Archive for the Comics Category

Robert Kirkman, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano – Walking Dead, Vainqueurs (Tome 28)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Contrebande, Delcourt, Robert Kirkman, Séries, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 16 février 2018 by Yvan

Confrontation avec les Chuchoteurs !

Robert Kirkman, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano - Walking Dead, Vainqueurs (Tome 28)Depuis l’introduction des Chuchoteurs, ces étranges individus qui se cachent sous un masque de chairs pour passer inaperçu aux yeux des vrais morts-vivants, il ne faisait aucun doute que la saga allait se diriger vers une confrontation entre la communauté de Rick Grimes et ce groupe qui ne cherche pas à reconstruire l’ancien monde, mais qui souhaite au contraire vivre en harmonie avec les morts-vivants. En utilisant et en se mêlant aux hordes de zombies, les Chuchoteurs insufflaient une nouveauté bienvenue à la menace des morts-vivants, obligeant la communauté de Rick à imaginer des nouvelles stratégies de combat afin de venir à bout de ce nouvel ennemi.

La gigantesque vague de morts-vivants qui se dirige en direction d’Alexandria semble cependant difficile à éviter et cela, malgré les tentatives qui visent à faire dévier cette horde sans précédent vers la mer. L’affrontement est donc inévitable et les brèches qui se forment, ne se situent pas uniquement à hauteur de la porte d’entrée de la ville, mais également au niveau de l’unité de cette communauté. L’heure de l’entraide a donc sonné, mais également celle des coups bas, dévoilant au passage la véritable nature de certains personnages.

Ce tome est d’ailleurs marqué par une disparition d’envergure, qui assène un nouvel uppercut à Rick Grimes. Depuis le décès de Glenn, lors du dix-septième tome, la saga n’avait plus connu d’adieux aussi douloureux. Si le lecteur vit cet évènement tragique en compagnie des personnages, il a également droit à quelques révélations surprenantes de la part d’un Negan qui vole à nouveau la vedette aux autres protagonistes durant de nombreux passages.

À la fin de ce tome, le calme semble revenu après la tempête, mais nul ne doute que Robert Kirkman ne compte pas en rester là et qu’il nous concocte encore quelques menaces intéressantes, dont le mystérieux interlocuteur contacté via la radio d’Eugène Porter…

Visuellement, Charlie Adlard se fait aider par Stefano Gaudiano à l’encrage depuis plusieurs tomes et le duo continue de se montrer particulièrement efficace. Une collaboration fortement saluée car elle permet d’augmenter le rythme de production sans nuire à la qualité de l’ensemble.

Une valeur fixe dans mon Top comics de l’année !

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Jeff Lemire et Andrea Sorrentino – Old Man Logan, Folie furieuse

Posted in Comics, Marvel Now, Panini, Séries, Wolverine, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags , on 26 janvier 2018 by Yvan

Old Man Logan reprend du service !

Jeff Lemire et Andrea Sorrentino - Old Man Logan, Folie furieuseJe lis beaucoup moins de bandes dessinées et de comics qu’avant, mais il y a certains titres qu’il est difficile de laisser passer sans sauter dessus. En étant non seulement écrite par l’excellent Jeff Lemire et en reprenant de surcroît le personnage principal de l’incontournable « Old Man Logan » de Mark Millar et Steve McNiven, cette nouvelle saga devait inévitablement finir entre mes mains.

Cette série imaginée par Jeff Lemire et dessinée par Andrea Sorrentino, se situe donc après l’épisode de Secret Wars signé Brian Michael Bendis et Andrea Sorrentino, qui avait permis au vieux Wolverine de Mark Millar de s’immiscer dans l’univers Marvel actuel. Le duo qui avait déjà étalé tout son talent lors du relaunch de « Green Arrow », fait une nouvelle fois mouche en invitant à suivre les premiers pas de ce vieux Logan désabusé, qui se retrouve à poil dans les rues de New York, ne comprenant pas trop où il a atterri, mais se rendant vite compte que son futur n’a pas encore eu lieu. Il décide donc fort logiquement de tout mettre en œuvre afin d’éviter que ce monde ne connaisse les mêmes désastres que le sien. Afin d’empêcher que ce futur n’arrive et de sauver sa femme et ses enfants d’une mort certaine, il décide d’assassiner un vilain de seconde zone appelé le Butcher, ainsi que Bruce Banner, Mysterio et Crâne Rouge. Tout un programme !

Le premier point fort de cette saga est de retrouver un héros torturé et affaibli par les années, mais déterminé à changer ce futur où il a perdu ceux qui lui sont chers. L’autre point fort est le talent d’un Jeff Lemire, capable de nous plonger dans les pensées les plus sombres de son personnage, renforçant ses émotions à coups de flash-backs montrant les horreurs qu’il a subies. De plus, Andrea Sorrentino, qui avait déjà œuvré avec Jeff Lemire sur « Green Arrow » et qui avait déjà mis l’épisode de Secret Wars en images, livre à nouveau une excellente prestation, notamment au niveau du découpage.

Un album qui mérite donc une petite place dans mon Top comics de l’année !

Jeff Lemire et Dustin Nguyen – Descender, Singularités (Tome 3)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 6 octobre 2017 by Yvan

Retour sur les personnages !

Jeff Lemire et Dustin Nguyen - Descender, Singularités (Tome 3)Le troisième volet de ce récit de science-fiction, imaginé par Jeff Lemire (Sweet Tooth, Jack Joseph soudeur sous-marin, Trillium, Essex County) et admirablement mis en images par Dustin Nguyen (Batman Little Gotham), est un tome de transition qui invite à revenir sur le passé de plusieurs personnages.

Pour rappel, « Descender » se déroule dans un lointain future où des robots gigantesques ont simultanément attaqué chacune des neuf planètes majeures constituant le Conglomérat Galactique Unifiée (CGU), provoquant des milliards de morts à travers la galaxie, avant de disparaître aussi mystérieusement qu’ils étaient apparus. Dix ans plus tard, tandis que les gens vivent dans la peur d’une nouvelle attaque et que les êtres mécaniques sont devenus persona non grata au sein d’un univers qui se remet encore péniblement du traumatisme causé par ce massacre sans précédent, Tim-21, un petit robot à l’apparence enfantine, reprend conscience sur une colonie minière éloignée. Son réveil ne manque cependant pas d’attirer l’attention car il pourrait bien être la clé permettant d’expliquer l’origine des « Moissonneurs »…

Après deux tomes à la poursuite de ce petit humanoïde qui dissimule dans ses circuits imprimés un secret convoité par tous et qui représente l’espoir de tout un univers face à la menace latente des titans de métal et un cliff-hanger de taille proposant un face-à-face entre Tim-21 et Tim-22, les auteurs proposent plusieurs histoires courtes dédiées aux différents personnages de cette saga. À coups de flash-backs, Jeff Lemire invite ainsi à découvrir les itinéraires de Tim-22, Telsa Nagoki, Andy, Effie, Bandit et Foreur.

Même si l’intrigue reste quasiment au point mort, au fil de ces one-shots, les protagonistes gagnent en épaisseur. En brossant leurs parcours respectifs, Jeff Lemire lève non seulement le voile sur leurs motivations, mais montre également l’impact qu’a eu l’arrivée des Moissonneurs sur leurs vies. Le travail de Jeff Lemire sur les différents personnages est une nouvelle fois exceptionnel. Si le personnage principal, conçu pour servir d’ami aux plus jeunes, est bluffant d’humanité et particulièrement attachant, les autres personnages ne sont dorénavant plus en reste, emmenés par un Foreur dont le récit est extrêmement touchant.

Cette histoire qui aborde la coexistence entre les humains et les créatures à intelligence artificielle se nourrit certes des classiques du genre, mais parvient néanmoins à installer une ambiance unique grâce au travail de Dustin Nguyen. Son trait fin et ses couleurs appliquées à l’aquarelle permettent d’offrir des planches de toute beauté, avec des teintes douces qui contrastent brillamment avec la violence du monde dépeint par son acolyte. Du grand art !

Une excellente série qui mérite une petite place dans mon Top comics de l’année !

Greg Rucka et Nicola Scott – Wonder Woman Rebirth, Année Un

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, DC Rebirth, Greg Rucka, Séries, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags on 29 septembre 2017 by Yvan

Enième revisite des origines !

Greg Rucka et Nicola Scott - Wonder Woman Rebirth, Année UnAprès le « Wonder Woman Terre-un » par Grant Morisson et le « Wonder Woman Dieux et Mortels » par George Perez, la célèbre Amazone a inévitablement droit à son propre titre sous l’ère Rebirth. Le scénario de cette nouvelle saga est confié à Greg Rucka, un scénariste de renom qui a l’avantage de déjà bien connaître le personnage de Diana. Afin de pouvoir tenir le rythme infligé par la publication bi-mensuelle aux Etats-Unis, la série de Rucka développe deux arcs en parallèle. En toute logique, mais à l’inverse de la publication US, Urban Comics a choisi de d’abord publier les épisodes pairs #2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, qui revisitent les origines du personnage. Ils offrent ainsi une porte d’entrée idéale aux néophytes qui désirent découvrir les aventures de la belle Amazone en vue de l’adaptation cinématographique qui vient de voir le jour.

Cette revisite des origines par Greg Rucka et Nicola Scott se focalise sur la première rencontre entre Diana et l’américain Steve Trevor. Ce dernier se retrouve sur l’île de Themyscira suite à un crash d’avion et le lecteur découvre progressivement pourquoi Diana raccompagne le militaire chez lui, dans le monde extérieur où vivent également des hommes… et des terroristes.

L’héroïne présentée par Greg Rucka n’est pas encore l’icône que l’on connaît tous, mais une femme candide et légèrement naïve, qui doit encore découvrir ses pouvoirs, ainsi que les ficelles de notre monde. L’auteur dépeint donc une héroïne particulièrement attachante et insuffle également une pointe d’humour lors de son exploration de notre monde. Si le tome est assez bavard, il n’est cependant pas dénué d’action et, en opposant une menace terroriste à notre héroïne, il aborde un sujet malheureusement d’actualité. Le développement du personnage de Barbara Minerva, qui a droit à un chapitre entier, est également très intéressant car cette chercheuse qui a consacré sa vie à la recherche des Amazones contribue à entretenir l’aspect mythologique du personnage.

Visuellement, le dessin réaliste de la dessinatrice australienne Nicola Scott est particulièrement esthétique, le tout rehaussé par la colorisation soignée de Romulo Fajardo Jr. L’interlude consacré à Barbara Minerva et illustré par Bilquis Evely est également de bonne facture.

Bref, rien de spectaculaire ou de particulièrement original, mais une énième histoire d’origines d’excellente facture, qui constitue une porte d’entrée idéale pour les néophytes, tout en sachant plaire aux fans de la belle Amazone.

Jason Aaron et R.M. Guéra – The Goddamned, Avant le Déluge

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Jason Aaron, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 20 septembre 2017 by Yvan

La Genèse selon Aaron !

Jason Aaron et R.M. Guéra - The Goddamned, Avant le DélugeAvec ce nouveau titre, le trio de « Scalped », Jason Aaron (scénario), R.M. Guéra (dessin) et Giulia Brusco (colorisation), s’amuse à revisiter l’histoire de Caïn.

Le damné de Dieu dont il est question est en effet le fils d’Adam et Ève, celui qui fût condamné par Dieu à assister à la déchéance de l’Humanité jusqu’à la fin des temps pour avoir tué son frère Abel. Ce comics délicieusement irrévérencieux s’ouvre donc en compagnie du célèbre immortel, couvert d’excréments, au moment où il émerge d’une fosse à purin alors qu’il se fait uriner dessus par un gamin manchot. Vous aurez donc immédiatement compris que l’ami Jason Aaron ne compte pas faire dans la dentelle lors de ce récit à l’ambiance post-apocalyptique.

L’histoire se déroule 1600 ans après l’Eden, dans un monde barbare, impitoyable et violent, que notre anti-héros arpente à la recherche de ce qui pourra enfin le tuer. Tout n’est que désolation au sein de cet univers glauque condamné au Déluge et même l’ami Noé, chargé de sauver toutes les espèces de la noyade divine, est dépeint comme une véritable ordure.

Si cette relecture de la Genèse parvient à plonger le lecteur dans un monde aussi sombre que prenant, R.M. Guera et Giulia Brusco n’y sont pas étrangers. Le trait crasseux du yougoslave et la colorisation adéquate de sa collaboratrice attitrée contribuent en effet à plonger le lecteur dans un univers dénué d’espoir, tout en proposant des personnages repoussants et sans pitié, au sein d’une histoire certes connue, mais revisitée de main de maître par le trio de « Scalped ».

Yeah !!! Jason Aaron rules !!!

Retrouvez d’ailleurs cet album dans mon Top Comics de l’année !

Ils en parlent également: Le Bibliocosme

 

Brian Michael Bendis et Stuart Immonen – Ultimate Spider-Man, La guerre des symbiotes (Tome 11)

Posted in BANDES DESSINÉES, Brian M Bendis, Comics, Deluxe, Intégrales, Panini, Spider-Man, [Avec super-héros], [DL 2017] with tags on 25 août 2017 by Yvan

Le tome des résurrections !

Brian Michael Bendis et Stuart Immonen – Ultimate Spider-Man, La guerre des symbiotes (Tome 11)Le onzième tome de cette version modernisée de l’univers de Spider-Man, proposant une approche plus contemporaine et plus « Teenage », visant à conquérir un jeune public parfois rebuté par quarante ans de continuité, reprend les épisodes #118 à #128 d’Ultimate Spider-Man.

La première moitié de cette intégrale s’intéresse au quotidien et aux amis de Peter Parker. De l’arrivée de Johnny Storm dans la classe de Peter à l’apparition d’étranges pouvoirs chez sa camarade de classe Liz Allen, en passant par Kenny qui a percé l’identité secrète de Spider-Man, la vie de tous les jours n’est pas forcément de tout repos pour notre héros. Si Bendis propose un récit léger, frais et bourré d’humour, il démontre surtout sa capacité à dépeindre les problèmes d’adolescents, ainsi que son talent à produire des dialogues particulièrement réalistes et ciselés. Cette première moitié d’album n’est cependant pas dénuée d’action car, outre la présence de Johnny Storm, de Spidey, de Kitty Pryde et d’Ice Man, l’histoire est également marquée par une intervention de Magneto… ce qui va toujours de pair avec pas mal de casse.

La deuxième partie de l’album est surtout marquée par le retour d’Eddie Brock… et de Venom. Si le costume noir d’Eddie n’est pas d’origine extra-terrestre dans cet univers, il est cependant la convoitise de nombreuses personnes… pas forcément toujours bien intentionnées. Cette guerre des symbiotes est beaucoup plus porté par l’action que la première moitié de l’album, notamment grâce à un combat épique impliquant Spider-Man, Nick Fury, Captain America, Venom, Carnage et Thor.

Bref, cet album se situe dans la lignée des précédents, avec un Spider-Man toujours très teenager et un récit extrêmement fun. Bendis multiplie par contre les allers-retours dans le temps, ce qui a parfois tendance à perdre le lecteur. Quant à ceux qui n’apprécient pas les résurrections de personnages, ils risquent d’avoir beaucoup de mal à digérer cette fin d’album qui prouve une nouvelle fois que, même dans l’univers Ultimate, les personnages ont du mal à demeurer mort au sein des comics.

Visuellement, Stuart Immonen s’en sort de nouveau haut la main, en s’adaptant toujours assez bien au style de Bagley, qui a laissé sa place il y a déjà deux tomes après avoir dessiné plus de cents numéros.

Bref, encore un bon tome, mêlant action et développement psychologique de Spidey et de ses proches, mais ressuscitant peut-être un peu trop de personnages.

Brian K. Vaughan et Fiona Staples – Saga (Tome 7)

Posted in BANDES DESSINÉES, Comics, Séries, Urban Comics, Urban Indies, [DL 2017], [En cours], [Sans super-héros] with tags , on 18 août 2017 by Yvan

Pit-stop forcé sur Phang !

Brian K. Vaughan et Fiona Staples - Saga (Tome 7)Cette excellente série imaginée par Brian K. Vaughan (Y, le dernier homme, Pride of Baghdad ou Ex Machina) se poursuit avec un septième volet qui reprend les épisodes #37 à #42 de ce space opéra familial particulièrement jubilatoire.

Pour rappel, Saga invite à suivre les déboires d’un couple d’amoureux, issus de planètes ennemies et en guerre perpétuelle. Marko, notre Roméo cornu originaire de la planète Couronne, tente donc de faire sa vie en compagnie d’Alana, sa Juliette ailée issue de Continent. Au centre des débats (et à la narration), le lecteur retrouve bien évidemment la petite Hazel, fruit de leur amour interdit. Cette progéniture, issue de deux espèces qui sont en guerre depuis la nuit des temps, n’est cependant pas vue d’un bon œil par les peuples respectifs et se retrouve du coup pourchassée dès sa première bouffée d’air. La vie de couple n’est déjà pas un long fleuve tranquille, mais quand on est pourchassé par les pires tueurs professionnels de la galaxie, que la baby-sitter est un fantôme et que la poisse semble vous coller à la peau… il faut être sacrément balèze pour que l’amour survive !

Après avoir délivré leur fille d’une prison de la planète Continent, Marko et Alana prennent la fuite à bord de leur fusée, accompagnés de Pétrichor, la transsexuelle cornue, d’Izabel, la baby-sitter fantomatique, et de l’ex-Prince Robot IV, toujours à la recherche de son fils. Tout ce beau monde est cependant contraint de faire escale sur Phang, une comète cosmopolite transformée en champ de bataille suite à la guerre éternelle entre les deux planètes ennemies.

Si l’auteur recentre son récit autour de la cellule familiale, notamment en abordant la grossesse d’Alana, en parallèle, il poursuit également la quête de nombreux personnages secondaires. Si le lecteur retrouve avec grand plaisir certains personnages, tels que le tueur à gages nommé Testament ou le Chat Mensonge, il a également droit à quelques nouveaux venus, dont cette famille de marsupiaux particulièrement attachants. Outre des personnages toujours extrêmement humains (malgré une apparence parfois surprenante), l’auteur livre à nouveau une véritable petite pépite au niveau de la caractérisation. En multipliant les planètes et les espèces, il offre une lecture très diversifiée et une galerie de personnages extrêmement riche et parfaitement exploitée, qui s’étend au fil des tomes. Brian K. Vaughan démontre également une nouvelle fois sa capacité à composer des groupes de personnages assez improbables et de saupoudrer le tout de dialogues croustillants au possible.

Si cet ovni mélange avec brio space opéra, romance, chronique familiale, géo-politique, comédie, aventure, sexe, horreur, violence, chasse à l’homme, drame, action, science-fiction et magie, l’une des grandes forces du récit sont en effet les dialogues. Ceux-ci sont une nouvelle fois d’un naturel extraordinaire et débordent d’humour. Le choix d’Hazel, dorénavant âgée de cinq ans et pourvue d’ailes et de cornes, en tant que narratrice du récit fonctionne également toujours à merveille, surtout que cette dernière revient sur les événements avec un certain recul et beaucoup de cynisme. Ajoutez à cela un character-design impressionnant, un univers débordant d’inventivité et la capacité de Vaughan d’aborder énormément de thèmes sensibles en toute décontraction, sans alourdir le récit, et vous obtenez une véritable tuerie qui gère de surcroît l’art du cliffhanger avec énormément de maestria.

Visuellement, le graphisme de Fiona Staples continue de fonctionner à merveille. La dessinatrice canadienne donne non seulement vie à des créatures loufoques au look très réussi, mais parvient surtout à mettre les délires du scénariste en images avec beaucoup de savoir-faire et d’esthétisme. À l’aide d’une colorisation qui accompagne toujours parfaitement le ton du récit, elle contribue aussi à installer une ambiance toujours adéquate. Elle offre également un découpage efficace qui rend la lecture très fluide et qui incite à tourner les pages à grande vitesse. Notons également la présence de quelques images choc, qui risquent de vous faire froisser les sourcils ou de vous faire sourire.

Ils en parlent également : Dionysos