyn et dessinée par Humberto Ramos reprend les épisodes #1 à #6.

L’histoire se déroule dans la paisible petite ville d’El Dorado, où il fait apparemment bon vivre. Mais, derrière les apparences et cette tranquillité se cache en réalité un lourd secret. Plusieurs responsables de cette charmante petite bourgade de Californie semblent en effet avoir passé un pacte avec un démon. Les auteurs invitent à suivre quatre lycéens qui vont apercevoir des phénomènes paranormaux et s’unir pour sauver tout le monde de cette menace démoniaque.

L’intrigue s’avère donc assez classique et s’appuie sur une galerie de personnages assez stéréotypés. De Zach le quaterback de l’école à sa petite amie cheerleader, en passant par Mark, le petit intello souffre-douleur, et Jessica, la fille rebelle un peu bizarre, les protagonistes de cette histoire sont immédiatement identifiables, évitant à l’auteur de devoir trop s’attarder sur la caractérisation des personnages. Au fil des pages, le lecteur finit cependant par s’attacher à ces héros teenagers et se laisse progressivement embarquer dans cette aventure impliquant des forces démoniaques.

La plus grosse réussite de cette saga reste néanmoins le graphisme de l’artiste mexicain Humberto Ramos. Son trait dynamique insuffle immédiatement beaucoup d’énergie au dessin, tout en offrant une lisibilité exemplaire.

Un premier tome très agréable à lire, qui ravira les amateurs de « teen comics » !

Renders, Lapière, Efa et Erbetta – Alter Ego, Teehu

Posted in BANDES DESSINÉES, BD du mercredi, Dupuis, Franco-Belge, Séries, [DL 2013], [En cours], [Grand public] with tags on 23 juillet 2014 by Yvan

Une deuxième saison en quatre tomes !

Renders, Lapière, Reynès et Benéteau – Alter Ego, TeehuVoici donc la deuxième saison de cette série concept imaginée par Pierre-Paul Renders et Denis Lapière, dont les tomes peuvent se lire indépendamment des autres et dans un ordre totalement aléatoire. Chacun des trois tomes de cet immense puzzle constituera donc l’une des trois clés qui permettra de comprendre l’intrigue, tandis qu’un ultime épisode viendra à nouveau lier les différents destins et boucler l’histoire des différents personnages, tout en permettant de mieux saisir tous les aboutissants de l’intrigue.

Trois années se sont écoulées depuis les révélations de l’album « Alter Ego Ultimatum », qui confirmait au monde entier l’existence des alter-ego. Ce tome démontre tout d’abord à quel point le monde semble divisé entre les plus sceptiques, qui refusent encore d’y croire, et ceux qui cherchent à exploiter cette nouvelle donne, soit pour en tirer profit, soit pour améliorer le monde. Ce tome-ci se concentre ainsi sur la communauté du Ridvan Garden’s, qui a élu domicile sur une île des Canaries et dont les membres, qui ont vu un message divin dans l’existence des alter ego, prônent le respect de l’environnement et la fraternité.

Si le lecteur retrouve des personnages issus de la première saison, tels que Noah, Park ou Camille, chaque album de ce thriller tentaculaire à entrées multiples se concentre à nouveau sur un personnage différent (Teehu, Delia et Gail). Ce premier volet invite à suivre le parcours de Teehu, une jeune médium qui a rejoint la communauté spirituelle créée par Noah Mendez, le fils du Président des Etats-Unis. Un flash-back permet de lever le voile sur le passé du personnage, de la découverte de son don jusqu’à son intégration dans la secte, en passant par le drame familial qu’elle a vécu dans son Australie natale. Si ce retour en arrière crée beaucoup d’empathie envers le personnage principal, le présent distille une intrigue prenante autour des agissements suspects des leaders du Ridvan Garden’s, tout en s’intéressant à la destinée d’un jeune garçon pour lequel Teehu s’est prise d’affection.

Visuellement, l’équipe artistique, composée d’une multitude de dessinateurs (personnages, décors, …), livre à nouveau un dessin très dynamique et un album très lisible, tout en assurant l’uniformité au niveau du graphisme.

Malgré un effet de surprise qui a clairement disparu par rapport à la saison précédente, cette seconde salve s’annonce tout de même très prometteuse.

Ils en parlent également : Yaneck

Découvrez la bande annonce de la deuxième saison :

bd du mercredi Allez découvrir les autres BDs du mercredi sur le blog de Mango !

Brian K. Vaughan et Tony Harris – Ex machina

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Vertigo Essentiels, [Avec super-héros], [DL 2013], [En cours] with tags on 2 juin 2014 by Yvan

Un super-héros devenu politicien !

Brian K. Vaughan et Tony Harris - Ex machina« Ex Machina » est une saga de cinquante épisodes, publiés aux USA par Vertigo entre 2004 et 2010. Cette série a connu deux éditions françaises, mais n’avait encore jamais été éditée dans sa totalité. Heureusement qu’Urban Comics est là pour combler cette lacune et me permettre d’attaquer cette saga signée Brian K. Vaughan (Y, le dernier homme et Saga) et Tony Harris.

Ce premier volet qui reprend les onze premiers épisodes de la série invite à faire la connaissance de Mitchell Hundred, un ingénieur qui devient capable de “parler” aux machines après avoir été blessé par un étrange artefact. Devenu super-héros, il empêchera notamment la destruction de l’une des tours du World Trade Center lors des attentats du 11 septembre 2001, mais décide ensuite de se lancer dans une carrière politique en se présentant à l’élection du maire de New-York.

L’histoire de cet homme qui se rend compte qu’il y a d’autres moyens pour aider les gens que de porter un costume de super-héros et qui se retrouve dès lors confronté à des problèmes d’une toute autre ampleur, tels que la censure d’une œuvre d’art controversée ou le mariage entre homosexuels, est construite de manière très intelligente. Multipliant les allers-retours, Brian K. Vaughan dévoile progressivement les origines de son pouvoir et de son traumatisme, ainsi que les raisons qui l’ont poussé à briguer le poste de maire. Ce procédé narratif qui invite à constamment voyager entre passé et présent permet de donner de l’épaisseur aux différents personnages au fil des pages, tout en insufflant du rythme à l’ensemble. Afin de garder le lecteur en haleine, l’auteur développe également plusieurs intrigues en parallèle, dont une histoire de meurtres en série et l’apparition d’un symbole qui a tendance à rendre les gens fous.

Visuellement, Tony Harris livre de l’excellent travail dans une veine très réaliste et offre beaucoup de lisibilité à l’ensemble. Si le découpage est certes un brin trop classique, il faut par contre saluer la mise en couleurs des planches.

Bref, « Ex Machina » est un récit intelligent, mêlant politique et super-héroïsme, qui invite à réfléchir sur la capacité des surhumains à aider les gens au quotidien. Une lecture fortement conseillée !