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Pat Mills et Joe Colquhoun – La grande guerre de Charlie, La grande mutinerie (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, Ca et Là, Comics, Guerre, Séries, [DL 2014], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 10 juillet 2015 by Yvan

Tous les aspects de la Première Guerre Mondiale !

Pat Mills et Joe Colquhoun - La grande guerre de Charlie, La grande mutinerie (Tome 7)Charley’s War est un chef-d’œuvre de la bande dessinée britannique, paru sous forme d’épisodes dans la revue britannique Battle entre 1979 et 1986. Excepté quelques épisodes publiés dans les magazines “Bengali” et “Pirates”, cette histoire réalisée par Pat Mills et dessinée par Joe Colquhoun n’avait pas encore réussi à franchir la Manche. Grâce au label Delirium, fruit d’une collaboration entre les éditions Ça et Là et 360 Media Perspective, cette véritable perle du neuvième art est dorénavant éditée chez nous en dix tomes. Ce septième tome contient 29 épisodes de trois pages, parus en 1982.

Alimentée par des faits authentiques, ce récit qui traite de la guerre 14-18 invite à suivre les aventures de Charlie Bourne : un jeune « Tommy » de 16 ans qui, en mentant sur son âge, se retrouve au front, à quelques jours de la terrible bataille de la Somme. Le fait de suivre les pas de ce jeune britannique un peu stupide, mais courageux et foncièrement bon, permet non seulement de plonger le lecteur dans le quotidien de la Première guerre mondiale, mais surtout de lui faire découvrir le point de vue anglais.

Après avoir relaté la fameuse bataille de la Somme et s’être intéressé d’un peu plus près à l’armée française lors de la bataille de Verdun, Pat Mills avait accordé une brève permission à Londres à son héros. Le cinquième tome mettait cependant fin à cette trêve et envoyait Charlie Bourne sur le front des Flandres, au cœur de la saillie d’Ypres. En fin de tome précédent, la compagnie de Bourne était envoyée à Étaples en camp d’instruction, pour une formation qui montrait les relations tendues entre officiers et soldats et pointait une nouvelle fois du doigt la hiérarchie militaire. Les mauvais traitements, les conditions de vie déplorables et les nombreuses injustices faisaient progressivement monter le mécontentement des soldats au camp d’entraînement à Étaples.

Ce tome débute en septembre 1917, au moment où le meurtre du caporal Wood par un gradé déclenche une mutinerie de grande ampleur au camp d’Étaples. Une fois la situation réglée, notre ami Charlie se porte volontaire pour être brancardier. Bien décidé à sauver des vies afin de soulager une conscience toujours hantée par ce peloton d’exécution où il a dû tirer sur des collègues, Charlie délaisse donc les armes pour un métier où les chances de survies sont néanmoins trois fois plus faibles que celles d’un soldat. Des interventions dans la boue, sous les rafales ennemies, au trafic odieux de morphine, en passant par des transfusions sanguines sans vérification du groupe sanguin, Pat Mills montre un « bel » aperçu de cet aspect-là de guerre. Il rend ensuite un dernier hommage aux brancardiers en suivant les pas d’un vétéran qui se rend au mémorial de la Grande Guerre à Ypres en 1982, afin d’y retrouver la trace de l’homme qui lui a sauvé la vie dans les tranchées. Ce petit bond dans le futur permet également de découvrir une ville d’Ypres reconstruite après la guerre. En fin d’album, l’auteur revient finalement sur l’importance des chars anglais lors de la Bataille de Cambrai en novembre 1917, pour conclure l’album sur l’apparition surprenante de l‘estafette Adolf Hitler…

En se servant de Charlie et de ses amis comme fil rouge, Pat Mills restitue une nouvelle fois avec grand brio tous les aspects de la Première guerre mondiale. Si le réalisme de ces scènes tirées de faits réels impressionne, c’est surtout l’humanité dégagée par cette œuvre qui fait mouche. Au sein de la Grande Histoire, Pat Mills invite en effet à découvrir les petites histoires de simples soldats. Le graphisme noir et blanc de Joseph Colquhoun fourmille de détails et contribue également à dépeindre le quotidien des soldats avec énormément de réalisme.

Une saga incontournable !

Pat Mills et Joe Colquhoun – La grande guerre de Charlie, De Messines à Passchendaele (Volume 6)

Posted in BANDES DESSINÉES, Ca et Là, Comics, Guerre, Séries, [DL 2014], [En cours], [Sans super-héros] with tags , , on 15 juin 2015 by Yvan

Chef-d’œuvre du neuvième art !

Pat Mills et Joe Colquhoun - La grande guerre de Charlie, De Messines à Passchendaele (Volume 6)Charley’s War est un chef-d’œuvre de la bande dessinée britannique, paru sous forme d’épisodes dans la revue britannique Battle entre 1979 et 1986. Excepté quelques épisodes publiés dans les magazines “Bengali” et “Pirates”, cette histoire réalisée par Pat Mills et dessinée par Joe Colquhoun n’avait pas encore réussi à franchir la Manche. Grâce au label Delirium, fruit d’une collaboration entre les éditions Ça et Là et 360 Media Perspective, cette véritable perle du neuvième art est dorénavant disponible chez nous. Ce sixième tome contient 29 épisodes de trois pages, parus dans la première moitié des années 1980.

Alimentée par des faits authentiques, ce récit qui traite de la guerre 14-18 invite à suivre les aventures de Charlie Bourne : un jeune « Tommy » de 16 ans qui, en mentant sur son âge, se retrouve au front, à quelques jours de la terrible bataille de la Somme. Le fait de suivre les pas de ce jeune britannique un peu stupide, mais courageux et foncièrement bon, permet non seulement de plonger le lecteur dans le quotidien de la Première guerre mondiale, mais surtout de lui faire découvrir le point de vue anglais.

Après avoir relaté la fameuse bataille de la Somme et s’être intéressé d’un peu plus près à l’armée française lors de la bataille de Verdun, Pat Mills avait accordé une brève permission à Londres à son héros. Le tome précédent mettait cependant fin à cette trêve et envoyait Charlie Bourne sur le front des Flandres, au cœur de la saillie d’Ypres.

Notre ami se retrouve à nouveau dans de sales draps, sous les ordres de l’impitoyable lieutenant Snell. Leur nouvelle mission ne se déroule plus dans les tranchées, mais consiste à creuser un tunnel sous les lignes ennemies afin d’y détruire les canons allemands de Messines. Si les aventures de Charlie sont une nouvelle fois captivantes, le récit s’avère également très instructif car il aborde cet aspect moins connu de la guerre, où des hommes doivent atteindre l’ennemi en creusant le sol, tout en évitant les éboulements, les infiltrations d’eau et en prenant surtout soin de ne pas tomber sur un tunnel creusé dans le sens inverse par l’ennemi.

Ce huis-clos sous la terre est suivi d’un assaut sanglant sous le feu des mitrailleuses, montrant à nouveau toute la détresse des soldats qui tentent de survivre au beau milieu du champ de bataille. La compagnie de Bourne est ensuite envoyée à Étaples en camp d’instruction, pour une formation qui pointe une nouvelle fois du doigt la hiérarchie militaire. En abordant les relations tendues entre officiers et soldats, Mills dénonce une nouvelle fois les différences qui existent entre les classes sociales. L’auteur en profite aussi pour aborder d’autres thèmes intéressants, tels que les déserteurs, les pelotons d’exécution ou les mutineries.

Si le réalisme de ces scènes tirées de faits réels impressionne, c’est surtout l’humanité dégagée par cette œuvre qui fait mouche. Au sein de la Grande Histoire, Pat Mills invite en effet à découvrir les petites histoires de simples soldats. En montrant des pacifistes qui refusent de prendre les armes ou des hommes empêtrés dans les barbelés ou englués dans la boue, faisant face à une mort certaine, Pat Mills restitue la dureté du conflit avec grand brio. L’aspect humain se retrouve encore renforcé par la présence du frère de Charlie sur le front. Le graphisme noir et blanc de Joseph Colquhoun fourmille de détails et contribue également à dépeindre le quotidien des tranchées et l’exigüité des tunnels avec énormément de réalisme. Quant aux quelques pages en couleurs présentes dans ce tome… elles démontrent surtout que parfois, c’est quand même mieux de lire une BD en noir et blanc.

La grande guerre de Charlie est pour moi la meilleure bande dessinée consacrée à la Première guerre mondiale.

Geoff Johns présente Green Lantern, La guerre de Sinestro (Tome 5)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Signatures, Geoff Johns, Séries, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2014], [En cours] with tags on 30 mai 2015 by Yvan

Sinestro est un mauvais perdant !

Geoff Johns présente Green Lantern, La guerre de Sinestro (Tome 5)À la base de cette saga cosmique publiée en deux tomes, il y a l’ami Sinestro qui ne l’a vraiment pas bonne. Après avoir découvert qu’il avait instauré une dictature sur sa planète natale Korugar, Sinestro a été banni de l’ordre des Green Lantern. Déchu par les Gardiens d’Oa et réfugié sur la planète Qward dans l’univers d’antimatière, le garçon a alors concocté une vengeance d’envergure. Il se tourne en effet vers une autre force que la lumière verte, crée une armée de la peur toute jaune, provoque un bordel intersidéral jamais vu et débarque maintenant sur la Terre afin de la détruire. Comme quoi, il ne vaut mieux pas l’énerver le bonhomme !

Vous l’aurez compris, Geoff Johns ratisse très large, que ce soit au niveau des lieux ou au niveau des personnages. De Mogo à Ranx, jusqu’à la planète Terre, en passant par l’univers d’antimatière, l’auteur fait péter les combats dans les quatre coins de la galaxie. Il fait également intervenir beaucoup (trop) de personnages. Si la Ligue de Justice vient défendre les intérêts de la Terre, Sinestro lance également quelques gros bras dans la bataille, dont Superman Cyborg, Superboy Prime et l’Anti Monitor, sans oublié le come-back de Parallax. À force de multiplier les références et les personnages, on finit parfois par s’y perdre un peu, mais on a finalement très peu de temps pour y réfléchir car l’histoire avance à grande vitesse.

Si cette saga au rythme effréné est si spectaculaire, le graphisme y est également pour beaucoup. Après l’excellent travail d’Ethan Van Sciver, Ivan Reis, Patrick Gleason et Dave Gibbons sur le tome précédent, le dessin demeure dans la même veine, avec des planches qui dégagent énormément d’énergie et plusieurs double pages spectaculaires.

Arrivé à la fin de ces deux tomes, on retiendra donc un scénario qui part dans tous les sens et un graphisme spectaculaire, mais également une nouvelle loi qui autorise dorénavant les Green Lantern à utiliser la force létale, ainsi que l’émergence de Corps de couleurs différentes.

On peut donc conclure que Geoff Johns a bien préparé l’événement suivant, c.à.d. le crossover Blackest Night, et que l’on ne s’est pas ennuyé une seconde en lisant cette saga.

Ed Brubaker, Steve Epting et Mike Perkins – Captain America, Le rêve est mort (Tome 4)

Posted in BANDES DESSINÉES, Captain America, Comics, Deluxe, Ed Brubaker, Intégrales, Panini, [Avec super-héros], [DL 2014] with tags on 11 mai 2015 by Yvan

Un excellent polar super-héroïque !

Ed Brubaker, Steve Epting et Mike Perkins - Captain America, Le rêve est mort (Tome 4)Le quatrième tome de cette collection Marvel Deluxe poursuit le run d’Ed Brubaker entamé lors du second volet. Si le début du run (La Légende Vivante) m’avait enthousiasme, la lecture du tome précédent (L’hiver Meurtrier) m’avait fait hésiter à poursuivre cette saga. Suite à de nombreux avis positifs, j’ai finalement décidé de m’attaquer à ce tome reprenant les épisodes #25 à #36 de la série.

L’album débute donc par le mythique épisode #25, déjà présent dans le troisième volet de Civil War, et marqué par la mort de Captain America. « Captain Amercia, le rêve est mort » se déroule donc après la mort de Steve Rogers et invite à suivre l’enquête des proches de Captain America, qui recherchent les véritables commanditaires de cet assassinat.

Si le run d’Ed Brubaker continue de mêler récit d’espionnage et action super-héroïque, il doit dorénavant se passer de son personnage principal. L’absence du personnage principal ne se fait cependant pas trop ressentir car Brubaker parvient à livrer un récit prenant autour des nombreux personnages secondaires. Outre Natasha Romanov (la Veuve Noire), Sam Wilson (le Faucon), Bucky Barnes (Le Soldat de l’Hiver) et la pauvre Sharon Carter, qui traquent les meurtriers de leur ami, le lecteur suit également les actions de Crossbones, Sin, Red Skull, Tony Stark et Nick Fury. Tous les éléments mis en place lors des deux tomes précédents s’emboîtent à merveille et le travail sur la psychologie des proches de Steve est remarquable.

Visuellement, le dessin est toujours assuré par Steve Epting et Mike Perkins, avec une petite préférence pour le travail du premier.

Ils en parlent également : Yaneck

 

Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Colin Wilson – Wonderball, Le chasseur

Posted in BANDES DESSINÉES, Delcourt, Franco-Belge, Séries, [DL 2014], [En cours], [Grand public] with tags on 7 mai 2015 by Yvan

Mise en place d’un thriller particulièrement efficace !

Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Colin Wilson – Wonderball, Le chasseurJ’étais totalement passé à côté de ce titre issu de la collection Série B de Delcourt, mais la sortie d’un pack reprenant les deux premiers tomes à prix réduit m’a incité à combler cette lacune.

Le récit débute en août 1983 par une tuerie dans les rues de San Francisco. Ce sont pas moins de neuf victimes qui gisent sur le sol au moment où l’inspecteur Spadaccini débarque sur les lieux du crime. D’après les douilles abandonnées sur le toit d’un immeuble par le tireur d’élite, l’arme utilisée semble être un Carnaco, un fusil rendu célèbre par Lee Harvey Oswald lors de l’assassinat de Kennedy vingt ans plus tôt. De quoi réveiller des vieux souvenirs chez l’inspecteur…

Le héros de cette saga est un flic solitaire aux méthodes musclées, surnommé Wonderball par ses collègues, en raison des friandises en chocolat du même nom, dont il se gave à longueur de journée et qui ressemblent à un Kinder Surprise. Il ne faut que quelque pages pour s’attacher à ce « Dirty Harry » qui fout le bordel partout où il passe, mais qui excelle dans son métier de policier. Au fil des pages, le lecteur en apprend d’ailleurs un peu plus sur ce dur à cuire qui a été trompé par sa femme et qui a un passé au sein des Marines.

Si l’enquête de Spadaccini est jonchée de cadavres, elle cache surtout bien des mystères qui contribuent à captiver le lecteur. D’une machination impliquant la création d’un super-soldat à l’énigme qui entoure l’assassinat de Kennedy, en passant par cette organisation secrète qui semble suivre notre héros à la trace, les auteurs livrent une intrigue particulièrement prenante, pourvu d’un cliff-hanger efficace qui donne envie de découvrir la suite au plus vite.

Visuellement, l’australien Colin Wilson (Du plomb dans la tête, La Jeunesse de Blueberry) distille une ambiance sombre et glauque, qui accompagne avec brio ce polar qui nous plonge dans les bas-fonds de San Francisco des années 80.

Vivement la suite !

Thierry Murat – Le vieil homme et la mer

Posted in BANDES DESSINÉES, Franco-Belge, Futuropolis, One-shots, [Accessible], [DL 2014] with tags on 15 avril 2015 by Yvan

Brillante adaptation du chef-d’œuvre d’Hemingway !

Thierry Murat - Le vieil homme et la merThierry Murat, dont j’avais apprécié les ouvrages précédents (Au Vent mauvais, Les Larmes de l’assassin), s’attaque ici au plus célèbre des romans d’Ernest Hemingway : Le vieil homme et la mer !

Santiago, le vieil homme en question, n’est pas en veine car cela fait plus de 80 jours qu’il revient bredouille de ses virées en mer. Si plus personne ne croit en lui au village, excepté un môme qui le considère comme son grand-père, le 85ème jour le vieux pêcheur finit cependant par ferrer un énorme espadon. C’est le début d’un combat épique entre l’homme et le poisson…

J’ai lu l’œuvre originale il y a une trentaine d’années, mais j’ai tout de même gardé certains souvenirs de cette lecture imposée par l’école. Il ne m’a donc fallu que quelques minutes au cœur de ce petit village de pêcheurs dans le Cuba des années 50 pour retrouver l’atmosphère et l’esprit du chef-d’œuvre d’Hemingway. Le graphisme épuré, sobre et efficace de Thierry Murat contribue à rendre hommage aux textes d’Hemingway. Les grandes cases et l’absence de bulles permet de restituer l’immensité de l’océan et la solitude du vieil homme, tout en permettant de se concentrer sur des textes qui se retrouvent magnifiés par les superbes planches de l’artiste.

Et pour couronner le tout, c’est Hemingway en personne qui vient refermer cette superbe adaptation.

Ils en parlent également : Mokamilla, Noukette, Yaneck

Terry Moore – Rachel Rising, Même pas peur (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Séries, [DL 2014], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 13 avril 2015 by Yvan

Une ancienne malédiction hante le bled de Manson !

Terry Moore - Rachel Rising, Même pas peur (Tome 2)Ce deuxième volet reprend les épisodes #7 à #12 de la saga débutée par Terry Moore en 2011 après la fin d’Echo et propose la suite de cette série d’épouvante mêlant horreur et fantastique.

Le lecteur retrouve immédiatement l’ambiance étrange qui règne dans ce petit bled frappé par une vague de meurtres violents. L’auteur de « Strangers in Paradise » poursuit cette intrigue prenante qui joue pleinement la carte du mystère et abandonnait le lecteur sans trop de réponses en fin de tome précédent. Heureusement, ce second volet lève le voile sur plusieurs zones d’ombre. Au fil des révélations, cette histoire qui se contentait jusque-là de ressusciter les morts prend une dimension plus ésotérique. Sorcières et démons viennent en effet se mêler à cette histoire de vengeance qui met en avant des personnages féminins.

Dans ce tome, ce sont Rachel et Jet qui partent à la recherche de la petite fille qui était avec elles lors de l’accident de voiture qui concluait le tome précédent. Outre le quatuor de femmes qui se trouve au centre du récit et quelques habitants qui dissimulent parfois de sombres secrets, l’auteur s’attarde également sur Karl, le croque-mort chargé de s’occuper du corps de Jet après l’accident. Cette scène démontre une nouvelle fois toute la capacité de Terry Moore à brosser le portrait de personnages attachants à l’aide de dialogues d’une grande justesse.

Visuellement, la sobriété et l’esthétisme du dessin noir et blanc de Terry Moore tranche avec la violence et la noirceur du scénario. Ce graphisme qui se passe régulièrement de texte contribue cependant à plonger l’ensemble dans une atmosphère étrange et envoûtante qui colle parfaitement au récit.