Archive for the Batman Category

Tom King et David Finch – Batman Rebirth, Mon nom est Gotham

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, DC Rebirth, Séries, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags on 12 juillet 2017 by Yvan

De la concurrence pour sauver Gotham !

Tom King et David Finch - Batman Rebirth, Mon nom est GothamCe premier tome de la série « Batman Rebirth » marque le début d’un nouveau cycle pour le Dark Knight. En 2011, après le crossover « Flashpoint », DC Comics avait procédé à la remise à zéro des cinquante-deux séries de l’univers DC, baptisée « The New 52 ». En nommant ce reboot « DC Renaissance », Urban Comics s’est un peu tiré dans le pied car voilà que cinq ans plus tard, DC Comics décide de mettre fin à l’ère des New 52 en proposant un nouveau relaunch baptisé… eh oui… « DC Rebirth ». Pas de bol et une collection qui se nommera donc également « DC Rebirth » en français.

J’étais grand fan du début des New 52, suivant presque chacune des séries proposées, mais il faut bien avouer que l’ensemble commençait à s’essouffler et qu’à part « Batman » de Scott Snyder, je ne suivais finalement plus grand-chose. J’étais donc impatient de m’attaquer à ce relaunch chapeauté par Geoff Johns, qui choisit comme point de départ l’événement Flashpoint, à l’origine des New 52. Pour ce faire, il ramène Wally West, que l’on croyait disparu depuis le Flashpoint. Prisonnier de la Force Véloce, le héros oublié de tous cherche à contacter ses anciens amis et à les prévenir que c’est un être incroyablement puissant, et mystérieux, qui est à l’origine de l’amnésie générale qui empêche quiconque de se souvenir de Wally West, qui a volé dix années à nos héros et qui a initié le reboot New 52. Bien vu, car Geoff Johns ne fait donc pas table rase du passé, comme cela avait été le cas avec les New 52, mais construit sur ce qui a été fait par le passé, sans remettre les compteurs à zéro.

Ce premier tome du relaunch de Batman contient l’épisode Batman Rebirth #1, également repris dans la brique « DC Universe Rebirth » de près de 600 pages édité par Urban Comics (qui faisait un peu office de catalogue pour ce reboot), ainsi que les six premiers épisodes de la nouvelle saga. Après le long run de Scott Snyder, dont on retiendra surtout les débuts, c’est désormais au tour de Tom King (« Vision »), de prendre les rênes des nouvelles aventures de Batman.

L’épisode « Rebirth » permet donc tout d’abord de relire cette histoire où Batman affronte « Almanach », accompagné de son nouvel acolyte : Duke Thomas. Une fois cette mise en bouche terminée, alors que le nouveau side-kick du Chevalier Noir n’est pas encore véritablement installé, Tom King surprend le lecteur en introduisant deux nouveaux super-héros dotés de pouvoirs identiques à ceux de Superman. L’idée n’est pas mauvaise car les dénommés « Gotham » et « Gotham Girl » ne sont ni des nouveaux side-kicks, ni des nouveaux ennemis du Dark Knight, étant donné que ceux-ci sont plus forts que Batman et qu’ils ont également décidé de protéger la ville de Gotham. Il est donc intéressant de découvrir la position de Batman face à cette concurrence totalement inattendue. Le récit manque malheureusement de profondeur et privilégie de l’action pas toujours crédible (Batman chevauchant un Boeing 747, non mais franchement). J’ai par contre bien aimé l’humour insufflé par Tom King, notamment à travers les personnages d’Alfred et de Gordon. L’intrigue impliquant Amanda Waller et sa Suicide Squad est par contre assez mal exploitée.

Si prendre la succession de Scott Snyder ne doit pas être aisé, remplacer Greg Capullo aux dessins n’est pas non plus une mince affaire. Mikel Janin, David Finch et Ivan Reis s’en sortent néanmoins haut la main. Le premier livre de beaux dessins et un découpage intéressant lors de l’intro, tandis que je suis assez fan du style du second, qui est d’ailleurs un habitué de l’univers de Batman.

Bref, un récit divertissant, des bonnes idées au niveau du scénario et des excellentes prestations au niveau du dessin, mais rien d’inoubliable. Encore faudra-t-il pouvoir résister au titre assez alléchant du tome suivant : « Mon nom est Suicide » !

Ils en parlent également: Yaneck

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Geoff Johns – DC universe Rebirth

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, DC Rebirth, Geoff Johns, Séries, Superman, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2017], [En cours] with tags on 3 juillet 2017 by Yvan

Le catalogue alléchant de DC Rebirth !

Geoff Johns - DC universe RebirthEn 2011, après le crossover « Flashpoint », DC Comics avait procédé à la remise à zéro des cinquante-deux séries de l’univers DC, baptisée « The New 52 ». En nommant ce reboot « DC Renaissance », Urban Comics s’est un peu tiré dans le pied car voilà que cinq ans plus tard, DC Comics décide de mettre fin à l’ère des New 52 en proposant un nouveau relaunch baptisé… eh oui… « DC Rebirth ». Pas de bol et une collection qui se nommera donc également « DC Rebirth » en français.

J’étais grand fan du début des New 52, suivant presque chacune des séries proposées, mais il faut bien avouer que l’ensemble commençait à s’essouffler et qu’à part « Batman », je ne suivais finalement plus grand-chose. J’étais donc impatient de m’attaquer à ce relaunch chapeauté par Geoff Johns, qui choisit comme point de départ l’événement Flashpoint, à l’origine des New 52. Pour ce faire, il ramène Wally West, que l’on croyait disparu depuis le Flashpoint. Prisonnier de la Force Véloce, le héros oublié de tous cherche à contacter ses anciens amis et à les prévenir que c’est un être incroyablement puissant, et mystérieux, qui est à l’origine de l’amnésie générale qui empêche quiconque de se souvenir de Wally West, qui a volé dix années à nos héros et qui a initié le reboot New 52. Bien vu, car Geoff Johns ne fait donc pas table rase du passé, comme cela avait été le cas avec les New 52, mais construit sur ce qui a été fait par le passé, sans remettre les compteurs à zéro.

Cette belle brique de près de 600 pages débute donc par le titre phare « DC Universe Rebirth », signé Geoff Johns, qui marque le début du relaunch et distille déjà quelques pistes intéressantes pour la suite, notamment ce smiley retrouvé par Batman, qui risque certes de faire froncer de nombreux sourcils, mais qui me donne personnellement envie de découvrir la suite au plus vite. N’empêche qu’il fallait oser le faire…

Cet album ne contient cependant pas uniquement ce récit introductif également disponible en kiosque à un prix beaucoup plus réduit, mais également les épisodes « Rebirth #1 » de chacune des 22 séries de l’éditeur. Le lecteur a donc droit à The Flash Rebirth #1, Titans Rebirth #1, Superman Rebirth #1, Justice League #52, Justice League Rebirth #1, Hal Jordan and the Green Lantern Corps Rebirth #1, Green Lanterns Rebirth #1, Wonder Woman Rebirth #1, Aquaman Rebirth #1, Cyborg Rebirth #1, Green Arrow Rebirth #1, Suicide Squad Rebirth #1, Deathstroke Rebirth #1, The Hellblazer Rebirth #1, Batman Rebirth #1, Nightwing Rebirth #1, Batman Beyond Rebirth #1, Red Hood and the Outlaws Rebirth #1, Batgirl and the Birds of Prey Rebirth #1, Supergirl Rebirth #1, Blue Beetle Rebirth #1, Teen Titans Rebirth #1.

Alors, on peut évidemment se dire que chacun de ces épisodes sera également repris dans le premier tome de chacune des séries et que cet album fait donc surtout office de catalogue payant, mais personnellement, je suis assez fan de l’approche. D’un côté cela m’a donné envie de suivre des titres qui semblent prometteurs, mais que je n’aurais probablement jamais lu autrement, tel que « Teen Titans ». D’autre part, il y a certains titres que j’aurais probablement acheté, tel que « Supergirl », mais que je compte probablement délaisser suite à un tome d’introduction peu alléchant. Bref, je me suis fait une bonne idée des sagas que je compte suivre par la suite… et le portefeuille risque à nouveau de souffrir.

Soulignons également que cet album constitue une porte d’entrée idéale à tous les néophytes qui souhaitant se lancer dans l’univers DC. Chaque titre débute en effet par texte qui résume les principales évolutions de chaque personnage, tout en faisant le lien avec le reboot précédent.

Ils en parlent également : Yaneck

Scott Snyder et Greg Capullo – Batman, La relève – 2ème partie (Tome 9)

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, DC Renaissance, Séries, Scott Snyder, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2016], [Terminées] with tags on 7 avril 2017 by Yvan

La fin du relaunch New 52 !

Scott Snyder et Greg Capullo – Batman, La relève – 2ème partie (Tome 9)Ce tome qui reprend les épisodes #46 à #52 propose non seulement la conclusion du diptyque intitulé « La Relève », mais conclut également le run de Scott Snyder et Greg Capullo sur le cycle New 52… en attendant le prochain relaunch : Rebirth !

Pour rappel, Scott Snyder avait fait très fort lors du tome précédent en proposant un Bruce Wayne amnésique et un James Gordon au look surprenant en tant que nouveau Batman, dans une armure qui ressemblait plus à un grand lapin qu’à une chauve-souris. Malgré ce postulat de départ totalement casse-gueule, Snyder parvenait à s’en sortir grâce à une bonne dose d’autodérision et d’autocritique concernant ses choix. Il abandonnait ensuite Gotham City et son nouveau Batman face à une nouvelle menace nommée Mr Bloom en fin de tome précédent.

Lors de cette conclusion, la menace de Mr Bloom et de ses mystérieuses graines s’accentue encore un peu plus, plongeant Gotham City une nouvelle fois dans le chaos le plus total. Alors que je suis plutôt fan de récits réalistes où Batman se « cantonne » à un travail de détective, Snyder se dirige vers un affrontement (exagéré) entre les créatures de plus en plus gigantesques de Mr Bloom et une armée de Bat-Robots qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Puis, comme il doit revenir à la case départ avant le prochain relaunch, il utilise une machine à cloner, inventée par Bruce Wayne, pour effectuer une sorte de reboot de son Bruce Wayne amnésique qui redevient forcément Batman avant la fin. Bon, malgré des pirouettes scénaristiques un peu capillo-tractées et un récit qui manque de réalisme, Snyder ne s’en sort finalement pas trop mal et livre quelques bonnes surprises (notamment la découverte du jeune Duke devenu Robin), ainsi qu’une conclusion qui se dévore avec grand plaisir. Puis, visuellement, il y a toujours la joie de retrouver Greg Capullo au graphisme, même si ce dernier est secondé par Yannick Paquette lors de quelques planches et remplacé par Riley Rossmo lors de l’épisode #52, d’ailleurs scénarisé par James Tynion IV, lors duquel Batman affronte Trompe-l’œil dans le but de récupérer un cahier qu’il avait rédigé étant enfant.

Bref, un très bon run signé Scott Snyder et Greg Capullo qui mérite d’être lu et dont on retiendra surtout les débuts et la fameuse Cour des Hiboux.

Ils en parlent également : Yaneck

 

 

Frank Milller, Brian Azzarello et John Romita Jr. – Batman, Dark Knight The Last Crusade

Posted in Batman, Brian Azzarello, Comics, DC Essentiels, Frank Miller, One-shots, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2017] with tags on 24 février 2017 by Yvan

Prélude frustrant au cultissime Dark Knight Returns !

Frank Milller, Brian Azzarello et John Romita Jr. – Batman, Dark Knight The Last CrusadeQuand on entre dans une librairie et qu’on repère un album de Batman affichant Frank Milller et Brian Azzarello au scénario et John Romita Jr. au dessin, on ressort forcément avec.

Ce récit imaginé par l’auteur de « Sin City » plonge le lecteur dans une ville de Gotham toujours mise à mal par ses vilains les plus redoutables. Si Batman fait de son mieux pour déjouer les plans du Joker, de Poison Ivy et de Killer Croc, il se fait néanmoins de plus en plus vieux. Moins résistant et plus aussi vif que dans le temps, il devient plus vulnérable qu’avant et commence à évoquer sa retraite avec Alfred et Selina Kyle. Surtout que Jason Todd, le nouveau Robin, a toutes les qualités pour devenir son successeur…

« Dark Knight The Last Crusade » aborde donc le thème de la succession en compagnie d’un Batman quadragénaire au bout du rouleau, qui a pris sous son aile un side-kick aussi doué que fougueux. Cette histoire, qui forme un prélude au cultissime « Dark Knight Returns », plonge le lecteur dans les pensées d’un Dark Knight vieillissant, comme Frank Miller sait si bien le faire. Le seul point négatif est que ce récit, qui fait inévitablement écho à « Un deuil dans la Famille », ne fait même pas soixante pages et que la fin, très abrupte, risque d’abandonner beaucoup de lecteurs sur leur faim.

Heureusement, visuellement, plus de vingt ans après sa collaboration avec Frank Miller sur l’incontournable « Daredevil: Man Without Fear », on a droit à un John Romita Jr. en grande forme. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé son travail sur l’apparence du Joker et de Killer croc. De plus, afin de compenser la brièveté du récit, Urban Comics propose l’intégralité de la version crayonnée en deuxième moitié d’album, doublant ainsi (un peu artificiellement) le nombre de pages.

Un récit qui est surtout indispensable pour les fans de Batman et qui risque d’abandonner les autres sur leur faim.

Scott Snyder et Greg Capullo – Batman, La relève – 1ère partie (Tome 8)

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, DC Renaissance, Séries, Scott Snyder, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2016], [Terminées] with tags on 2 décembre 2016 by Yvan

Un Batman sans Bat-Mobile et un Jim Gordon sans moustache ?

Scott Snyder et Greg Capullo – Batman, La relève – 1ère partie (Tome 8)L’avant-dernier tome de cette saga scénarisée par Scott Snyder propose la première partie d’un diptyque intitulée « La Relève ».

L’album s’ouvre sur l’épisode #44, écrit par Scott Snyder et Brian Azzarello et dessiné par Jock. Ce flash-back de quelques années s’intéresse à l’enquête d’un Batman toujours « alive and kicking » qui désire retrouver le meurtrier d’un gamin dont le corps est retrouvé dans les marécages. Cette histoire courte fait office d’introduction à ce qui suit car elle permet de faire la connaissance de Mr Bloom et de sa mystérieuse drogue.

Les épisodes suivants (#41 à #43 et #45) sont à nouveau du tandem Scott Snyder et Greg Capullo et se déroulent dans une ville de Gotham City qui pleure son Chevalier Noir depuis sa dernière confrontation avec le Joker. Scott Snyder va donc faire ce que d’autres scénaristes ont déjà fait avant lui lorsque Batman n’est plus là pour défendre Gotham City : il va lui trouver un remplaçant… mais le garçon va faire (un peu trop) fort !

Le choix du commissaire Gordon pour endosser le rôle du Dark Knight est déjà assez surprenant en soi, mais en lui rasant le crâne et la moustache et en le transformant en non-fumeur, l’auteur va probablement un peu trop loin, dénaturant trop le personnage. Puis, il y a l’idée de faire revêtir une armure au nouveau Batman, qui n’est pas neuve non plus, mais franchement, la aussi, au niveau du look, il y avait probablement moyen de faire moins ridicule. Et comme si ce look qui ressemble plus à un grand lapin qu’à une chauve-souris ne suffisait pas, il remplace également la Bat-Mobile par un Bat-Camion totalement risible. Et pour couronner le tout, il va également dénaturer le personnage de Bruce Wayne en le rendant amnésique et dénué de tout sentiment de vengeance. Snyder pousse donc le bouchon trop loin et n’aurait probablement aucune chance de s’en sortir haut la main après un postulat de base pareil… sauf qu’il va lui-même se moquer du look de l’armure et également remettre en question le choix de Gordon… et c’est bien là ce qui le sauve au niveau du scénario.

Bref, on finit donc par avaler la pilule du nouveau Batman et de son armure, mais pour avoir une intrigue il faut également un beau gros vilain. Et là, Snyder va également innover car au lieu de renouveler d’anciens ennemis comme il l’avait fait dans les tomes précédents, il va en imaginer un nouveau : Mr Bloom ! Bon, personnellement, je pense que Poison Ivy aurait parfaitement pu remplir le rôle du super-vilain dans cette histoire, même si la créature végétale de Snyder ne démérite pas.

Si Scott Snyder ose au niveau du scénario et qu’il faudra attendre la conclusion du récit pour se faire une opinion définitive, c’est tout de même toujours un véritable plaisir de retrouver Greg Capullo au graphisme. Notons également la présence du Batman Annual #4 en fin de tome, écrit par James Tynion IV et mis en images par Roge Antonio, qui confronte Batman et ses amis à l’Homme-Mystère, Mister Freeze et Gueule d’Argile, dans un récit sympathique, mais sans plus.

Ils en parlent également : Yaneck

 

 

Geoff Johns et Gary Frank – Batman Terre-Un (Tome 2)

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Comics, DC Deluxe, Geoff Johns, Trilogies, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2016] with tags , on 6 mai 2016 by Yvan

Excellente revisite de l’univers de Batman !

Geoff Johns et Gary Frank - Batman Terre-Un (Tome 2)À l’instar de la collection « Ultimate » de Marvel, ce label « Earth One » (« Terre Un » en français) propose une relecture moderne des super-héros dans un univers très accessible, débarrassé de toute continuité. Mais ce n’est pas tout, car DC Comics profite également de l’occasion pour rompre avec le mode de publication habituel en proposant des histoires complètes de plus de 100 pages au lieu des épisodes mensuels classiques d’une bonne vingtaine de pages. Le concept fonctionne immédiatement et après les deux volumes de Superman (Superman, Earth 1 volume 1 et 2) repris dans l’excellent Superman – Terre Un de Joe Michael Straczynski, se sont maintenant Geoff Johns et Gary Frank qui s’attaquent à cette revisite des origines de Batman dans « Batman Earth One ».

Après un premier volet particulièrement convaincant, j’avais hâte de découvrir la suite de cette relecture moderne des aventures du Dark Knight. Si le tome précédent opposait un Batman encore particulièrement maladroit à Oswald Cobblepot, alias le Pingouin, le Caped Crusader doit maintenant combattre sur plusieurs fronts. Il y a tout d’abord un mystérieux ennemi surnommé le Sphinx, qui multiplie les actes terroristes à Gotham. Il y a également une étrange créature reptilienne (Killer-Croc) qui rôde dans les égouts de la ville. Puis il y a cette corruption, qui n’a visiblement pas disparue avec la mort de l’ancien maire et dont notre héros tente de découvrir la source.

Au niveau du scénario, Geoff Johns livre de l’excellent boulot en proposant des intrigues qui s’imbriquent avec brio, des personnages bien travaillés et des scènes d’action parfaitement rythmées. De plus, le fait de découvrir un Batman totalement inexpérimenté, qui prend encore ses marques en tant que justicier, est particulièrement agréable car cette maladresse le rend non seulement plus vulnérable, mais également très attachant. J’ai également beaucoup aimé les liens qui se tissent au fil des pages avec le commissaire James Gordon.

Outre ce Batman plus humain, le récit propose également des personnages secondaires très fouillés, dont les auteurs se servent avec brio pour bousculer quelque peu l’univers connu du héros. Alfred n’est plus un « simple » majordome ayant fait du théâtre, mais un véritable mentor avec un passé militaire. Il n’est cependant pas le seul à bousculer les codes établis car l’auteur s’amuse à introduire d’autres personnages récurrents de l’univers du Chevalier Noir, tels que Harvey Dent ou Selina Kyle, mais toujours en y apportant une touche personnelle que l’on prend chaque fois grand plaisir à découvrir. Il n’est en effet jamais évident de narrer une histoire connue de tous car on a soit le risque de livrer quelque chose de trop redondant, soit le risque de trop bouleverser l’univers du personnage et de se faire descendre par tous ses fans. Force est de constater que les auteurs s’en sortent plutôt bien et parviennent à livrer quelque chose de différent et d’intéressant.

Visuellement, Gary Frank livre de l’excellent boulot, non seulement au niveau des émotions transmises par les protagonistes, mais également au niveau l’ambiance oppressante et angoissante dégagée par la ville de Gotham.

Vivement le troisième et dernier tome de cette saga qui ravira les fans et les néophytes !

Retrouver d’ailleurs cet album dans mon Top comics de l’année

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Derek Fridolfs et Dustin Nguyen – Little Gotham

Posted in BANDES DESSINÉES, Batman, Catwoman, Comics, DC Deluxe, Intégrales, Urban Comics, [Avec super-héros], [DL 2015] with tags on 25 janvier 2016 by Yvan

Mignon et sympa, mais à petites doses !

Derek Fridolfs et Dustin Nguyen – Little GothamDès la couverture, ce qui attire dans cet album c’est le graphisme de Dustin Nguyen. Durant tout l’album, il s’amuse en effet avec l’univers de Gotham City en reprenant tous les personnages à la sauce « Chibi ». Ce style « Super Deformed » issu du Japon gagne en popularité chez nous et consiste à proposer une version mignonne/enfantine des personnages en les dessinant avec un petit corps et une grosse tête. Outre cette approche caricaturale qui rend chaque personnage immédiatement attachant, il faut également saluer la mise en couleur réalisée à l’aquarelle, qui est tout bonnement somptueuse.

Au niveau du scénario, l’album est découpé en vingt-quatre petits chapitres, tous consacrés à une période de fête ou à un moment particulier de l’année. De Noël à Halloween, en passant par Pâques, Thanksgiving, la Saint-Valentin, la Saint-Patrick, les fêtes des pères et des mères, le Cinco de Mayo, la Fête Nationale, le nouvel an chinois ou encore le Comic-Con de Gotham, Dustin Nguyen ne rate pas une seule occasion du calendrier US pour réunir les personnages de Gotham et proposer une histoire courte sur le sujet.

Passant d’un Pingouin confronté aux dindes de Thanksgiving à un Robin s’attaquant aux gamins déguisés en super-vilains pendant la fête d’Halloween, l’auteur joue pleinement la carte de l’humour, que ce soit à travers des situations cocasses, des vannes bien placées ou des dialogues décalés. L’impertinence liée au personnage de Damian Wayne est à ce titre utilisée de manière très efficace. Malgré cette vision décalée, l’auteur parvient à rester au plus près des différents personnages, offrant ainsi une approche caricaturale particulièrement respectueuse. Les nombreuses références et clins d’œil à la mythologie de l’homme chauve-souris prouvent d’ailleurs qu’il adore l’univers de Batman.

Par contre, ça ne risque pas de plaire à tout le monde. Si vous n’accrochez pas au style graphique « Super Deformed », je vous invite déjà à passer votre chemin. Si, comme moi, vous n’êtes pas friand de récits courts jouant principalement la carte de l’humour et que vous préférez l’univers sombre de Batman, vous aurez du mal avec certains chapitres qui sont moins réussis que d’autres. Personnellement, je suis très fan du graphisme et j’aime assez l’aspect référentiel, mais après trois/quatre chapitres j’ai ma dose. Je suis donc incapable de lire cet album d’un seul coup… chose rare chez moi !

Ils en parlent également : Yaneck